Vendredi (fin) : Coup de fil du Loup à qui je peux annoncer que l’heure que je viens de passer a été pire que sa semaine entière…
Samedi : Je me réveille vers 7h30 pour être lavée et habillée au moment où je recevrai les courses commandées sur Télémarket. La sonnette retentit, je regarde par le judas et je vois bien que le livreur fait la tête, le poids de 24 bouteilles remplies chacune d’un litre et demi d’eau oblige. Je lui donne un gros pourboire.
Nettoyage rapide de l’appart’ et préparation du déjeuner pour l’arrivée de mon frère. Il trouve tout bon, on rigole bien. On va manger une glace à la rue Mouffetard.
On marche, on marche on marche, on va voir l’expo sur les grilles du Jardin du Luxembourg. On s’assoit, ivres d’images choquantes et sublimes, dans les célèbres chaises vertes. On regarde les pigeons se faisant la cour. On parle à demi-mots de nos blessures paternelles. Il dormira ce soir à la maison.
On va dîner chez Célia et Slimane ou l’on parle un peu de la spondylarthrite de Célia, mon frère s’y connaît, il apprend à devenir kiné. Ca fait du bien à Célia d’aborder le sujet en présence de son copain. On part de leur appart’ en se promettant des parties endiablées d’Uno à venir.
Une fois à la maison, mon frère a pitié de mon cou encore un peu raide après le torticolis. Il me promet un massage pour le lendemain.
Dimanche : Mon chéri reviendra dans quelques heures. Je prend mon courage à deux mains, je demande pardon à mon frère pour l’avoir fait souffrir quand nous étions plus jeunes, d’avoir été une sous-merde. Je lui explique mon histoire. Il entend, comprend et ne juge pas. Mon frère est un ange. Il est bon. Il me raconte ses peurs d’avant, son manque d’assurance… Je lui dit qu’il est formidable et que personne ne lui arrive à la cheville. C’est mon frère et j’en suis fière même si je ne le mérite pas.
Le Loup arrive. Il est timide devant mon frère. Pas d’effusions de tendresse après ses cinq jours et quelques heures d’absence… Mon frère me masse. Il a des mains qui guérissent. Je lui pose plein de questions auxquelles il répond avec bonne humeur. Il me révèle enfin l’histoire qu’il taisait depuis longtemps.
Sa petite-amie était harcelée par un ex devenu malade, drogué, suicidaire et violent. Lassé d’être éconduit, il a décidé de mettre fin à ses jours devant les yeux de la pauvrette qui s’en veut encore, c’est frais, celà s’est déroulé il n’y a que 4 mois. Elle n’a encore vu personne pour l’aider. Je vais essayer de la convaincre.
J’en veux un peu à mon frère d’être passé par cette épreuve sans m’en avoir touché mot. Il souffre toujours en dedans sans rien dire, depuis nan-ni nan-nan.
Il doit s’en aller. Je le serre fort dans mes bras, lui fait tout un tas de recommandations de maman. Je l’ai un peu élevé avec ma mère.
Je pleure dans les bras de mon Loup. Il me console, me félicite de m’être excusée auprès de mon frère. Il sèche mes larmes.
Il me laisse respirer et nous nous retrouvons. Ma peau contre la sienne. Il m’a manqué, je lui ai manqué.
L’après-midi devient soirée.
Je prend ma douche assaillie par une crise d’angoisse. Elle passe.
Il s’endort après l’amour.
Lundi est bientôt là.
_fin_

No comments yet
Flux de commentaires pour cet article