Je viens de refaire un tour sur Monster, à la recherche du futur job de mes rêves.
La consultation de mon CV est montée en flèche.
J’espère juste que personne ne va m’appeler pour m’offrir un poste de commerciale en produits financiers, comme celà s’est produit il y a deux semaines.
Moi ? En train de fourguer des assurances vie, des SICAV, des OPCVM, placer des PEA, en tailleur pantalon strict alors que je ne vais même pas regarder mon compte en ligne ?
La perspective de devoir exposer les avantages croisés de tels ou tels placements, ou la meilleure solution d’investissement défiscalisé me crispe. Je sens monter la crise de spasmophilie…
Peuxx pl us é c ri
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Argh ! C’t'angoisse !
Vite ! Il fallait trouver un moyen de dire à cette bonne femme qui devait considérer son boulot comme un sacerdoce absolu en dehors duquel point de salut, et réverer son patron comme une sorte de Dieu vivant à qui elle consacre un petit autel qu’elle illumine en prière chaque jour ouvré ¤ j’en ai connu quelques-unes des dames comme ça, secrétaires particulières, assitantes de direction, je les reconnais assez vite au téléphone ¤.
Mais comment refuser poliment un entretien quand on est clairement en recherche active d’un autre boulot sans passer pour un pimbêche ?
- Merci mais non merci. Non, voyez, je n’en voudrais pour rien au monde de votre job de cul serré.
Trop direct.
- Heu, c’est à dire que j’ai trouvé un nouvel emploi. Merci.
Mais je continue à mettre mon CV à jour et bien en vue sur le site ? Non.
- Je suis très honorée par votre appel, mais je ne pense pas être à la hauteur d’un tel poste dans cette branche qui demande des expertises très pointues dont je manque cruellement.
Trop servile.
- Je ne suis pas intéressée pour le moment par une carrière dans ce secteur. Merci bien !
Pimbêche, pimbêche, pimbêche !
Comme je ne trouvais rien de mieux à dire, j’ai accepté ce fichu rendez-vous.
Et deux jours avant la date convenue, j’ai notifié dans un e-mail, que dis-je, un modèle de contrition sous forme électronique, l’impossibilité dans laquelle je me trouvais, fort malheureusement, de me présenter au rendez-vous pour des raisons d’éloignement ¤ ce qui, du reste, n’est qu’un demi-mensonge, car si je ne suis pas en dehors de l’Hexagone, je suis néanmoins à mille lieues de vouloir connaître l’évolution des TEG par coeur ¤.
Non, mais ho ! Comme je l’ai entendu une fois dans les couloirs, faut pas envoyer mèmère dans les cactus.

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