L’entretien s’est passé hier.
Je faisais partie des candidats qui allaient au second tour, les candidats que l’agence n°2 aimait bien.
J’ai vu Marie, elle m’a parlé du poste qu’elle avait en tête et des clients qui iraient avec.
Elle m’a demandé ce que j’en pensais. Je lui ai fait comprendre ¤ je l’espère ¤ que j’étais très intéressée.
Ensuite, elle m’a demandé si je me sentais à l’aise en anglais comme l’indiquait mon CV, sans me poser une seule question dans ladite langue (il était même question à un moment qu’elle me fasse passer un entretien en anglais). J’ai répondu que oui, que c’était même jusqu’à l’an dernier ma langue de travail.
Ensuite, elle m’a demandé comment j’aborderais le management car ma courte expérience en gestion d’équipe (environ un an, si on ne compte pas la horde de stagiaires que j’ai formés) était la seule ombre au tableau de ma candidature qui ne comptait à part cela « que des points forts sans vouloir [me] flatter ». Je lui ai dit que j’aurais d’abord été voir les personnes avec qui j’aurais travaillé pour savoir d’où ils venaient, ce qu’ils faisaient, ce qu’ils aimaient faire ou pas, et ce à quoi ils aspiraient, et qu’ensuite en fonction des personnalités, j’aviserai. J’ai ajouté que j’étais une personne qui n’aimait pas les conflits et pour cette raison, je préférais tout faire pour les désamorcer en amont, mais s’ils étaient bien là, je n’avais pas peur de donner mon avis, sans tomber non plus directement dans la confrontation et qu’en général, j’arrivais à faire passer mon point de vue en douceur. J’ai même illustré mon propos par un bel exemple plus ou moins fictif dans lequel j’expliquais qu’il m’avait fallu faire entendre raison à un ingénieur de près de dix ans mon aîné qui ne comprenait pas pourquoi il fallait soigner une mise en page sur un site web qu’il devait réaliser pour moi.
Bon, elle a eu l’air rassurée.
J’ai posé quelques questions, certaines dans le but clairement avoué de voir si Marie corroborait les versions de ses deux collègues du premier tour (sur l’ambiance, l’environnement de travail, le management, la politique de formation, le groupe), et d’autres parce que je ne les avais pas posées avant.
Je suis partie avec la désagréable impression de ne pas avoir donné le meilleur de moi-même. J’aurais pu faire mieux me disais-je. Mais de toutes les façons, il était trop tard, et puis, somme toute, je pensais que l’entretien s’était bien déroulé.
Caroline a eu le même écho quand elle a eu Marie au téléphone. Elle aurait été « rassurée » par mon approche du management et ma capacité à gérer différents clients.
L’agence n°2 verra encore cette semaine un autre candidat du second tour ¤ soit « the arch-enemy » ¤, un candidat qu’ils n’ont jamais vu ¤ soit « the unexpected outsider », ceux-là on ne s’en méfie jamais assez… ¤ avant de prendre une décision… mardi prochain. Je devrais donc être fixée d’ici une semaine environ, via Caroline.
Je croise les doigts, j’essaie de ne pas tirer de plans sur la comète.
¤ Si je n’obtiens pas ce job, j’aurai encore plus les glandes de ne pas avoir donné le meilleur de moi-même au cours de cet entretien, même si je trouve que l’activité de cette boîte est peu être trop restreinte par rapport à mon potentiel, ma polyvalence, mon aura, et surtout mes cheveux. Ben oui, je pourrais toujours utiliser ça comme consolation si je ne suis pas prise. ¤
Comme je ne vous tiendrai au courant que si les nouvelles seront bonnes, estimez donc qu’un silence de ma part sur le sujet équivaudra à un échec retentissant et mal assumé ¤ ou alors que la découverte de mes manœuvres de sabotage des candidatures de the arch-enemy et de the unexpected outsider m’auront jetée au fond du trou, comme une intouchable de la comm’, me rendant ainsi inemployable pour toute personne ayant une réputation à soigner ¤
à suivre…

No comments yet
Flux de commentaires pour cet article