Mise en garde : refroidir dans ce post signifie “décourager”, “ôter l’envie à”.

Pourquoi est-ce que tout le monde se marie ? Pourquoi est-ce que tout le monde tombe enceinte ?

C’e n’est pas de la jalousie, non. C’est juste que j’ai l’impression de ne pas avoir grandi aussi vite que mes amis.

J’ai l’excuse, il est vrai, d’être leur cadette de deux ans au moins.

Hier, j’ai passé un cap.
Hier, c’était le 25 novembre, et j’ai 25 ans, je ne suis pas mariée.
Je suis une Catherinette.

Mais si on considère que mon chéri m’appelle « la femme de ma vie », que je suis sa concubine, je pense jouir d’une énorme compensation.

J’ai des amis mariés depuis un an ou deux, qui me paraissent heureux en ménage, selon l’expression consacrée.

Je connais même des parents (plutôt des amitiés du côté de mon chéri d’ailleurs) ravis de pouponner.

Mais il y a aussi Vivi.

Vivi (meilleure amie n° 1 dans l’ordre chronologique) qui envisage le divorce comme seule issue à cette union malheureuse qui la consume, elle et sa bonne humeur, elle et son optimisme pugnace, elle et son cœur de géante, elle et ses épaules larges et accueillantes. Elle a déclaré forfait dans le match inique qu’elle livre aux jeux de rôles en ligne et à l’indifférence de celui qui est son mari depuis plus de deux ans, je me rappelle, j’étais témoin. Ce mari, qui se montre particulièrement hostile à toute activité de couple (autre que sexuelle…).

Par respect pour elle qui l’aime encore (une sainte cette fille-là), je ne lui crache pas mon venin quand il décroche le téléphone à sa place.
Par respect pour elle encore, je ne le mets pas en face de sa médiocrité quand il se comporte en mufle.

Ce mec est une sous-merde. Je le méprise, je le déteste (et je déteste peu de gens) de rendre mon amie si malheureuse, de faire du mal à quelqu’un d’aussi bon.

J’ai envie e le pulvériser.

¤ Si je faisais un remake de Four Weddings & A Funeral, je n’ai aucun doute quant à son rôle. ¤

Vivi est un cas isolé parmi mes amis.

Venons-en à un sujet qui ne me file pas la rage, mon chéri m’a fait dernièrement une demande déguisée, une sorte de promesse de mariage.

Il bavardait tranquillement sur MSN avec son meilleur ami, que nous appellerons Vunu, un garçon très discret, tellement réservé que j’avais l’impression qu’il voulait s’excuser de respirer trop fort quand je l’ai rencontré.

Vunu a donc appris son mariage prochain à mon chéri qui lui a répondu un truc du genre « c’est fou, tout le monde se marie maintenant, l’année prochaine, c’est toi, après ce sera moi… », et voilà qu’il me redit la teneur de leurs propos en finissant par un sourire.

Mes réactions :
Je suis heureuse, j’ai le cœur qui commence à s’emballer, mais bon, il faut raison garder.
Je me sens bête, il n’est pas en train de me faire une demande, c’est juste une boutade, enfin…
Oui, mais si ça n’en était pas une ? Je doute.
Je me dit qu’il faut lui répondre quelque chose même si il ne s’attend à rien de ma part.

« Ah ouais ? Et avec qui ? Tu comptais m’inviter ? » ai-je dit, ou quelque chose comme ça, en m’efforçant de cacher mon malaise sous un sarcasme maladroit.

« Ben avec toi, t’es bête…3

Mon chéri était déjà certainement passé à un autre sujet, ou il a continué à tchater avec Vunu, mais moi, j’étais restée tétanisée devant cette échéance de 2 ans.

Je pense à la galère que ça a été pour celles de mes amies qui ont préparé leur mariage, je pense à toutes les dépenses occasionnées, je pense à une robe à trouver, je pense à trouver un logement pour tous nos amis, à trouver une date qui ne tombe pas en plein milieu de mes règles… Je m’emballe bien comme il faut, quoi.

Je rumine tout ça pendant une bonne demi-heure, et je sors : « ben non, je ne peux pas me marier avec toi… » (e t je sous-entendais « enfin, pas dans deux ans… »).

Voyant son regard d’incompréhension, je me rattrape in extremis, et le rassure en lui disant que j’ai envie d’économiser avant de partir dans un mariage, chose que je ne peux pas commencer à faire aire sérieusement avant 2006.

Il me dit que oui, il comprend et le sait bien, mais que ça ne voulait pas dire qu’il voulait se marier dans deux ans non plus…

Je pourrais me contenter d’accepter ces propos sans douter de leur sincérité.

Mais je m’en veux.

J’ai terriblement envie de me marier avec lui, de ne plus être sa concubine, mais sa femme, d’accoler son nom au mien.

¤ Et que je n’entende pas de remarque déplaisante sur les femmes qui ne veulent pas abandonner leur nom de jeune fille…j’ai mes raisons de vouloir garder ce nom, l’une des rares choses que cette famille paternelle à la con ne pourra jamais me reprendre. Mais bon, ils sont tellement cons, que parfois, je me dis que je devrais reconsidérer ma position. ¤

2004-11-26 17:32