Le soir, après un saut dans la pistoche de l’hôtel, et un repos bien mérité, nous allons à un dîner spectacle.
Le guide avait précisé que les dames devaient se maquiller :
« ça fait du bien d’être belle… pour changer ! »
Je ne sais pas pourquoi il M’a regardée en disant ça.
C’est vrai, j’ai le cheveu fou. C’est vrai, j’ai des poches sous les yeux.
C’est vrai, je me promène en tongues et short.
OK, sur mon petit orteil gauche, le vernis s’est écaillé.
Mais je suis en vacances !
¤ et puis, comme on doit être debout toius les jours au pipirit’ chantan/premier chant du coq, je mets au défi tout artifice cosmétique usuel de me rendre une apparence humaine. ¤
Dépitée, je fais quand même ¤ mauvaise ¤ mine de rien.
Le dîner est chouette : du riz, du bouillon avec des boules de bœuf, de la soupe piquante au lait de coco, du poulet au curry, des légumes-vapeur croquants.
Le spectacle est sympa, ce sont des danses folkloriques, mais nous sommes un peu loin de la scène. ¤ Et puis, c’est lent ¤. C’est beau. ¤ mais lent, mes amis ! ¤.
Le soir, nous décidons d’aller avec un autre couple visiter le marché de nuit de Pat Phong à Bangkok, célèbre pour ses imitations de grandes marques de luxe et les « filles qui travaillent » ¤ c’est la traduction littérale du mot “prostituée” en thaï. ¤.
Les montres Chanel se vendent entre 1 300 et 300 bahts (26 et 6 euros).
Dans les bars grands ouverts sur les rues du marché, les femmes se trémoussent, aguichant le passant, célibataire ou pas, homme ou pas, et attendant que les rabatteurs aient convaincu un touriste d’assister à une démo de Pussy Ping Pong ¤ ceux qui ont vu Priscilla Folle du Désert comprendront tout de suite, les autres doivent imaginer dans quels endroits — habituellement utilisés à d’autres fins — une femme peut faire disparaître une balle de tennis de table, avant de l’en expulser ¤.
You wanna get pussy ? You want some pussy Sir ? Madam ?
¤ Non, merci, je suis assez satisfaite de mon pussy.¤
Nous traversons la rue en moins de deux minutes, sans nous faire écraser ¤ ce qui relève de l’exploit car en Thaïlande, les automobilistes sont connus pour ne considérer les feux tricolores et les passages cloutés comme de simples indications à la valeur symboliquement abstraite et totalement ignorable, si si, je vous assure, les Thaïs eux-mêmes reconnaissent volontiers qu’ils sont dingues au volant. ¤ et tout ça pour prendre en photo un Ronald Mc Donald en train de faire le wai, le salut traditionnel.
à suivre…

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