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Suite du texte libre avec mots imposés par Jad...

Rappel de la consigne :

Ainsi donc Jazz, je te propose le thème “texte libre” avec les mots imposés Martinique, vanille, don de soi, oubli et Administration des Impôts.

Good luck
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Il paraît que M. Vignac n’est pas là et la nouvelle petite mijaurée de l’accueil refuse de lui laisser mon enveloppe, elle veut même pas me dire quand il doit revenir. Saleté de pimbêche mal… habillée ! Elle va entendre parler de moi !

Bon, je fais quoi ? Je vais quand même pas retenter le coup demain, et me refarcir le trajet en métro. Je suis là, j’y reste.
Mais bon, faut pas charrier non plus, je vais pas prendre un ticket, comme tout le monde et surveiller le tableau d’affichage en attendant mon tour comme un gland. A la vitesse où ça va, va falloir poireauter des plombes, tout ça pour que l’Etat arrête de me sucer la moelle.

Je la menace de faire un scandale si elle ne fait pas appeler l’assistant de Vignac sur-le-champ ! Lui, il est au courant, il me connaît, il saura quoi faire, et la pimbêche-là, elle ferait mieux de mettre à jour son CV, elle va en avoir besoin dans un futur proche.

Bon, si je me débrouille bien, j’expédie cette affaire, et j’aurai encore le temps d’aller faire les soldes chez Dior et Chanel avant mon soin pédicure hebdo.

Ah, enfin, quelqu’un accepte de me recevoir ! Pas trop tôt !

- Bonjour ! Mais c’est vous ? Mme Pignot, comment ça va depuis la dernière fois ?
- Bon… bon… jour… Mais… Mais qu’est-ce que vous faîtes là ?
- Je travaille ici. Je suis responsable de ce centre.
- Ah… ah bon ? Félicitations… Vous… vous…êtes…
- Oui, j’ai été mutée il y a… attendez, un mois, oui, c’est ça, ben ça fait un mois tout juste, Maman ne vous l’a pas dit ? Elle est tellement fière de moi !
- Ah… non, je ne savais pas. Il est passé où M. Vignac ?
- Mis à pied et bientôt révoqué si vous voulez mon avis. Il paraît qu’il trempait dans des magouilles et exemptait des imposables. Une histoire sordide. Vous le connaissiez ?
- Heu, non, de nom, à peine, vous savez.
- On a viré tout son staff avec lui pour éviter la gangrène, et on m’a mise à la tête du centre pour redresser un peu la barre, bon, ils avaient besoin d’une nouvelle tête, une femme jeune de préférence pour couper de la vieille école et de l’image du percepteur sévère, c’est un peu pour ça qu’ils m’ont promue ici, je ne me fais pas d’illusions, mais j’aime autant vous dire que maintenant, l’Administration des Impôts a ce centre à l’œil, et quand on m’a nommée ici, on me l’a clairement fait comprendre… Aucun droit à l’erreur.
- Je comprends… mes… mes félicitations en tout cas.
- Merci. Mais je bavarde, je bavarde, et je ne vous demande pas ce que je peux faire pour vous… Alors, en quoi puis-je vous aider ?
- Laissez tomber… Non, en fait, ce n’est rien…
- Mais, non, il faut en profiter ! Dites-moi tout.
- Non, vraiment… Une pécadille !
- Vous savez Madame Pignot, Maman me donne souvent des nouvelles de vous, oui oui, elle vous aime beaucoup. Elle me raconte avec quel goût vous vous habillez, avec quel soin vous avez re-décoré votre appartement, votre amour pour les belles choses… Vraiment, je ne sais pas comment vous faîtes pour vous en sortir et mener ce train de vie, avec des revenus si faibles que vous ne payez même pas d’impôts. Je n’irai pas par quatre chemins : vous savez ce que ça sent, là ?
- Heu, non, pas la moindre idée…
- Je vais vous le dire Madame Pignot, ça sent la fraude à plein nez ça ! La fraude, et la vanille bon marché !

_fin_

Alors Jad ?
J’ai bon ?

Suite à la commande de Jad

Ainsi donc Jazz, je te propose le thème “texte libre” avec les mots imposés Martinique, vanille, don de soi, oubli et Administration des Impôts.
Good luck

En avant première mondiale pour la sdb, voici la première partie de mon texte…

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Pschiit, pschiitttt.
Allez, encore un peu…
Pschiit, pschiit, pschiitttt !

C’est vrai, ça coûte cher, j’en mets des tonnes, mais de toutes les façons, on ne sent jamais trop bon, et puis, tout le monde adore la vanille.
Le patchouli, je comprendrais, c’est capiteux, étouffant, trop « peace and love, cool, man », personnellement, j’en suis pas baba… Non, le patchouli, c’est vulgos, y’a pas.

La vanille, c’est un souvenir d’enfance, les gâteaux de Mamie, les flans qu’ont gobait en cachette, les glaces à 5 francs qui fondent dans leur cornet de gaufre en carton et qui rendent les doigts collants. Tiens, un bail que j’avais pas repensé à tout ça. Je suis certaine que les grands savants qui cherchent un traitement contre l’Alzheimer ils ont jamais pensé à utiliser la vanille contre l’oubli.

La vanille c’est classe, et puis, il m’a coûté la peau du cul ce flacon riquiqui, obligé que ça sente bon.
Allez, re-pschiiiiiit…. Faut pas bouder son plaisir.

Vivement qu’ils mettent une première classe dans le métro, parce que moi, je ne voyagerais que comme ça, loin de la foule qui sue et qui pue.

Oh, non, manquait plus que ça : un fichu clodo qui fait la manche, il se plaint de ne pas avoir mangé depuis des jours. Ben quoi ? Moi non plus je ne mange pas tous les jours ; pour garder la ligne, il faut au moins ça, mais ça ne m’empêche pas de faire un tour dans la salle de bains, moi.
Attends, il veut que moi, je lui donne une pièce ? Non mais, tu m’as vue, mon brave ?
Je file pas mon fric durement gagné à un mec qui vient ruiner mon style.
Moi, quitte à embaumer une rame, autant que ce soit de la vanille Bourbon plutôt que l’alcali de la pisse que tu laisses quand l’alcool te fait tout oublier, l’alcool que la charité des bonnes gens comme moi t’aura payé !
Non, moi, tu vois je leur soulage les narines, je sens bon, je fais attention à ma mise, mon allure, ce que je laisse dans mon sillage, c’est du travail, des sacrifices, un sacerdoce !
Un don de soi, oui, parfaitement ! Je fais ça pour que les autres me trouvent agréables.

Et qu’on arrête de me casser les pieds avec la solidarité, tout ça !
On n’a que ce que l’on mérite après tout.

Je déteste prendre le métro, hors de question de m’asseoir sur des sièges râpés et dégueulasses, de tenir la rampe grasse à mains nues, et me faire serrer aux heures de pointe.
Mais bon, quand on est victime comme moi d’un retrait de permis abusif (quand je pense qu’il m’a suffit de frôler cette geignarde de gamine mal élevée pour qu’on me sucre les deux derniers points, et que je vois ce dont ils sont capables ces fous-là), et qu’on ne veut pas avoir à se taper des chauffeurs de taxis grossiers et imprudents (c’est à ceux-là qu’on devrait retirer le papier rose, tiens !), on n’a pas vraiment le choix, alors, j’évite de coincer ma robe D&G dans le tourniquet, je fais gaffe à ne pas tremper mes Jimmy Choo vintage achetées sur eBay dans les flaques douteuses sur les quais et je prends mon mal en patience.

Au moins les affiches publicitaires sont distrayantes. Ah ! Horreur ! Gloups ! Une promotion pour un séjour formule tout compris en Martinique. Pas étonnant qu’avec ces prix bradés, on se soit retrouvés dans le même hôtel que la fille de la concierge la dernière fois en Rèp’ Dom’. Plutôt crever que de retourner sur cette île de pecquenauds incapables de s’occuper de leurs petits sauvageons pleins de poux. Et tomber sur la fille de l’autre prolo-là, qui se croit de la haute parce qu’elle est cadre de la fonction publique… Non mais j’vous jure, des fois.

J’étais à deux doigts de la syncope quand elle a envoyé des cocktails à notre table.
Je l’ai snobée façon-façon, elle a rien compris la conne.
Au moins, je suis sûre que ce ne sont pas mes étrennes qui lui ont payé ses tongs de pétasse, vu que sa feignasse de mère, elle peut toujours espérer une enveloppe de ma part ! Je suis sûre qu’elle vole des trucs quand elle vient déposer les colis à la maison. Après ma dernière thalasso, j’avais l’impression qu’elle m’avait taxé un truc, mais impossible de dire quoi. C’est mon intuition. Elle a dû être tentée quand elle est venue arroser les plantes en notre absence.

Bref, quand on a vu que sa fille était dans la même aile que nous, on a fini par demander à être relogés loin d’elle et tant mieux, parce que nous, au moins, notre nouvelle chambre, elle avait un bidet et vue sur la piscine, rien qu’ça.
On a payé plein pot, mais on sait ce que c’est le luxe, et puis, on n’était pas dépaysés comme elle et l’aut’ plouc qui l’accompagnait. Ri-di-cu-les ! Ils étaient pas dans leur élément ceux-là. 

Bon, ça y est, c’est mon arrêt…


à suivre…

 

¤ la deuxième partie est écrite, mais je ne la publie que si j’arrive à 180 commentaires pour cet article… bon, OK, 1 commentaire suffira… ¤

¤ Comme Sev, vous aurez compris qu’il s’agit d’une fiction, hein… ¤

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