Ce matin, dans l’une des nombreuses newsletters que je reçois sur mon mail pro – mais que je ne lis que rarement, parce que d’une je n’ai pas trop le temps en ce moment, je préfère écrire cette note par exemple, et qu’en plus, maintenant que je change de secteur, bizarrement, être au courant des conséquences de l’avènement du Wi-Max sur la consommation de minutes de télécommunications des particuliers en Ile-de-France me paraît carrément moins passionnant — je lis ce titre
UnitedHealth Options Just Got Messier.

Impossible de lire l’article, la capitalisation boursière, les actions, les opérations financières ont le même effet chez moi que la saison 3 de Lost : ça pourrait être intéressant, mais ça m’endort profondément.

Toujours est-il que « faire une Messier » ne signifie rien de bon.
Ca veut probablement dire que la boîte a eu un problème d’actions mal évaluées, ou un autre problème de gros sous que nous autres simples employés peinant pour un salaire n’atteignant pas les six chiffres annuels ne pouvons comprendre.

Il y a d’autres personnalités qui sont passées dans le langage courant :
Le mot de Cambronne par exemple

Depuis un mémorable SuperBowl, on ne dit plus « montrer son téton », mais « I had a Janet Jackson moment », expression que nous pourrons en français traduire par « se la jouer Sophie Marceau » quoique je lui préfère la plus littéraire « obliger Tartuffe à sortir son mouchoir».

Je dis souvent moi-même : « Attention, le chat veut faire une Fairbanks ! » quand notre adorable chatonne se met en tête de reproduire la célèbre cascade qu’exécute Douglas Fairbanks dans The Black Pirate, en remplaçant la voile par les rideaux du salon.

Si mon nom devait faire partie d’une expression, je me demande bien ce que voudrait dire « faire une Jazz ».