Reçu aujourd’hui, coup de fil du Loup.
Compte-rendu partiel et partial de la conversation assez fidèle à sa teneur.
- Dis donc, tu sais que tu as failli faire crever les poissons ?
- Ah, bon, zut ! ¤ je savais que quelque chose clochait puisque ces crève-la-faim boudaient anormalement les nombreuses billes à la surface — j’en avais mis trois fois trop – et se rangeaient en bataillon calme au fond de l’aquarium pour digérer alors qu’en temps normal, ils jouent les exocets ou se coursent comme des dingues entre les plantes. ¤ Voilà qui n’arrange apsa mes affaires, comment voudra-t-il faire des enfants avec une personne qui ne sait même pas nourrir ses poissons ? Je ne suis qu’une piscicide ! ¤ Dis, sinon, tu veux manger quoi ce soir pour marquer le coup ?
- Pfff… Je sais pas, choisis.
- Bon, OK.
- Sinon, je t’aime. ¤ trop tard, j’avais déjà raccroché ¤
Encore une fois, me suis fait avoir, Loup profitant honteusement de ma culpabilité pour me laisser dans le pétrin après avoir décliné mon invitation au restal – si pratique romantique.
Vais devoir trouver une idée de menu un peu chouette et festif qui convienne à ses papilles gustatives si délicates et sélectives, ET me fader la préparation. Il va se taper la vaisselle, mais c’est si peu cher payé…
Je l’aurai un jour, je l’aurai.

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