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Hier soir, j’ai vu Seu Jorge (www.seujorge.com) sur scène au Bataclan.
J’aime bien la musique brésilienne, mais je trouve que la plupart des chansons se ressemblent et j’ai souvent l’impression d’avoir déjà entendu un morceau lorsque je l’écoute pour la première fois. Mais je ne suis pas une experte. Et il y a quand même quelques titres qui resteront uniques pour moi ¤ mes « classiques » comme Aquarella do Brasil, Essa Moça, A Felicidade, le titre Samurai, quelques morceaux de Gilberto Gil, de Caetano Veloso, de Maria Bethânia, Chico Buarque, Carlhinos Brown… ¤
J’ai quand même acheté l’album Cru de Seu Jorge parce que tout le monde en disait du bien, à la télé, dans la rue, chez les disquaires. Il paraissait que c’était différent, le renouveau de la musique brésilienne.
Bon, OK.
Mais, j’avoue que j’ai surtout flashé sur la pochette.
Et le titre. CRU.
Et le nom de l’artiste Seu Jorge. « Ton Georges ».
Il a joué dans le film La Cité de Dieu, mais je ne l’ai pas encore vu.
J’achète le CD.
Je n’ai pas été déçue. Pas d’impression de déjà-entendu. Une explosion de sons purs, sans chichis, une voix douce ou rauque, mais forte et qui déborde d’émotions, colère, amour, respect, folie, tour à tour ou tout ça à la fois.
Je me suis dit : « bon, il passe en concert, dans une petite salle, tu devrais aller voir ce que ça donne. Parce que des fois, sur le skeud, c’est bien et puis après, en live, c’est de la méga-daube » ¤ oui, parfois, je me parle à moi-même en djeuns’ pour me donner l’illusion d’être encore dans la catégorie 12-25 ans, mais j’ai parfois du mal à comprendre mes petits cousins du 93 quand ils s’expriment dans leur sabir imagé. Mais, il faut se rendre à l’évidence : je suis passée dans la classe des 26-35 ans, voire 25-40, et j’aime assez en fait, c’est le moment où on a envie de faire des bébés, l’âge où on veut construire, la période où on continue de croire en ses idéaux de jeunesse mais avec la sagesse des quelques années passées. Ouais, j’aime assez cette classe d’âge. Mais je ne veux pas abandonner le statut de jeune… Pourquoi ? Peut-être parce que quand j’étais ado, on croyait que j’avais l’âge que j’ai maintenant.
Ou alors, je deviens comme ma mère et j’ai peur de vieillir mais c’est une inquiétude un peu précoce.
Bref ! Arrêtons là la digression pseudo-psychanalytique maison. ¤
J’en parle à mon chéri, qui bien qu’il n’ait quasiment jamais rien entendu de l’artiste, me propose spontanément de m’accompagner. ¤ Adorable ce mec ¤
Billets achetés.
Direction le XIème arrondissement de la capitale de la République Française.
Petit sketch sans conséquence d’une frustrée.
Nous avons de bons sièges.
Tout le monde fume ou presque. Mes cheveux vont puer la nicotine ¤ Réflexion artificielle ? Crainte de refaire une de mes bonnes vieilles rhinites allergiques impromptues ? Un peu des deux je suppose. ¤
La première partie était sympa, la chanteuse avait une jolie voix, mais j’avais l’impression de connaître ce qu’elle chantait.
Ensuite, Seu Jorge est apparu, la clope au bec ¤ oh, non, lui aussi ! ¤ Sa longue silhouette de crackoman, sa voix de crooner écorché, son air de bandit pas tout à fait repenti, sa tignasse sauvage qui bouge au son de sa guitare.
Je suis sous le charme.
Seu Jorge est encore mieux en live que sur CD. Son interprétation de Una Mujer/Uma Mulher m’a fait tressaillir et pleurer.
J’ai dansé et ri, j’ai toussé à cause de ma voisine de devant qui fumait cigarette sur cigarette.
J’étais en colère comme Seu Jorge quand il répétait « a Favela é um problema social ».
Je me suis demandé ce qu’il pensait de la politique de Lula.
Les musiciens étaient heureux de jouer de chanter, de se lancer dans des défis de percussions endiablées, de communiquer leur transe au public conquis par la vie qui jaillissait d’eux.
Mathieu « M » Chedid est venu caresser divinement de ses doigts magiques les cordes d’une guitare ensorceleuse sur deux morceaux.
Seu Jorge est revenu après chacun des 4 rappels.
J’ai passé une très bonne soirée ¤ ah, et mon chéri fatigué du week-end aussi ¤.
Je me suis retournée 4 fois sur des voisins de derrière toujours différents à chaque fois. ¤ soit il y a un sacré turn-over dans les places de concert de musique brésilienne, soit les gens sont sacrément incommodés par la puanteur de mes cheveux. Je ne vois que ça. ¤
Des morceaux en écoute sur son site (www.seujorge.com) ou celui de la Favela Chic (http://www.favelachic.com/seu-jorge) en cliquant sur les titres au dos du CD.
2005-02-22 18:13
Mon chéri, habitué à mes éructions verbales sans queue ni tête, me regarde en disant :
- Mais de quoi tu parles encore ?
- Ben de la nana, là. Celle qui parlait des couples mixtes, elle-même, t’as bien vu, c’était une métisse ou en tout cas, elle était métissée.
- Ah, c’était ça ? Elle parlait de couples do…
- Ouais. Laisse tomber, elle était folle. Elle ne mérite pas toute cette réflexion.
- Mais je n’ai pas compris qu’elle te parlait, moi au début. C’est pour ça que j’ai pas trop réagi.
- Si, enfin, elle s’adressait à nous deux. C’est probablement une frustrée des relations domino ¤ NDLR : « domino » signifie « noir-blanc » dans ce contexte ¤
- M’ouais. T’as raison.
- En plus, elle a du nous remarquer avant de descendre du bus parce qu’entre le moment où elle est descendue et le moment où elle a dit ça, elle ne nous a pas regardé. Je sais, je regardais son chien ¤ mon chéri fait la tête de celui qui ne fait presque plus attention aux incohérences de mon discours et à l’incongruité de certaines de mes paroles ¤ je sais qu’elle ne s’est pas retournée pendant ce laps de temps. Elle a du nous observer avant, dans le bus si ça se trouve, et préparer sa petite phrase NON-assassine.
- Mouais, t’as raison. ¤ bon, en vérité, mon chéri ne dit pas souvent « t’as raison », mais c’est mon blog, j’ai le droit de me faire ce petit plaisir en toute mauvaise foi ! ¤ Pfff, laisse tomber, je t’ai dit que pour ces gens-là, c’est direct à l’asile.
Le concert se passe. Très bien.
On rentre en métro.
Je vois cette affiche de la samaritaine pour les listes de mariage. Un couple domino. La fille noire ¤ marron en vrai ¤, le mec blanc ¤ chair en vrai, mais bon, ces dénominations en couleur ont été faites à l’emporte-pièce ou par des daltoniens si vous me demandez mon avis ¤.
Je rigole : « Ca ne marche peut-être pas, mais la Sama en fait une pub en tout cas ! »
Mon chéri regarde.
Ses yeux trahissent l’incompréhension.
- Ben oui, tu sais bien, la folle du bus, avant le concert, là.
- Ben quoi ? Il est où le rapport ?
- Elle a dit : « C’est pas la peine. Les couples mixtes, ça ne marche pas. »
- Ah bon ¤ scandalisé ¤ ! C’est ce qu’elle a dit ?
- Ben oui ! T’avais pas entendu ?
- Non, j’ai cru qu’elle t’avait raconté un truc incohérent ! ¤ Tout s’explique ¤ Si j’avais entendu, je lui aurais répondu un truc. Quelle conne ! J’aurais dit : « ben la zoophilie non plus ça marche pas. »
- Hi hi ! Oh, non, t’es vache ¤ j’avais pensé à le dire, mais c’était rapprocher les relations inter-humains des pratiques zoophiles, alors, j’ai abandonné l’idée ¤
- Ah ! Ca m’énerve, ça ¤ oui, parfois, il se transforme parfois en Bacri ¤ Mais quelle conne ! Et puis de quoi je me mêle. Encore une frustrée ! Putain, ça me met hors de moi ! Elle a eu de la chance que je n’aie pas entendu. Raaaaaah. Vraiment, hein !!
- Que veux-tu faire, mon loup ? Lui parler pour la convaincre de sa bêtise ? Perdre ton temps ? Parfois, ça ne vaut pas la peine. D’autant plus qu’elle est métissée elle-même. Si elle n’est pas convaincue, ben tant pis, elle est perdue je crois.
Mon Loup s’énerve mais ne dit plus rien. Il comprend que ce n’est pas la résignation qui met ces mots dans ma bouche, mais un autre sentiment auquel il choisit de se fier.
C’est tant pis. Mais c’est comme ça.
Je ne pense pas qu’elle ait voulu être méchante. Peut-être était-elle juste déçue d’une relation ratée, une des siennes, celle de ses parents, celle d’amis, je ne saurai sûrement jamais.
Je lui souhaite de trouver le bonheur, quelle que soit sa couleur.
Et peut-être qu’alors, elle ne sera pas perdue.
2005-02-22 18:00
« C’est pas la peine, hein… »
Elle reprend le chien contre son flanc.
« Les couples mixtes, ça ne marche pas » finit-elle.
Etonnée, je la regarde qui s’en va, chien sous le bras, en m’adressant ce sourire qu’ont les gens satisfaits de leur dernière sortie méchante. Je viens de comprendre qu’elle s’adressait à nous, pas à son chien de poche.
Elle s’en va. Jette un dernier regard et ce sourire.
Je lève un sourcil désapprobateur, mais le reste de mon visage se concentre dans une moue qui lui souffle « nous nous aimons, ton conseil n’est pas le bienvenu, et ah, aussi, JE T’EMMERDE ».
Elle détourne la tête.
¤ Je ne sais pas comment j’ai fait pour composer cette figure-là, parce que des bribes de pensée affluaient en désordre à la porte de mon cerveau dans une paralysie. Choquée. ¤
Je n’ai rien dit. Pas un mot. Pas de gaspillage de mot pour elle.
Mon chéri.
Il est là, l’attaque vaut pour lui, pour nous.
Il me parle.
« C’est à toi qu’elle parlait ? »
Je lui réponds que oui.
Je secoue mon chapeau et m’en coiffe.
Il envoie un « faut lui dire que les établissements psychiatriques peuvent accueillir des gens dans son cas ».
Il rigole.
¤ Tiens, il prend la chose avec une bonhomie que je ne lui connais pas dans ces cas-là. ¤
Je lui dit qu’elle est certainement folle ou frustrée.
« Ouais, t’as bien raison. »
Je lui prend le bras avec un zèle calculé.
Nous la dépassons, bras dessus, bras dessous.
Elle ronchonne quelque chose.
Nous n’y prêtons pas attention.
J’y pense encore quelques minutes plus tard, mais bon. C’est bête. Ca ne mérite pas l’attention que j’y accorde.
Mais, évidemment, dans la salle, en attendant le début du concert, je continue à y penser.
Et un « en plus, elle était… Enfin ! » m’échappe.
2005-02-22 17:24
Hier soir.
Nous sommes assis tous les deux au fond du bus. Dans le sens contraire à la marche.
Voilà, c’est notre arrêt.
On se lève.
Je suis contente d’aller assister à ce concert.
Nous sommes arrivés tôt pour choisir de bons sièges.
¤ Oui, des sièges, car nous sommes trop las – trop vieux ? — pour rester dans la fosse, même si, j’en suis persuadée, l’artiste et les musiciens me mettrons le diable au corps dès les premiers accords et obligeront mon chéri à taper du pied en cadence, à pianoter en rythme sur ma paume, signes que son corps et ses oreilles approuvent même si son visage impassible aux grands yeux ne laisse rien transparaître de ses états d’âme. ¤
Sur le marchepied du bus, devant nous, une jeune femme juchée sur des bottes à talons hauts et fins descend les marches avec précaution, son chihuahua en gilet sur l’épaule. Je souris au chien. C’est débile. Mais je ne suis pas à ça près.
¤ Bon, j’explique quand même : ces chiens me font rire à cause des pubs pour la chaîne de fast-food Taco Bell (sorte de McDo à la mexicaine) dont la mascotte est un chihuahua impertinent et hilarant. ¤
Nous lui laissons le temps de sortir. Je me tiens prête à la rattraper si elle glisse ou tombe sur le sol glissant. Elle ou le chihuahua. Avec un peu de chance, il me remerciera à la façon de son célèbre frère : « La prochainé fois, querida, soit plou rapida, et plou douce, j’aurais pou me casser una patte ! ».
Je rigole intérieurement.
Nous sommes sur la terre ferme, tous sains et saufs. A l’arrêt.
Elle pose le chien, arrange son manteau.
Nous, toujours derrière.
J’enroule mon écharpe autour de mon cou, mon chéri m’attend.
Je mets mes gants double couche.
Je regarde le chien et sa maîtresse qui nous tournent tous deux le dos, deux mètres devant.
J’ai cette image de Paris Hilton et son chihuahua Tinkerbell.
J’en suis à cet état de pensée quand…
Tout en remettant son jean dans ses bottes, la jeune femme tourne légèrement la tête vers moi et j’aperçois le visage pour la première fois. Elle plante ses yeux dans les miens et…
à suivre…
2005-02-22 16:25
Queue ceux-là soyent clère : tou le monde peux fer des fôtes.
D’ailleurs nous en faisons tous. Mais tâchons, sur cet espace d’expression, de communication, d’échanges qu’est la blogosphère, de nous faire comprendre.
Merci.
2005-02-22 14:00
Je me souviens que dans une précédente note où je parlais de ma mère, j’évoquais mes petits tiramisus.
Quelqu’un m’avait demandé la recette.
Aujourd’hui, c’est décidé, je la donne.
Vous pouvez la lire ci après ¤ et la réaliser, à vos risques et périls ¤.
Petits ramequins Tiramisu fruité
Ah, petite précision : dans ma famille, on aime bien cuisiner en mettant les proportions comme on veut, comme on le sent. Pour vous, je vais faire un effort et donner des proportions à peu près exactes, mais après, il faut composer avec son propre goût et celui des invités.
Et, je vais faire mon Cyril Lignac, mais il faut goûter quand on cuisine, c’est primordial. Et si on n’est pas certain de son palais, il faut demander à un cobaye consentant de donner son avis sur les saveurs, trop sucré ? pas assez ? manque de caractère ? trop corsé ? ce qui permet de réajuster sa préparation.
N’hésitez pas à faire vos propres expériences, je change à chaque fois d’ingrédients, j’ai même essayé une fois sans battre les blancs en neige, c’était moins mousseux mais bon quand même.
Mes petits tiramisus aux fruits
Recette pas trop dure à réaliser, pas trop coûteuse
Temps de préparation : environ 20 minutes
Temps de repos : entre 30 minutes et 2 heures au frais
Ingrédients pour 6 ramequins (environ 8 cm de diamètre et 5 cm de haut) :
- 2 œufs (je prends de très gros œufs en général)
- 50 g de sucre (roux de préférence)
- 250g de mascarpone (1 gros pot, quoi)
- 100 cl environ de lait de coco (soit les ¾ d’une boîte de lait de coco que je prends allégé pour soulager, en vain, ma conscience)
- environ 18 biscuits à la cuiller (ou des biscuits de Reims pour la couleur et le goût)
- les fruits de votre choix, moi, c’est en fonction de ce que je trouve au marché, mais j’aime bien l’ananas, la pomme, la mangue, la pêche, l’abricot, la cerise, les agrumes, etc. (avec des fruits au sirop en conserve, ça marche aussi, mais c’est moins frais !)
- un citron vert (j’ai bien dit VERT, le citron) pour le jus et le zeste
- un petit verre de jus de fruits (ou le sirop des fruits en conserve)
- cannelle, vanille (ou 1 sachet de sucre vanillé à ajouter au sucre), extrait d’amande amère, poivre si vous avez des fruits rouges, menthe
- du rhum (ou du marsala, ou l’alcool qui vous siéra)
Matériel :
- Des ramequins transparents de préférence pour voir les différentes couches et les couleurs, sinon de petits verres (type petits verres à moutarde) feront l’affaire.
- Un fouet
- Un batteur électrique (c’est mieux pour battre les œufs en neige, mais on peut s’en passer)
- Deux bols (un pour les blancs, un pour le reste de l’appareil)
- Une assiette creuse (pour faire tremper les biscuits)
- Une spatule
- Une cuiller
Préparation :
Je commence par émincer les fruits en lamelles ou en cubes, sans la peau évidemment.
Je les fait macérer dans leur propre jus (ou du jus de fruits, ou le sirop si ce sont des fruits en conserve), un peu de rhum auquel j’ajoute de la cannelle râpée, un peu de zeste de citron râpé, les grains ou l’extrait de vanille, (et le poivre si ce sont des fruits rouges).
Pour les fruits qui ont tendance à brunir (pommes, ananas ou bananes), j’ajoute du jus de citron.
Hop ! Au frigo !
Maintenant, je sépare les blancs des jaunes.
Je mets les blancs au frigo en attendant.
Avec mon fouet, je bats bien les jaunes et le sucre.
J’ajoute le mascarpone petit à petit en fouettant, puis le lait de coco, petit à petit aussi jusqu’à ce que j’obtienne un mélange lisse et onctueux, mais pas trop liquide, attention !
J’aromatise avec quelques gouttes d’extrait d’amandes amères.
Hop ! Je sors les blancs du frigo pour les monter en neige (en ajoutant un pincée de sel et le jus d’un demi citron vert, si besoin).
J’incorpore les blancs à mon mélange, délicatement, doucement, avec une spatule ou le fouet. Il faut le faire doucement pour que le mélange reste aéré et mousseux.
Je garde le tout au frigo.
Dans l’assiette creuse, je verse un peu de rhum et de jus de fruits (ou le jus de macération des fruits). Attention, il vaut mieux éviter les excès dans les mélanges si j’utilise des biscuits de Reims.
Je mouille les biscuits un par un dans l’assiette, pas trop longtemps pour éviter d’avoir de la bouillie.
Je tapisse le fond de chaque ramequin avec les biscuits imbibés.
Je sors mes fruits macérés et mon bol du frigo.
Avec une grande cuiller, je prélève un peu du mélange mousseux que j’étale au-dessus des biscuits dans les ramequins.
Par-dessus, j’étale une couche de fruits qui ne doivent pas goutter !
Je remets une couche de mousse, une couche de fruits et ainsi de suite, jusqu’à ce que j’arrive en haut du ramequin.
(normalement, j’arrive à mettre 6 couches :
fruits de présentation
mousse
fruits
mousse
biscuits)
Tout ça doit rester au frigo pendant 1 heure ou 2, pour la consistance. Mais en général, on attend à peine une demi-heure.
Vous pouvez finir par une couche de mousse recouverte de cannelle râpée pour ceux qui aiment ou de fruits bien agencés pour une jolie présentation. Parfois même, j’achète de petits parasols multicolores au rayon déco-pâtisserie.
Au lieu de faire des couches tutti-frutti, vous pouvez faire alterner une couche de fruits rouges et une couche de fruits jaunes par exemple.
Allez.
J’espère que vous allez vous régaler…
2005-02-17 16:40
Ce matin, je me rends à l’arrête de bus comme tous les jours où je travaille.
Je pense que je n’ai toujours pas revu le petit Asiat’ qui s’était fait agresser. Ca m’attriste un peu.
Ah ! Le bus arrive ! Tant mieux, je commençais à me geler.
Le véhicule s’immobilise, sur le trottoir, nous avançons vers la porte d’entrée… qui reste fermée.
Ah, oui, c’est normal, c’est parce que le conducteur du bus veut indiquer aux usagers que la sortie se fait à l’arrière du bus. « L’avant c’est fait pour entrer » l’entend-on dire derrière les portes vitrées.
Bon, tout le monde sort par derrière, l’affaire est close me dis-je.
Non.
Bon. On attend. A peine deux secondes qui nous paraissent un éternité à nous qui sommes dehors dans ce froid sibérien.
Les portes s’ouvrent.
Je valide ma carte Navigo qui fait retentir un sonore « Cliiiing » quand je la frotte contre la borne. Comme je suis plutôt polie et multi-tâches, je peux en même temps valider mon pass ET dire un petit bonjour au conducteur, tout en lui adressant un signe de tête et un sourire quand je passe devant lui au cas où il n’aurait pas compris que je le saluais.
¤ Parfois, je me dis que les chauffeurs de cette ligne doivent se passer le mot, et j’imagine leur dialogue quand ils se rencontrent au terminus :
- Hé, salut Bèbert, ça va ?
- Ouais, cool, et toi ?
- Ben ça va… Ce matin, j’ai encore vu la nunuche !
- La nunuche ?
- Ben oui, tu sais bien, la nunuche ! La tâche, quoi !
- Hein ?
- Tu sais la fille qui monte à tel arrêt, celle qui fait toujours ce sourire bêta
- Ah ouais, je vois !
- Et qui dit bonjour trois fois au moins.
- Celle qui fait mine d’avoir honte quand elle valide son pass Navigo.
- Ouais ! La nunuche quoi !
- Ben elle est sympa quand même. ¤ Merci Bèbert de me défendre comme ça ! ¤
- Ouais, c’est vrai. Mais avoue qu’elle à l’air un peu cul-cul quand même !
- Alors, c’est toi qui l’a eue ce matin ! ¤ Merci de ne pas avoir relevé Bèbert ¤ Dis-donc, elle était vachement en avance aujourd’hui, elle devait avoir une réunion tôt, dis-donc ! – - T’as vu ses pompes ? Elle avait mis des chaussures de filles ou bien ?
- Non, des bottes informes.
- Bon, ben alors, c’est qu’elle avait envie de partir tôt. Demain soir, y’a réunion du CAFCNL (NDLR : Club des Agents Fidèles à la Coupe Nuque Longue), je vais demander à Josyane, la trésorière, si elle a vu la nunuche, parfois, pour son dernier trajet de la journée, elle la ramasse vers 18h20 quand la nunuche rentre chez elle. Toujours le même entrain, cette petite.
- Ouais, pas mal. Au fait, je comptais me laisser pousser la nuque là, tu crois que ça m’irait ? Moi, j’ai peur qu’on ne voit plus trop mon diamant en authentique zirconium, mais ça en épaterait plus d’un au CAAJHT (NDLR : Club des Agents Amateurs de Johnny et de High Tuning autrement appelé « Club des Jackys ». La double appartenance au CAFCNL et au CAAJHT est possible et même très courante).
Bon, c’est débile comme discussion, personne ne se rappelle de moi, mais j’aime à rêvasser souvent et attribuer des dialogues inventés, des vies parallèles aux gens.
Désolée pour les agents de la RATP mais c’est l’une des professions où il m’a été donné à voir le plus de nuques longues et de porteurs de boucle d’oreilles. Le truc de Jacky et l’allusion à Johnny ne sont que pures extrapolations. ¤
Bref !
Cliiiing, bonjour, sourire.
Je me pose sur un siège libre.
Le chauffeur sort le buste de sa guérite et crie à l’attention de trois personnes montées par l’arrière du bus :
« Excusez-moi, on monte à l’avant et on montre son titre de transport ».
Pas de réaction de la part des intéressés.
Il répète et je sens qu’il commence à écumer.
« Messieurs dame, normalement il faut monter à l’avant et montrer son titre de transport ».
Nouveau coup d’épée dans l’eau.
« Madame, là, oui vous ! Vous avez un titre de transport ?
Elle se radine, l’air penaud, la main dans le sac à la recherche d’un petit rectangle de papier cartonné violet. Elle en trouve un, le composte, murmure un « bonjour, désolée, j’avais oublié » penaud et furtivement gagne une place dans le fond du véhicule. Seule la choucroute blonde qui dépasse du col de son manteau indique sa présence. Elle ne bouge pas et sent les regards dans son dos.
Une de moins.
« Messieurs, vos titres de transport ! » C’est demandé sur un ton ferme mais correct.
Un grand gaillard s’avance, présente sa carte orange d’un air mi-agacé de devoir produire une preuve de sa bonne foi, mi-embarrassé d’avoir été obligé d’en arriver là devant les autres passagers.
Et de deux !
Le troisième et dernier présumé resquilleur s’est tapi contre la paroi du bus à l’emplacement réservé aux poussettes, il essaie de se faire petit, de sortir du champ de vision du chauffeur, de ne pas se faire voir dans le rétro intérieur, mais son bonnet péruvien le trahit.
« Monsieur ? »
C’est comme appeler un chien sans patte et mort.
« Monsieur ? »
…
« Bon, de toute façon, je ne pars pas tant que je n’aurai pas vu votre titre de transport… »
Prendre les autres en otages, dans ce genre de situations, ça marche, même si je ne cautionne pas toujours ce comportement, il faut avouer que c’est efficace.
Debout à côté de lui, une jeune femme à lunettes regarde le jeune homme avec insistance, le suppliant des yeux d’aller prouver sa bonne foi. Nous autres l’accompagnons dans sa requête.
Rien.
Il baisse la tête, puis regarde droit devant lui. Il nous ignore tous à moins que ce ne soit sa conscience qui le torture.
Le chauffeur coupe le moteur. Les piétons qui attendaient l’autre bus nous regardent stupéfaits.
« Ou alors, vous sortez… » dit le chauffeur du bus, et en signe d’encouragement, il ouvre les portes arrières.
La jeune femme prend son courage à deux mains et dit à l’amateur d’artisanat péruvien : « allez, faut faire quelque chose, là, je suis pressée, vraiment ! S’il vous p…»
« Ben, descends ! »
« Pfff… vraiment, hein… n’importe quoi » Elle se met sur le marchepied et passe la tête par les portes ouvertes à l’arrière, guettant l’arrivée d’un autre bus, peut-être…
Elle revient, toise le jeune homme, boude et regarde sa montre.
Une dame se réveille et demande : « Qu’est-ce qui s’passe ? Y’a un problème ? » On lui explique la situation. « Mais qu’il nous laisse partir lui… » rétorque-t-elle, mais on ne sait pas si parle du chauffeur ou de l’autre.
Au bout d’une minute, le bonnet péruvien lance un regard au chauffeur, et, mains dans les poches, parcourt aussi lentement que possible dans un balancement nonchalant qui tenait de l’effronterie les deux mètres qui le séparent de la sortie. Pourtant, c’est tout droit.
En dernier signe de défi, sursaut dérisoire de sa fierté bafouée, il s’attarde sur le marchepied. Lance un regard à droite, puis à gauche et s’en va paisiblement.
Il traîne les pieds sur le trottoir. Il veut prendre un air méchant, mais il frise juste le ridicule.
Le bus redémarre, nous dedans.
Je souris. Pour une fois, la situation a été réglée sans problème ¤ à part la jeune femme qui sera peut-être un peu en retard et qui aura essuyé un « Ben descends » ¤, et le Côté Obscur de la Force ne l’a pas emporté.
¤ A force de parler de Pouvoir de Jedi et de Côté Obscur de la Force, on va finir par penser que je suis fan de Star Wars, ce qui n’est pas vraiment le cas. ¤
Sur le trottoir, il remet son bonnet péruvien en place, se recompose, se place sous l’abri des voyageurs pour attendre le prochain bus et je vois ses lèvres articuler « Fils de
p*te » et tout un tas d’autres trucs que je n’avais pas envie de comprendre.
Bon. C’est sa petite victoire. C’est lâche, mais c’est tout ce qu’il aura eu avec notre chauffeur ce jour-là !
Trop dure la vie, hein petit ?
2005-02-16 17:10
Je ne m’en cache pas, je lis le blog de Racontars (http://www.u-blog.net/racontards) ¤ et d’ailleurs, si ce n’est pas votre cas, vous feriez bien de vous y mettre, nom d’un chien ! ¤
Sa dernière note (http://www.u-blog.net/racontards/note/57983) m’inspire celle-ci.
Moi, maintenant aussi la Saint-Valentin, j’aime bien.
Pendant longtemps, j’ai détesté ce fichu 14 février, parce que j’étais loin de mon chéri du moment, parce que je n’avais pas de chéri du tout, ou parce que le chéri était idiot et que je cherchais en moi le courage de le quitter.
Parce que je trouvais ce jour dégoulinant de niaiserie, que les cœurs, à toutes les sauces, que l’on voit tous les quinze mètres, sur l’affiche publicitaire du bus, chez le fleuriste, à la papeterie, dans les prospectus pour célibataires, dans les bandeaux sur Internet, ou dans la vitrine du plombier ¤ véridique ¤, me donnaient l’impression de faire une overdose de sucre enrobé de miel.
Et puis, quand on a un cœur malheureux, on remarque toujours plus ceux qui se tiennent main dans la main, les regards complices, les sourires béats. L’amoureux, même seul, se distingue invariablement par cette impression qu’il donne de ne pas être seul dans la vie ¤ contrairement à ceux qui errent comme des âmes en peine ¤, de courir pour rejoindre l’élu(e) de son cœur ¤ et non pas pour ne pas rater sa correspondance ¤, d’acheter du pain pour deux ¤ plutôt que de congeler la moitié qu’on n’a pas pu finir seul(e) ¤.
Bref, l’Amoureux est un élément perturbateur qui provoque un redoublement de sarcasmes, des crises de nerfs, et d’autres manifestations de jalousie chez le Non-Amoureux.
Parfois, il arrive que les rôles soient échangés. L’Amoureux devient Non-Amoureux et vice versa. Même s’il rechigne intégrer une attitude d’Amoureux, à montrer son bien-être tout beau tout nouveau, à adopter une insouciance incassable et afficher effrontément le sourire de ceux qui croient avoir trouvé le bonheur, autant de manifestations devant lesquelles il aurait bien volontiers vomi, écœuré, quelques jours, mois ou années auparavant, le Non-Amoureux, quand il passe de l’autre côté de la barrière des sentiments, s’en donne quand même à cœur-joie et se venge de tous ces moments de privation affective, où il rêvait en secret d’être celui vers qui court celui-ci ou celle-là. Parfois, par égard envers les autres (ceux de son ancienne tribu), il se retient de rire trop fort aux pitreries de l’autre, de regarder ses yeux avec trop de tendresse, de se blottir contre son corps.
L’Amoureux déçu/déchu, quant à lui, se plie inconsciemment aux exigences de sa nouvelle ascèse sentimentale, fait siens peu à peu les codes et le mode de vie du Non-Amoureux. Parfois, il sourit tristement aux nouveaux Amoureux et pense, optimiste : un jour je serai de nouveau de ceux là.
J’ai pensé ça moi aussi. J’ai appartenu aux deux catégories. ET ma description n’est en fait que personnelle et subjective, seuls quelques-un(e)s de mes ami(e)s pouvant affirmer être passés eux-mêmes par ces phases-là.
Pour la Saint-Valentin, cette année, je n’ai pas acheté de lingerie, je n’ai pas fait de repas particulier.
J’ai juste acheté deux bricoles à mon chéri. Parce que ça me faisait plaisir. Pour marquer le coup.
J’avais expressément exigé qu’il ne m’offre rien, pour plusieurs raisons :
- je préfère les cadeaux qui ne « s’achètent » pas, je crois (un gâteau, un poème, un compliment, un câlin, ¤ un chéri comme le mien ¤)
après Noël fin décembre et mon anniversaire fin janvier, je me sens déjà tellement gâtée.
- je n’avais pas envie d’avoir un cadeau ¤ je sais, ça peut paraître bizarre à certains, mais – je suis comme ça ¤.
Mon chéri, pour une fois a fait comme je lui ai demandé et ne m’a rien acheté. Quand il a reçu ses cadeaux, il a fait sa bouille triste ¤ qui me fait craquer ¤ en se maudissant de n’avoir rien acheté. Je lui ai répondu que je m’en fichais et que l’important était qu’on soit ensemble.
Ouais !
2005-02-16 16:18
Allez-y tout de suite !
http://www.u-blog.net/racontards/note/57972
2005-02-10 17:19
Je suis pétrifiée, je ne peux rien faire : les deux vieillards ne me seront pas d’un grand secours si après avoir protesté je devais me retrouver dans un affrontement physique.
Ils sont trois, et paraissent en pleine forme.
Nous sommes entre deux stations, pas la peine de tirer la sonnette d’arrêt d’urgence, le conducteur ne pourra pas descendre pur nous aider, et nous, nous resterons coincés avec le gang du Jogging.
L’assaillant insiste et poursuit sa fouille en disant « Mais, oui, t’as quelque chose, hein ? Allez ! », mais ne trouve rien sur l’Asiat’ qui reste poli et extrêmement calme malgré les circonstances et les épaisses mains baladeuses et sales qui se promènent de poche en poche.
Je les admire, lui et sa maîtrise de la situation.
Je me dis que si le gang du Jogging doit repartir à tout prix avec un butin, ils pourraient me demander de me défaire de mon lecteur mp3 bon marché ¤ surtout que des affaires comme ça, il n’y a en plus à Carrouf’, les stocks ont été pillés en deux jours ¤, de mon téléphone portable parce qu’apparemment c’est pas la pudeur qui les retiendra de fouiller dans mon sac, ou même de oh, non… je préfère chasser de mon esprit ces images de mon visage lacérée façon Cité de la Joie, ou pis encore.
Le métro ralentit à mesure qu’il entre dans la station. Joggingman 1 se lève, se plante devant les portes automatiques et appuie sur le bouton d’ouverture.
Ils s’en vont en courant.
Cela vaut-il encore la peine de tirer la sonnette ?
Si oui, c’est maintenant ou jamais.
Mais il y a quelque chose de plus important à faire avant. Je me retourne vers la victime, lui souriant, mais manquant de la force de lui demander s’il va bien. Il me sourit faiblement, comme si rien ne s’était passé.
Un des deux vieillards lui pose une question inquiète que je n’entends pas, il reçoit une réponse, que je ne comprends pas non plus, sur un ton rassurant et un autre sourire.
Ils parlent tous deux mal le français mais se sont compris.
Je pense que les Joggingmen sont partis, mais je les aperçois par la vitre dans le wagon suivant.
Quelle horreur, pourvu qu’ils ne terrorisent personne…
J’essaie de rester calme, et bêtement je me replonge dans le livre comme si tout ce qui venait de se passer était sorti de mon imagination.
C’est lâche, je ne sais pas quoi faire, je me sens faible et impuissante, je parcours les lignes de mon bouquin, mais je ne comprends rien de ce qui est écrit. Les mots n’ont plus de sens, plus de réalité, je vois des chaînes de signes, des enchaînements de lettres auxquels je ne comprends rien. ¤ Une petite Garance aurait peut-être dit que j’ai des difficultés d’évanouissement en lecture ! ¤
Je me maudis de ne pouvoir rien faire. De ne pas réagir. De faire passer ma sécurité avant celles des autres en restant là.
J’ai honte de regarder en face de moi, de peur de croiser le regard de ce jeune homme frêle, à l’âge indéfinissable tant la maturité que ses yeux affichent tranche avec ses traits poupins et sa silhouette gracile qui peuvent faire penser que l’adolescence vient à peine de les quitter, lui qui aurait le droit de me reprocher de ne pas l’avoir aidé. Il aurait peut-être agi différemment si nos rôles étaient inversés.
A la station suivante, je vois les trois vermines s’échapper par l’escalator avec l’air satisfait de ceux qui peuvent vivre leur vie jalonnée de méfaits en toute impunité, de petites frappes, des mecs qui sont heureux d’emmerder les autres.
J’ai un haut le cœur qui depuis ne m’a toujours pas quittée.
J’essaie de me reprendre. Je sais de nouveau lire.
Mais je n’ai plus le cœur à ça.
D’autres gens sont montés dans le wagon. Je me méfie tout d’abord et je me dis que c’est bête cette réaction, que tout le monde n’est pas méchant.
Je descends au terminus. Après quelques mètres, je lance un regard vers l’Asiat’.
Il prend une autre sortie que la mienne.
Je remonte à la surface.
Le marché.
Les gens.
Indifférents à la mésaventure souterraine à laquelle je venais d’assister.
S’affairant comme des fourmis folles au ralenti autour des étals.
Une femme et sa poussette de compétition bloquent le passage.
Je manque de bousculer une vieille avec son caddie.
« Excusez-moi Madame, je suis désolée, vous allez bien ? ».
Elle lève la main, ses lèvres articulent quelque chose.
Mais je n’entends pas.
« Excusez-moi Madame, je suis désolée, vous allez bien ? ».
J’arrive à sortir cette phrase. Mais c’est trop tard, c’est à lui que j’aurais dû la poser. Mais seulement, voilà, je me sentais en danger.
Peut-être que.
Peut-être aurais-je du l’obliger à porter plainte ? Mais peut-être était-il en situation irrégulière, aussi préférait-il garder un profil bas ?
Le monde est injuste.
J’accuse le coup. Pourtant ce n’est pas moi qui ai eu à subir directement. Certes, j’étais à moins de trois mètres de l’« action » mais il me semble être restée en retrait de plusieurs kilomètres. Comme si j’avais tout regardé à la télé, ou lu cette histoire dans mon livre.
Pourtant mes entrailles serrées me rappellent que c’était vrai, que j’étais là. Tout près.
Je me fraye un passage a à travers les gens.
J’arrive au boulot, la boule au ventre…
2005-02-04 15:43

vous, ici ?