Ce matin, dans l’une des nombreuses newsletters que je reçois sur mon mail pro – mais que je ne lis que rarement, parce que d’une je n’ai pas trop le temps en ce moment, je préfère écrire cette note par exemple, et qu’en plus, maintenant que je change de secteur, bizarrement, être au courant des conséquences de l’avènement du Wi-Max sur la consommation de minutes de télécommunications des particuliers en Ile-de-France me paraît carrément moins passionnant — je lis ce titre
UnitedHealth Options Just Got Messier.
Impossible de lire l’article, la capitalisation boursière, les actions, les opérations financières ont le même effet chez moi que la saison 3 de Lost : ça pourrait être intéressant, mais ça m’endort profondément.
Toujours est-il que « faire une Messier » ne signifie rien de bon.
Ca veut probablement dire que la boîte a eu un problème d’actions mal évaluées, ou un autre problème de gros sous que nous autres simples employés peinant pour un salaire n’atteignant pas les six chiffres annuels ne pouvons comprendre.
Il y a d’autres personnalités qui sont passées dans le langage courant :
Le mot de Cambronne par exemple
Depuis un mémorable SuperBowl, on ne dit plus « montrer son téton », mais « I had a Janet Jackson moment », expression que nous pourrons en français traduire par « se la jouer Sophie Marceau » quoique je lui préfère la plus littéraire « obliger Tartuffe à sortir son mouchoir».
Je dis souvent moi-même : « Attention, le chat veut faire une Fairbanks ! » quand notre adorable chatonne se met en tête de reproduire la célèbre cascade qu’exécute Douglas Fairbanks dans The Black Pirate, en remplaçant la voile par les rideaux du salon.
Si mon nom devait faire partie d’une expression, je me demande bien ce que voudrait dire « faire une Jazz ».

5 comments
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13 novembre 2006 à 16:35
Leeloolene
“la saison 3 de Lost : ça pourrait être intéressant, mais ça m’endort profondément”
Oh lalalalalala ! Tu n’as sûrement pas vu un seul épisode de la saison 3 pour dire ça !!!! Je suis telle, une héroïnomane en manque dès qu’un épisode se termine
Donc nan nan, l’argument ne tient pas !
Arff…. quel intérêt que ce commentaire pour mon grand come-back sur ton new-web-site-salle-de-bainesque
Et sinon, ça va la vie ?!
Bisous
13 novembre 2006 à 19:06
Jazz
Désolée Leeloolene, mais la saison 3 de Lost (oui, oui, je suis à jour de la diffusion, de manière, heu… tout à fait… heu… légale) est totalement soporifique, à part peut-être le dernier épisode qui a su relancer un peu mon intérêt, le temps d’un flash-back.
Non, décidément, l’intrigue est diluée, on s’enfonce dans un mystère de plus en plus épais et de plus en plus difficile à soutenir d’un point de vue logique.
La saison 2 promettait de répondre à des questions posées en saison 1, ce qu’elle a fait (on a vu l’intérieur de “the Hatch”, on en voit un peu plus sur “the Others”, on sait qu’il y a d’autres survivants) mais elle laisse encore plus de brouillard en suspens : en saison 3, on se retrouve avec tout un tas de points d’interrogation qui ne sont pas du tout, mais alors pas du tout effacés au fil des épisodes.
Je continue néanmoins à suivre le tout (alors que des millions d’Américains ont déjà abandonné, mais en même temps, doit-on se fier au jugement de gens qui ont mis Dgee DoubleYou Bouche, même s’ils se sont ratrapés avec les dernières élections…) en me disant que je ne suis qu’une femme de peu de foi, que depuis le début les scénaristes distillent leurs réponses à coups de flash-back assomants, de détours insupportables et de rencontres qui ne sont assurément pas fortuites (on finit par piger le truc du tout le monde se connaît plus ou moins au bout d’un temps), mais que c’est mon esprit d’épaisse couillonne qui ne me permet pas de comprendre.
Donc, je regarde toujours, avec un intérêt sensiblement décroissant, alors que j’étais prête à crier au génie au début de cette série.
Quid de la femme amoureuse de Desmond, qui cherchait à le retrouver et qui reçoit un coup de fil disant qu’on a peut-être une piste en fin de saison 2 ?
Quid du mec que remplace Desmond (il joue le prêtre méchant dans Carnivale, et un gardien horrible dans Sleepers, et un maton très con dans The Shawshank Redemption) et qui assistait à la torture du chef de Saïd ?
Quid de l’apparition de feue Libby dans le même hosto que Hurley ?
Quid de Rousseau, où est-elle passée ?
Walt, il a bien des pouvoirs (montrés brièvement en saison 1, aucun signe dans la saison 2, sauf la nana de the Others — qui a joué la journaliste qui interviewe Tome Cruise dans Mognolia, de mémoire — qui les évoque entre les lignes quand elle parle à Michael…)
Il est où michael, en parlant de ça ?
C’est quoi le monstre de poudre noire qui fait un boucan pas possible ? On aurait dit un essaim de bêbêtes, ou de suie animée.
Bref, des interrogations comme ça, j’en ai à la peine, et je dois avouer ma frustration. Je n’ai pas de réponse, j’ai de plus en plus de mystère à débrouiller, et mon pauvre esprit se dit qu’il n’en verra jamais la fin, trop de choses à se rappeler, trop de connexions subtiles. Et à l’allure où va l’hémorragie d’audience aux USA, il est possible qu’on leur demande de mettre un point final à tout ça (ce qui a en général pour effet de bâcler la fin), ou pire, qu’on arrête le schilblick en milieu de saison. Et là, je ne sais pas quelle option serait la pire.
Bref, ça sent le X-File avec la théorie du complot qui part en vrille.
Là, dans le dernier épisode, ils sont partis dans un bon cliffhanger avec l’opération (c’est un classique avant une longue trève), mais je crois que si le Loup n’était pas aussi nul en résumé détaillé d’épisodes (parce que tout est en subtilités et non-dits, plans volontairement lents et secrets à découvrir dans Lost), je me contenterais bien de ne suivre un épisode sur 3 en regardant bien les récapitulatifs “Previously on Lost”.
Non, je suis plutôt remontée contre cette série, parce qu’elle a si bien commencé et que maintenant, elle déçoit énormément de fans de la première heure, dont moi.
Alors, maintenant, il faut que tu me dises si tu ne partages pas un peu mon point de vue quand même…
Bon, sinon ça fait plaisir de te revoir avec un bonnet de bain.
Pour moi, la vie ? Oui !! Tout va bien, merci.
Quant à toi, ne te laisse pas faire, parfois, il faut savoir dire non, même à ses collègues préférés, quitte à passer pour une fille un peu moins disponible, et alléger un peu sa charge de travail (surtout quand elle est déjà très lourde et exigeante, même si on a plaisir à la porter)… D’accord ?
Bises.
14 novembre 2006 à 20:28
marionette
Faire une Jazz? Fastoche : faire un tir groupé en balançant d’un coup 60 CV dans des boîtes mail différentes. Non? Quoi, facile?! (mouahahahaha)
16 novembre 2006 à 19:27
Jazz
Non, en fait, faire une vraie Jazz, dnas ce cas, ce serait envoyer 60 mails de candidature SANS les CV.
17 novembre 2006 à 23:41
cactus aime le mot dit
faire une jazz ? une jazz hot comme la revue ou
une vraie Jazz ce peut être aussi en écoutant Olé de John Coltrane , non ?
ainsi va l’avis !
à souvent !