C’est vrai, ça fait des lustres que je ne vais plus voir les blogs que j’aime à lire.

Et pourtant, j’aimerais bien.

C’est vrai, je ne donne pas de nouvelles depuis quelques jours.

Et pourtant, j’en ai des choses à raconter.

C’est vrai, j’ai pas fini de raconter les vacances en Thaïlande.

Et pourtant, j’en garde tout plein de  souvenirs (les femmes girafes, les enfants des villages, la promenade à dos d’éléphant, un massage traditionnel mémorable, mais aussi les plages sinistrées et polluées de Pattaya dont le sable sort de sacs de jute et de plastique…)

C’est vrai, c’est pas bien.

Et pourtant, je dois m’en moquer.

Oui, c’est ma nouvelle résolution.
¤ Oui, je sais, c’(est pas la saison, d’habitude, on les prend en début d’année, et quand vient la Chandeleur, on les a déjà bafouées, en prétextant que seul un esprit embrumé (par une mauvaise mixture de foie gras + chocolats + vapeurs de liqueurs et de champagne + cris des enfants mécontents  – vous savez, la scène de clôture du montage des cadeaux sans les piles…) aurait pu énoncer de telles sornettes auxquelles nulle personne sensée ne souffrirait de se tenir. ¤

J’arrête de culpabiliser pour tout.

Exemple
Maman me demande avec insistance d’écrire une nième lettre de motivation pour mon frère, en me jurant que c’est la dernière comme toutes les fois d’avant.

Avant

pas de problème, je me coupe du monde et travaille dessus pendant toute la soirée, en ronchonnant parce que c’est pas comme ça que mon frère va apprendre à faire des lettres de motivation !

Résultats : Soirée fichue pour moi, amoureux abandonné lors des rares occasions d’être ensemble tranquillement, frère infantilisé, mais maman satisfaite.

Dorénav(r)ant
Non, non et non ! Je ne ferai rien. Mon frère n’a qu’à se débrouiller : il a environ 3 modèles rédigés par mes soins, il a accès à un ordinateur et à Internet, c’est déjà bien plus que ce dont je disposais à l’époque !

Résultats : Une bonne engueulade en deux épisodes avec ma mère, un soutien indéfectible de la part de mon chéri, un coup de fil à mon frère qui ne comprend pas pourquoi ma mère me demande encore ce genre de services alors qu’il est capable d’écrire une lettre, une grosse migraine.

Bon. OK. La route est encore longue avant que je ne devienne un monstre d’égoïsme sans coeur qui se fout des conséquences de ses actes sur la vie des autres.
C’est vrai, je culpabilise encore. Et pourtant, je me soigne.