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Il y a quelque chose qui m’énerve vraiment beaucoup quand je prends des transports en commun.

Souvent, lorsque je suis assise à côté d’un homme ¤ désolée les mecs, mais ça ne m’est jamais arrivé avec une femme, sauf une fois, mais elle était grosse, alors, ce n’est pas pareil, et en plus, elle me demandait, la pauvre, de bien vouloir l’excuser pour sa corpulence; un souvenir très bon et très drôle ¤, il a tendance à croire ¤ allez savoir pourquoi ? ¤ que je n’ai pas vraiment, mais alors pas du tout envie d’occuper tout l’espace de mon siège.
Idée fort saugrenue.
Aussi mon voisin prend-il en général un malin plaisir à écarter les jambes afin de leur faire décrire l’angle le plus obtus possible.
Il s’étire, s’étire, et s’étire encore dans un presque-grand écart, faisant montre d’une souplesse hors norme, au mépris des risques effrayants (et bien connus de tout homme pourtant) qu’il fait encourir à ses organes génitaux ¤ qui n’ont rien demandé de tel, ça non ! ¤.
Ainsi, petit à petit, sournoisement, ses membres inférieurs empiètent sur mon siège jusqu’à me toucher parfois.
Moi, je me retrouve les jambes serrées, obligée parfois à les croiser histoire de ne pas grignoter sur le confort de Monsieur.

Enfin, c’est ce qui se passait. Avant.

Maintenant, quand le bas que je porte me le permet, je prends TOUTE la plaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaace.
Je prends un malin plaisir à étaler soigneusement ma gélatine corporelle sur tout ce siège que je fais mien le temps d’un trajet.

Je joue les égoïstes de première. Sans pitié. C’est mon espace, en le violant, tu t’exposes à l’expression de ma colère, petit. ¤ Ca va chier des bulles, et crois-moi, tu ne veux pas connaître la vérité que cache cette expression ! ¤

Le problème, c’est qu’il y en a qui ne comprennent pas malgré tout.

Dans ce cas, je donne d’abord un petit coup de jambe bien senti, l’air de rien.
Si le message ne passe pas, je réitère tout au plus deux fois, mais avec une force croissante.
Après, je sévis pour de bon.
Coup de sac, bousculade, décroisement de jambes qui finit mal pour l’autre.

Tout est permis pour empêcher ces emmerdeurs de pressuriser mes jambes. Bien entendu, je présente mes excuses avec un sourire en total désaccord avec ce que je dis.

Mais je rêve d’accompagner mon coup de grâce et ce “désolée, ça bouge tellement dans ce bus” d’un petit texte bien faux-cul.

Quelque chose du genre :
« excusez-moi, mais je vais devoir vous demander de me laisser un peu plus d’espace, vous comprenez, j’ai une plaie qui peut encore être purulente alors, je préfèrerais éviter qu’elle se rouvre et qu’elle tache nos vêtements. Le docteur m’a garanti que ça pouvait encore arriver, vous savez, ce serait dommage, non ? »
¤ Pas très bon pour mon image de marque mais diablement efficace, j’en suis certaine ¤

Ou encore :
« Oh, je suis vraiment confuse, ça m’arrive tout le temps en ce moment ! Vous avez mal ? En ce moment, je prends des relaxants musculaires et parfois, je perds un peu le contrôle de mes membres. Ah, la la ! Vous savez, si je ne vous avais pas entendu crier de la sorte, je n’aurais jamais su que je vous avais marché sur le pied si violemment. ¤ Je continuerais sur un ton badin ¤ Mais sachez que c’est bien la première fois que cette paire de talons aiguille font un tel effet à un homme ! Ha ha ! C’est vrai, le talon en métal, ça résiste bien à l’usure, mais ça fait douiller, hein ? Allez, je n’aurais jamais cru qu’un gaillard dans votre genre avait la larme si facile, à ce propos, vous voulez un kleenex ? »
¤ Efficace mais tellement cruel ! Niark niark niark, mouhahahahahahaahaaaaa ¤

¤ Alors, les transports en commun, OUI, mais surtout pour moi !¤

2005-03-31 16:20

Pas très envie d’écrire…

Juste une grosse envie de m’acheter un appareil photo numérique pour prendre plein de photos avec une qualité meilleure que ce que me permet mon téléphone mobile.

Envie de terminer de confectionner mon petit sac rouge avec ce petit papillon en paillettes et perles ¤ paipllon qui plaîrait, je crois à une petite Garance ¤

Envie de boire un diabolo grenadine à la terrasse d’un café.
Envie de rentrer chez moi et de dormir.
Envie de profiter du soleil et de manger une glace ou de siroter un granita.
Envie d’être en vacances.
Envie de faire autre chose.
Envie de partir loin avec mon chéri.
Envie qu’avril arrive.
Envie qu’il soit l’heure de partir.

Pas très envie d’appeler notre fille Alanis. Non.
Très envie de fonder une famille, mais pas maintenant.

Envie de me promener la tête en l’air, pour voir les bourgeons dans les arbres.
Envie de sentir les fleurs de jacinthes que j’ai plantées.

Envie de fermer les yeux pour les reposer et de les rouvrir sur une plage de chez moi.

J’ai une grosse grosse flemme.

2005-03-23 16:36

Ma participation à cette formidable initiative…

Lancez-vous !

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2005-03-18 16:58

Hier j’étais très énervée.

A cause d’une réponse. Un simple réponse.
Une réponse bête.

Une réponse qui m’a donnée envie de sortir du boulot en courant pour aller vomir et pleurer.

Voici l’histoire.

Alors que nous étions trois dans le bureau, Alexandre a demandé à Bertrand :
« Toi, Bertrand, ça te dérangerait de travailler avec un gay ? »

Bertrand a répondu :
« oui »
Franc, net, sans appel. Un « oui » qui a retenti longtemps dans ma tête.

J’ai tremblé, mais je n’ai rien dit.

¤ Je ne dit plus rien. J’ai baissé les bras. Pire, je n’ai jamais réussi à les lever.
Ils sont bouchés dans ce bureau.
Ils passent leur temps à traiter tout le monde d’« enculé », de « pédé ».
Ici, on peut parler de viol, de tournantes, de « juste p’tit coup de bite », de « salopes »avec un regard lubrique, sans provoquer autre chose que des rires gras et mon silence, mon mépris.
Plaider en la faveur de ceux qui sont différents d’eux (c’est à dire si on n’est pas un homme, informaticien, criant son hétérosexualité à qui veut l’entendre, aimant la bière, jurant, et rêvant de femmes soumises, discrètes et prêtes à être honorées 24/7/365), c’est souvent une cause perdue d’avance. Difficile à admettre. Mais vrai.
J’ai décidé d’économiser ma salive, de ne pas chercher à leur dire qu’ils sont cons. Mais je n’en pense pas moins. ¤

Donc, j’ai méprisé, en silence.
J’aime à croire que Bertrand a capté ma réaction car il a ajouté :
« je sais, c’est pas bien, mais oui. »

¤ Non, ce n’est pas bien.
C’est dégueulasse. Déprimant. Abject. A vomir.
Une réflexion de gros connard. ¤

Je ne pouvais pas me taire. J’avais une occasion de le faire réfléchir un peu. Alors, j’ai dit, calmement, un léger sourire aux lèvres :
« Tu le fais peut-être tous les jours sans le savoir… »

Deux secondes après, temps de réflexion relativement court pour une sous-merde d’une telle ampleur, il rétorque :
« oui, mais si je ne le sais pas, j’m’en fous. »

¤ C’est débile. Je ne vois pas en quoi ça le gênerait de travailler avec un homo. On ne lui demande pas de coucher avec lui, Travailler n’implique pas d’avoir des relations sexuelles avec ses collègues. Enfin, à moi, on ne m’a jamais rien dit de tel. Mais peut-être ai-je une conception des relations de boulot un peu bizarre. Mais bon, c’est peut-être moi qui suis sectaire. ¤

J’ai décidé de ne pas écouter le reste de leurs stupides questions-réponses ¤ mais j’ai eu le temps d’entendre « est-ce pire de se faire traiter de gay par un homme ou par une femme ? » ¤
Je me suis coupée du reste du bureau avec mes écouteurs.

Je suis tombée sur Englishman in New York de Sting.
J’ai repensé à l’histoire de la chanson (un hommage à Quentin Crisp, anglais ayant toujours revendiqué son homosexualité à une époque où c’était impensable, même si, quand j’entends des abrutis intolérants comme Bertrand, je me demande temps si les temps ont vraiment changé), et ça m’a un peu consolée.

Takes more than combat gear to make a man,
Takes more than a license for a gun.
Confront your enemies, avoid them when you can
A gentleman will walk but never run
If “manners maketh man” as someone said,
Then he’s the hero of the day.
It takes a man to suffer ignorance and smile:
Be yourself no matter what they say.

__ Traduction __
Il ne suffit pas de porter une tenue de combat pour être un homme,
Il ne suffit pas d’avoir un permis de port d’arme.
Faites face à vos ennemis, évitez-les quand vous le pouvez
Un gentleman marche, mais ne court pas.
Si « les bonnes manières construisent l’homme », comme quelqu’un l’a dit*
Alors, c’est lui le héros du jour.
Seul un homme peut souffrir de l’ignorance (des autres) et sourire :
Sois toi-même, quoi qu’ils disent.

*Désolée pour la traduction approximative de la phrase de William de Wykeham… Mais je crois que par « bonnes manières », on entend aussi le respect de l’autre.

¤ Petite précision.
A Paris, il y a un mois, des images d’hommes, musclés, le corps ferme, portant de la lingerie pour hommes (rouge valentin, velours dévoré, coquines transparences, etc.) avaient fleuri un peu partout dans le métro et sur les abribus.
Certains de mes collègues ne s’imaginaient pas du tout cela portable.
D’autres trouvaient ces vêtements indécents.
D’autres encore ont trouvé que ces publicités ciblaient les gays.
Un autre a déclaré : « moi, ça m’énerve, ça me met hors de moi ces trucs là. » Cet autre, c’était Bertrand.
Je n’avais pas bien compris pourquoi il était « hors de lui ». Je crois que je sais maintenant…Il doit croire que l’homosexualité, c’est contagieux.¤

Parfois, les gens m’énervent.

2005-03-17 11:27

A mes pieds, ce matin, en attendant le bus, cette révélation…

J'ai vu Dieu - I saw God

2005-03-15 19:16

Racontars a fait un commentaire sur la note concernant les mauvaises manières de mon voisin le tueur.

Ca me fait penser…

Souvent, quand on est petit, on peut être très à cheval sur certaines règles de politesse.

Mais surtout, on ne comprend pas pourquoi les grands, ceux qui nous les apprennent et sont supposés les respecter, ne s’y plient pas, pourquoi ils bousculent sans jeter un regard à leur victime, jurent sans vergogne, éternuent ou baillent sans mettre la main devant la bouche, ne disent pas bonjour, ni même ¤ et ça, c’est vraiment pas gentil du tout ¤ un petit “à tes souhaits” quand on éternue…

Alors, se sentant investis d’une mission de rééducation des adultes, les enfants s’érigent en garants de la politesse.

Les filles de Racontars savent quoi faire quand on leur manque de respect ! Ouais ! ¤ Bravo les filles ! ¤

Mais voici deux autres exemples :

***

Ma cousine Clarisse est allée à la boulangerie avec son frère et moi, elle avait 5 ans je crois.

Un monsieur de forte corpulence arrive au comptoir, bouscule la petite Clarisse et s’adresse à la boulangère sans se soucier de la petite chose qu’il a pousée, ni de la grande (moi) à qui il vient de souffler la place.

La boulangère, habituée à de meilleures manières, lui dit d’attendre son tour et prend ma commande.

Clarisse appuie timidement sur la jambe du malfrat pour attirer son attention et lui jette :

“Alors, gros patapouf, tu dis pas pardon ? Tu m’as bousculée, hein !”
Confus, il retournera à son véhicule sans même demander de pain…

Sacrée Clarisse…

***

Une fois, mon petit frère, âgé de 4 ans à l’époque, nous avait accompagnées ma mère et moi à l’inauguration d’un magasin. La chaleur, les gens qui bousculent, les étalages trop hauts pour qu’il puisse voir les merveilleuses marchandises, passe encore ! ¤ Il laissait juste échapper de temps en temps un “ouh la la, je cranspire”, oui, il avait de petits problèmes de prononciation, mais c’était si mignon…¤

Mais alors, la nana qui se permet de faire un dégazage sauvage juste à côté de lui : NON !
¤ Ben c’est vrai, à 4 ans, il arrivait pile poil au niveau du fessier des dames en quête de bonnes affaires… ¤

Outré, il crie : “oh, ça pue… Madame, il faut dire pardon”.

Je lui demande ce qu’il a, parce que là, il fronce les sourcils, et il fait la moue, alors que c’est un garçon de bonne composition en temps normal.

Il répond, toujours tout haut, les yeux rivés sur le dos de la responsable de son courroux, un index accusateur pointé vers son derrière : “elle a pété, elle a même pas dit pardon”.

¤ A la décharge de la péteuse, mon frère ne s’exprimant pas très bien alors, elle avait peut-être eu du mal à décrypter son langage.
Moi, comme j’étais née avec le décodeur automatique qui me permettait de comprendre mon frère, et à faire comprendre ses requêtes et pensées à autrui, je ne pouvais pas savoir si ce qu’il disait était toujours intelligible pour les autres.
Mais je me suis vite rendu compte que tout le monde avait compris ce qu’il venait de dire. ¤

Il était devenu le centre de l’attraction. Tous le monde autour de nous le regardait, la péteuse y compris, l’air gêné.

Toujours avide de justice, il a fini par répéter sa sommation : “faut dire pardon quand vous pètes madame.” ¤ non, il ne maîtrisait pas encore tout à fait le vouvoiement. ¤

L’accusée de s’excuser vivement, mais sèchement :
- Pardon
- “Pardon” quoi ? répond mon frère, avec un air furax que je ne lui connaissait pas
- Pardon… petit garçon.
- Non, pas “petit garçon”, faut dire “pardon j’ai pété”
- Pardon j’ai pété, s’exécute la matronne.

Eclats de rire dans le magasin. Tout est rentré dans l’ordre, la méchante, confondue, a fait amende honorable. Mon frère reprend sa tête normale et passe à autre chose.

Ma mère n’en croit pas ses oreilles, son garçon si timide, si discret d’habitude, vient de gagner un combat david-contre-goliathesque qu’il a de surcroît, lui-même engagé.

Ah… Mon frère, ce héros…

2005-03-14 12:26

El Miche.

http://monblognotes.files.wordpress.com/2006/07/elmiche2.jpg

Affiche pour une manifestation organisée par Toneelgroep Amsterdam.

2005-03-10 17:06

Oui…
Une fois, une seule, j’ai réussi à les faire flancher.

Ils descendaient tous les deux les escaliers, j’allais rentrer chez moi.

J’ai levé la tête vers eux et dit : « BOOOOON-JOOOOURRRR ».
Retentissant.

Comme s’ils étaient sourds.
Comme si c’était le dernier mot que j’avais pu crier de mon vivant.
Comme si je n’avais eu que ma voix pour faire taire la douleur du monde.
Comme si je devais les tirer du coma avec la force de mes décibels.
Bref, comme s’ils avaient des « problèmes de difficultés » à entendre comme on dit par chez moi.

Sous le choc, ils ont répondu.

Timidement, oui.
Mais ils ont répondu tous les deux.
Deux « bonjour » et deux hochements de têtes.
¤ Spectacle son et lumières. Eh ouais ! ¤

Depuis, ils me prennent pour une folle probablement, ils doivent chercher à m’éviter dans les escaliers, s’assurer que je ne vais pas sortir en même temps qu’eux, monter chez eux à toute vitesse de peur de me croiser et devoir encaisser une autre déflagration auriculaire.
J’aime à croire cela.
¤ Oui. J’aime à croire que je réussis à effrayer un assassin avec mon puissant organe vocal. ¤

Depuis, j’ai croisé de rares fois sa compagne ¤ la complice ¤, toute seule.
Surprise et apeurée et tremblant presque comme un petit animal de la forêt laissé orphelin après une grosse journée de chasse, elle répond, du bout des lèvres, à mes désormais brèves et classiques salutations.

Dans ma tête, je lui prête l’attitude d’une femme torturée par le remords qu’elle éprouve et par le silence qu’elle doit garder sur les crimes de son mari. Je lui invente des confessions.

¤ Eh oui !
On ne le dit pas assez, mais devenir assassin, c’est faire un choix de vie. Non seulement pour soi, mais aussi pour toute personne au courant de vos agissements. Pensez-donc à votre conjoint avant d’envisager ce genre de carrière. Merci. ¤

¤ C’est après avoir écrit des notes comme celle-ci et donc, laissé la possibilité à autrui de connaître une partie de mes aventures cérébrales, que je me dis que vraiment j’ai l’imagination qui s’enflamme à partir des petits riens de la vie quotidienne. Si seulement mes voisins savaient ce que je pense d’eux… Enfin, au moins, ça m’occupe et si vous lisez ça, c’est que ça vous occupe aussi finalement. ¤

Morale de l’histoire ¤ histoire 100% vraie parce que vécue et ressentie comme ça de mon côté, Ben, merci de ne pas faire ton incrédule ! ¤ :

Evitez de faire du bruit la nuit et dites bonjour aux voisins (ou du moins, si vous ne souhaitez pas initier le contact, répondez, comme l’exige un minimum de politesse, à leurs salutations).
Ca ne fera peut-être pas de vous un être meilleur, non, peut-être pas, on ne vous aimera pas davantage, non, sûrement pas, mais au moins, ça évitera à des gens comme moi de vous imaginer comme des tueurs de carrière.

Merci.

[fin]

2005-03-09 16:20

Un après-midi, je rentrais chez moi.

La porte de l’entrée de l’immeuble venait juste de se fermer.

Je tape le code, vite.
Je m’engouffre dans l’immeuble.

Mon voisin vérifie sa boîte aux lettres.
Je lui dit : « Bonjour ».
Pas de réponse.

Bon, ce doit être moi. Souvent, j’ai l’impression de parler fort, et on me dit souvent que j’ai la voix qui porte. Donc, j’ai tendance à parler bas pour ne pas casser les oreilles de tout le monde. Et souvent, la vendeuse me demande de répéter ma commande. Le pharmacien m’apporte le mauvais médicament. Mon collègue ne comprend pas pourquoi je psalmodiais des mots inintelligibles en le snobant lorsqu’il m’a saluée dans le couloir 5 minutes auparavant. Et quand je demande une baguette au boulanger qui me rétorque un “Ah non, on n’en a plus. Il ne me reste que des baguettes ou du pain au son ! Vous prendrez quoi alors ?” je répond en général “ben, une baguette alors !” sur un ton malassuré en me demandant ce qu’il avait compris…

Bref !

Pas démontée, mais un peu honteuse d’être passée pour une malpolie, je monte les escaliers jusqu’à l’appart’.

Je cherche mes clefs.
J’ai envie de faire pipi, ce qui a le don de me faire perdre un peu le contrôle dès que je m’immobilise.
Je dois piétiner, faire du sur-place pour reprendre mes esprits, retrouver des gestes sûrs, mettre la clef dans le bon sens, la présenter face à la serrure, l’introduire et faire deux tours dans le sens anti-horaire pour me permettre de soulager enfin ma vessie.

Alors que je tentais de recouvrer toutes mes capacités mentales et physiques, le tueur montait les escaliers.
Je le voyais arriver à mon étage, le pas décidé, ses lettres sous le bras.

à suivre…

***

Bien décidée à me rattraper de mon bonjour raté, je lui fait un grand sourire et penche la tête en signe de salut respectueux.

Il me regarde.

Rien.

Bon, OK. C’est un four.

Depuis, je l’ai vu garder en toutes circonstances ce regard froid et absent.

A quatre autres reprises, j’ai cherché à lui arracher une salutation, un mot de politesse, une parole qui pourrait me faire croire qu’il avait senti ma présence, mais rien.

Toujours rien.

Rien de rien.

J’ai raconté à mon chéri que dans l’immeuble, certaines personnes n’étaient pas très sympathiques.
Il m’a répondu : « tu parles du mec du 4ème ? ».

AH HAAAAA !!

Lui aussi avait remarqué.

Je lui dit qu’une de nos voisines, une jeune femme d’environ 35 ans au carré blond, me réservait le même traitement.
Il me dit : « ben, pas étonnant, c’est sa nana ».

Ah d’accord.
Je comprends.
Qui se ressemble s’assemble.

Je me refuse à croire que des gens habitant cette partie du 18ème en voie de totale boboïsation puissent être racistes passifs, mais je pose quand même une question pour savoir.

« Euh, mon chéri, ils te snobent toi aussi tous les deux ? »

Réponse positive et désabusée du chéri.

Ouf !
Ils sont peut-être juste taciturnes.

Ou alors…
C’est un assassin et sa femme est complice de ses actes criminels.

Mais une fois…

à suivre…

2005-03-04 13:21

Je vous dit bon week-end à tous et à mardi…

¤ Ben oui, moi aussi j’ai des RTT pendant lesquelles je limite mes interactions conscientes et volontaires avec les ordinateurs, et bien que je retire de l’argent au distributeur, que je paie mes courses avec une carte bleue, que je surveille l’arrivée du bus avec le système SIEL, etc. j’évite tout de même de toucher un PC ou un Mac pendant ce temps de repos, les ordinateurs me rappellent trop le boulot ! ¤

En mon absence, veuillez trouver non pas un mais…

deux épisodes

de l’histoire (100% authentique) avec mon voisin le tueur dans la prochaine note !

¤ Oui, je suis comme ça moi, généreuse et surtout paranoïaque par rapport à mon voisin. Sacrée moi ! ¤

Passez une excellente fin de semaine !

¤ Et n’oubliez pas de passer un coup de fil à mémé dimanche pour la Fête des Grand-Mères, ça fait toujours plaisir, et embrassez aussi papy de ma part ! ¤

2005-03-04 13:11