A plat.
Je suis à plat.
A plat je vous dis.
Comme après le passage d’un rouleau compresseur.
Tellement à plat qu’on pourrait me faxer.
Tellement à plat que je suis passée sous la porte pour sortir de chez moi ce matin.
A plat.
Pourtant, ce n’est pas le relief qui manque, je reviens de 10 jours de vacances en Gwadada, chez ma mère.
J’ai baffré : cassaves, doucelettes, langoustes, columbo, poisson, acras, pour ne citer que ceux-là.
Ma mère d’ailleurs n’a pas hésité à me faire remarquer, bien que je lui aie indiqué maintes fois le caractère tabou de ce sujet, que j’avais plus que des rondeurs.
Comme à chaque fois, mes bourrelets, ma manière de faire la vaisselle, mon envie d’aller à la plage, tout tout tout est un casus belli.
La guerre de nerfs.
Heureusement, Le Loupe est de mon côté et me soutient.
Mais c’était usant, comme à chaque fois.
Maman lance des regards qui en disent long, qui expriment bien les “tu as grossi”, “cette robe ne te va pas”, ou des “ce n’est pas comme ça qu’il faut faire” et encore d’autres choses qui passent parfois la barrière de son éloquent silence.
Le Loup se demande pourquoi ma mère est si odieuse avec moi parfois.
Moi, je finis par me dire que je ne reviendrai plus chez elle pour de si longs séjours, ou alors, on louera une bagnole, et on ne reviendra à la maison que pour dormir et se doucher.
Voyons les bons côtés du truc, au moins, comme ma mère me faisait chier, j’étais moins préoccupée par l’absence obstinée d’offres de boulot sympa qui m’affligeait depuis plusieurs mois.
Donc, voyons le bon côté des choses.
Et puis, demain, Maman débarque ici, le duel a changé de décor, et cette fois-ci, j’ai l’avantage du terrain…

5 comments
Comments feed for this article
22 mai 2008 à 17:17
Madame Pas Contente
Mmmmm…. Ca fait envie….
)
(envie d’un loup qui critique pas les bourrelets, le reste, je te le laisse)
(je suis royale, non ?
27 mai 2008 à 14:59
akynou
Ouih ! ça va donner
27 mai 2008 à 16:13
Jazz
>Madame Pas Contente : sympa la dame ! Mais je garde mon loup, et je ne l’échangerai pas contre deux boîtes d’Omo. °Dis donc, tu rajoutes un “h” et puis tu te retrouves avec une blague d’un goût douteux. °
>akynou : bon ça va, elle a été plutôt gentille et conciliante. Ouf !
5 juin 2008 à 23:55
Marionette
Aaaaah ma mèèèère ah ma mère, bon sang de bazar.
Je crois que toutes les filles en sont là, ou presque. Et que toutes les mères n’en sont pas loin non plus avec leurs filles.
Maladresses, indélicatesses, petites pointes de jalousie parfois (c’est le lot des mamans qui ont des filles, fatalement), et comment sortir de ce carcan, comment se protéger de ces piqures brulantes quand elles sortent de notre génitrice… tout un programme.
La mienne est en pleine forme à ce niveau là en ce moment. Je me demande si elle irait voir le film dans lequel je serais en tête d’affiche.
Dur de “laisser pisser”, même de prendre le large. Impossible, peut-être.
C’est un peu désespérant. Mais pas assez, the show must go on!
A bientôt pour d’autre niouz.
(j’ai l’impression de te connaitre dans la vraie vie, c’est étrange, même si celle qui pourrait être toi est altiste amateur et – je crois – aime son job, mais elle aussi se marie bientôt… beaucoup de petits détails…)
6 juin 2008 à 18:29
Jazz
Désolée, je ne joue point d’un instrument à cordes, mais j’aurais bien aimé.
Je dois encore me débrouiller sur “Frère Jacques” à la flûte à bec, tout au plus.
Mais si ça peut te consoler, tu en sais beaucoup plus sur moi parce que tu as lues ces pages, que la plupart des gens que je côtoie plus d’heures qu’il n’en faut chaque jour non chômé.
Quant au sujet des mères, je crois qu’il y a des périodes. Des cycles où elle t’emmerde, des cycles où elle t’encense, des cycles mixtes où c’est moit-moit’.
Un jour je serai mère et je comprendrai peut-être les origines de ces changements… peut-être…