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Maillots de bain – OK
Paréos – OK
Huile après-soleil – OK
Petites robes bains de soleil dans lesquelles je peux encore caser mon ventre – OK
Tongs – OK
Lunettes de soleil – OK
Housse étanche appareil photo – OK
Chapeau larges bords – OK
Eventail – OK
Bonnes lectures – OK
Bas de contention pour l’avion – OK

A acheter :
- Crème solaire bio indice 1280
- Magazines Bébé pour faire culpabiliser l’hôtesse qui nous installera du coup en 1ère classe, surtout qu’en plus on est en voyage de noces et qu’on boit pas de champagne, alors bon, faites un petit geste quand même…

Avant-hier, j’ai reçu un mail de la Big Boss qui me demandait de faire un truc qui avait l’air intéressant sur plusieurs mois, en plusieurs étapes : bref, de quoi m’occuper jusqu’à mon congé mat’.

J’étais surprise qu’elle fasse appel à moi, ça avait l’air un peu sympa à faire, pas trop rébarbatif, utile et le fruit de ce travail serait exposé à tout le groupe. En plus, c’était carrément dans mes cordes !!!

Elle avait dû prévoir ma stupéfaction puisqu’elle a précisé à la fin de son mail : “ce n’est ni une blague, ni un moyen d’occuper ton temps”. ¤ Non, je ne délire pas, elle a bien écrit ça… ¤

Là, j’ai commencé à cogiter, mais histoire d’être sûre d’avoir tout bien compris et de ne pas me tromper de voie, parce que malgré tout, il y avait des choses qui demandaient à être précisées, je lui ai demandé un rendez-vous dans le mail suivant (cliquez sur les mails pour mieux les voir) :

Mail ok

Pourquoi diable ai-je répondu ça ? Quelle drôle d’idée j’ai eue en envoyant ce mail ? Pourquoi ai-je voulu être laconique et ne pas lui faire peur avec toutes mes questions détaillées ? Pourquoi ne lui ai-je pas montré ma gratitude en lui offrant de faire de mon premier-né son appuie-coude pendant les 18 premières années de sa vie ? POURQUOI????

Voilà ce que j’aurais dû écrire :

Mail non

Clairement, j’aurais dû écrire ça, mais quelque chose m’a empêché de le faire. En tout cas, c’était visiblement mal parce que je me suis pris ça dans la tronche en arrivant le lendemain matin :

Mail1

Vlan dans les dents !

Je lis le mail au Loup qui me dit “laisse tomber, c’est de l’acharnement !”. Je ne m’attendais pas à un jugement aussi péremptoire de sa part : il est d’habitude si blasé de mes fantasques aventures au travail et trouve toujours que je prends les choses trop à coeur. Là, l’utilisation du mot “Acharnement” et de quelques noms d’oiseau à l’intention de BigBoss m’ont réconfortée.

Le Loup avait déjà été échauffé par la manière dont BigBoss avait formulé sa demande à ma chef ¤ la compagne de BigBoss ¤ avec un superbe “peux-tu ma prêter Jazz” ou encore un “ce travail doit être fait soigneusement”. Il y a bien longtemps que je ne me vexe plus pour si peu dans cette boîte.
Moi, pas démontée, je lui renvoie un mail :

Mail 3

Mail envoyé à 12:26 mercredi.

Jeudi à 19:30, toujours pas de réponse, BigBoss et ma boss (en copie de tout) sont en déplacement et ne rentrent que demain.

Entre temps, ma boss m’a adressé d’autres messages sur d’autres sujets. Le silence de BigBoss ne résulte donc pas d’un problème de réception/envoi de mails, à moins qu’elle ait encore paumé son Blaquebérie dans les chiottes.

Je caresse le doux rêve de lui avoir cloué le bec.

Je ne sais pas où ça me mènera, mais au moins, ça m’a fait du bien de lui renvoyer son Scud dans les guiboles.

Je me tâte cependant : dois-je me fendre demain d’une petite visite à son bureau demain pour lui signifier, gentiment, mais fermement, que je n’ai certainement pas mérité son courroux puis son silence et que si elle préfère que je sois un béni-oui-oui, il suffisait de le dire ?

¤ M’enfin, ce n’est pas vraiment une nouveauté : pour se faire bien voir, il faut être parente avec la boss, ne pas poser de questions et faire semblant d’avoir tout compris. Quoi qu’il arrive, montrer sa gratitude et ne pas sortir du rang. ¤

_____

* Evidemment, les noms de personnes, produits, et divisions ont été changés.

Le sujet semble parfois inépuisable, aussi, voici un nouveau volet de

L’informatique, c’est pas automatique

histoire de ne pas vous faire regretter la vie au bureau pendant le week-end.

- Dis-moi Jazz, il faut que je fasse copier ou coller ?
- Pardon ?
- Copier ? Coller ? Je fais lequel des deux ?
- Heu… C’est une devinette ?
- Non, en fait, j’ai fait un truc si tu veux, et puis là, je ne sais plus quoi faire, si c’est copier ou coller, quand je veux le faire monter, là.
- ???
- J’ai fait un truc pour faire monter mon bloc dans ce fichu tableau, là.
- T’as fait quoi comme “truc” pour faire monter ton bloc.
- Je crois que j’ai cliqué sur couper.

Elle tourne son écran vers moi. Je réalise qu’elle a coupé une cellule et veut la recopier ailleurs, plus haut dans son tableau.

- Ah, OK, il faut cliquer sur “coller”.
- Ah, merci, j’oublie toujours.

____

- Han !
- …
- Han, mais c’est pas possible
- …
- Non, c’est pas vrai…
- Quoi ?
- Ah, merci de me le demander, je crois que j’ai perdu le document sur lequel je travaillais.
- Normalement, ton ordinateur a dû faire des enregistrements réguliers, tu devrais au moins pouvoir retrouver quelques modifications.
- Ah, ben j’espère, parce que j’ai enregistré, j’ai appuyé sur le bouton “enregistrer”, j’en suis sûre.
- Bon, ben alors, tu vas le retrouver, je te montre comment faire.

Après 5 bonnes minutes de recherche, impossible de mettre la main sur le fameux document.

- Pourtant, j’avais bien cliqué là pour enregistrer, amis il faut dire que mes mails ne fonctionnent pas bien en ce moment, alors, ça doit court-circuiter quelque part…
- Non, mais là, c’est pas l’icône enregistrer, c’est l’icône pour envoyer un message électronique…

___

- Je pinceaute, je pinceaute. Qu’est-ce que je pinceaute ! Je n’arrête pas de pinceauter depuis que tu m’as montré comment faire.
- C’est bien ! Contente de voir que ça te rend service.
- Ah ben oui. Tiens, je pinceaute encore… Tiens, pinceau ! Et voilà, pinceau encore…
- …
- DOUBLE PINCEAU !!
- …
- PINCEAU, PINCEAU, PINCEAU, pinceau puissance trois !!!- …- re-pinceau
- Tiens, pinceau !

Prochaine étape : lui apprendre à se servir du pinceau de copie de la mise en forme en silence.

__

- Jazz, je ne comprends pas pourquoi le mot “BARHEIN” est écrit tout de travers.
- Comment ça de travers ?
- Ben oui, tu vois bien, il est déformé !
- Quoi ? Ah, c’est parce que t’es en italique.
- Mais non, c’est pas en Italie, le Barheïn.
- Non, le mot “BARHEIN” est écrit en italique. tu appuies là et il se remet droit.
- Ah, tiens, je l’avais jamais encore utilisée celle-là !

___

Parfois, je me dis qu’on ne peut pas lui en vouloir.
Mais c’est plus drôle à lire qu’à vivre, croyez-moi.

Combien de fois avions-nous eu la fameuse discussion qui commence par “Mais comment on va l’appeler” ?
Dix, vingt, peut-être trente fois.

Au bout d’un moment, nous sommes arrivés à un consensus ¤ en d’autres termes, il a plié sous le poids de ma volonté ¤ pour une fille et un garçon. parce qu’il faut bien que les deux prénoms aillent un peu ensemble, ou au moins qu’ils soient au même niveau : imaginez une fratrie composée de Olympia et Jean, ou encore ¤ rhaaa, c’est dur de trouver un prénom un peu sophistiqué pour un garçon ¤ Thaddéus et Marie. Ca fait un peu “on a bûché sur l’un, et l’autre, on n’avait plus le temps, alors, on a paré au plus pressé” ou “ben, on a bien vu que les prénoms un peu à la con, ça ne sert à rien, alors, on a fait dans le soft pour l’autre”. Bref, ça sent l’échec de dénomination.

Alors, n’allez pas nous compliquer la vie en nous disant que 1) nous pourrions n’avoir qu’un enfant — voire pas du tout, hein, à l’époque on ne pouvait pas savoir, 2) nous pourrions avoir deux garçons ou deux filles, ou des triplés. Nous nous en fichions éperduement. Notre choix un peu fantaisiste était arrêté.

Mais ce n’étaient alors que des discussions dans le vent, certes nous nous imaginions parents de gamins affublés de prénoms un peu à la con, et ça ne nous posait pas de problème parce qu’il n’y avait pas d’autres vies en jeu que la nôtre.

Mais quand Sa Seigneurie Bébé annonce sa venue prochaine, les choses se précipitent et vous vous demandez si vous n’allez pas gâcher sa vie davantage que prévu en lui attribuant une tare supplémentaire qui sera inscrite sur ses papiers.
Donc, vous remettez en question vos choix, pris dans une culpabilité précoce, vous traitant de parents indignes.
Et puis, vous cherchez de nouveaux prénoms, enfin, surtout pour la fille, parce que c’est elle qui héritera du prénom à la con car il ne se lit pas comme il s’écrit. Mais du coup, si vous avez bien suivi, vous comprenez qu’il faut aussi prévoir des solutions de rechange pour le p’tit gars, puisque vous risquez de mettre en péril l’harmonie prénominale de vos enfants.

C’est là qu’il est important de se rappeler que lorsque vous épousez un Loup, vous acceptez tacitement d’être exposée à ses grognements, aboiements et hurlements au sujet de votre nouvelle liste de prénoms.

Aujourd’hui, je décide de prendre une petite pause, j’appelle Monsieur mon époux et je lui donne une petite liste de prénoms glanés sur le net. Morceaux choisis de mon humiliation.

- April ? Non, ni April, ni June, ni Invierno, ni Jueves !

- Chienne ? Tu veux vraiment appeler notre enfant Chienne ? Ah ! Cheyenne ? Parce que tu crois que c’est mieux ? Pourquoi pas Apache ?

- Fleur ? Ca c’est un nom à finir à traire les chèvres dans une communauté hippie au nord de San Francisco…

- C’est un nom de guirlande de Noël, ça, Isadora. T’as quoi d’autre ?

- Next !

- Mais c’est immonde !

- Iris ? Oui, ou bien Clavicule, comme autre partie du corps, c’est aussi bien, non ?

Voilà, donc, je revois ma copie, mais au train où vont les choses, je crois qu’on va s’en tenir à notre choix premier ¤ qui évidemment, reste un secret ¤.

Comme d’habitude, on a mis un temps fou à se décider pour notre prochaine destination de vacances/lune de miel/farniente éhonté.

Mais maintenant, nous savons enfin où nous allons passer une petite semaine de repos dans moins d’un mois.

Là :

(désolée pour les crédits, je ne sais plus d’où j’ai pris cette photo…)

JettyPhoto de DanTheBeastMan

Bon, alors, OK, ce n’est pas vraiment une expédition culturelle, mais pour cette fois, on a ben mérité de ne rien faire ¤ j’ai quand même acheté plein de bouquins à lire sur place, parce que l’observation des poissons à travers la dalle vitrée de notre bungalow sur pilotis, ça risque de me lasser quand même ¤.

Je suis impatiente d’y être…

Attention, phrases longues, prenez une grande respiration avant de lire ce qui suit.

Depuis que j’ai annoncé ma grossesse au boulot, une fois passés le commentaire habituel de ceux qui n’aiment pas être pris au dépourvus, ce fameux “je le savais” ¤ Ah bon, alors pourquoi cet air de surprise, et pourquoi ça n’avait pas l’air de te déranger de me faire porter des colis lourds  ? ¤, les chuchotements qui s’arrêtent de manière suspecte quand j’entre dans une pièce, l’apathie presque rassurante de ceux qui accueillent la nouvelle avec un œil torve, et les quelques “c’est vrai ? chouette !” de ceux qui ne sont ni enragés de la vie, ni dégoûtés par le bonheur des autres, qui s’en foutent parce que mon absence n’aura pas de répercussion sur leur propre boulot, l’étonnement souvent mal feint de ceux qui ont appris par ragots mais qui veulent jouer les ignorants, et les vraies félicitations de ceux qui m’aiment bien et sont heureux pour moi,  j’ai vite eu l’impression que ma vie, mon corps, mon ventre basculaient dans le domaine public.

Je vous passe les réflexions du genre “Alors, maintenant que tu es mariée, tu t’es dit que c’est permis ? Allez, youp-la-boum ?” ou “Alors, ça faisait longtemps que tu essayais ou c’est arrivé comme ça ?” ou “Tu le sais depuis quand ?” qui seraient déjà bizarres venant de collègues avec qui je n’ai pas d’affinités, mais qui frôlent carrément la prise de renseignements “tout ce que vous dites ici sera retenu subrepticement mais effectivement contre vous” quand elles émanent de ma chef directe.

Elle aurait tout aussi bien pu me dire : “alors, depuis combien de temps tu prévois de nous faire un bébé dans le dos, hein, grande garce, c’est pas comme ça que je vais pouvoir te pousser à la démission ! Il ne me reste plus qu’à continuer à te demander d’exécuter des tâches bien chiantes, avec des délais de maboule, sans jamais parler d’augmentations et te reprocher de tirer la tronche 50% du temps, même quand tu affiches un sourire ultra-brite en toutes circonstances (deuil, maladie des proches, anémie grave), sans jamais te plaindre ¤ en dehors de ton blog ¤. De toutes les façons, t’es tellement conne, tu n’as même pas relevé quand quelques mois après, pour t’envoyer dans le placard de la ménopause, j’ai invoqué — en totale contradiction avec mes propos antérieurs, je le sais, mais je dis ce qui m’ararnge — ta bonne humeur à toute épreuve ; d’ailleurs, ça te plaît de donner des cours d’informatique à des gâteuses qui se plaignent tout le temps ?”, ouais, elle aurait pu dire ça, au moins, j’aurais apprécié sa franchise.
Je me contente de rester vague dans mes réponses en disant : “c’est arrivé, c’est arrivé…”, “j’ai su depuis hof… longtemps”, et ma préférée “oui, j’ai découvert les joies de l’intimité depuis le mariage”. Ce genre d’humour semble avoir le pouvoir de stopper la curiosité des gens.

Qu’on regarde mon ventre en tentant d’être discret, qu’on me demande le sexe (je ne saurai pas avant un mois et demi) ou si j’ai des prénoms en tête ou si j’ai une préférence pour une fille ou un garçon, si je vais bien, si tout se passe bien, si je suis heureuse, si mon mari, nos familles le sont aussi, si ça me fait drôle, si je le sens bouger, tout ça, ça ne me pose aucun problème : ces questions appartiennent pour moi au registre poli et badin des discussions supportables quand à la grossesse, cet état soulevant, je le constate, toujours une foule d’interrogations pour ceux qui sont passés par là, et les autres aussi.

Mais que ma chef (qui a gentiment indiqué la sortie à 4 personnes depuis le mois d’avril) me pose des questions qui touchent à des domaines plus intimes comme la “facilité” d’avoir un enfant, sachant que c’est souvent un sujet très douloureux pour nombre de couples, qu’elle prétende faire amie-amie avec moi juste pour me soutirer des informations, qu’elle enrobe tout ça d’humour, ça me fout les boules.

Ces gens ne sont pas mes amis, juste des collègues que j’ai du mal à tolérer souvent tant leur hypocrisie cousue de fil blanc, leurs petites manipulations, leur plaisir à lancer des rumeurs juste pour savourer les dommages qu’elles produiront, leur incapacité à vivre en dehors des enjeux du travail, tout ça, tout ça, me filent la gerbe.

¤ Bref, maintenant je comprends mieux pourquoi la fantasque Mademoisele C., une ancienne collègue, répondait à qui lui demandait si elle avait voulu d’un enfant depuis longtemps : “ça nous a pris comme une envie de pisser”. Précisons que nous enchaînions à l’époque les vagues saisonnnières de départs plus ou moins volontaires et son poste était comme tant d’autres, menacé. Elle a bien fait la maline, en plus, après son congé maternité, elle s’est barrée pour suivre son mari en Orient, loin des turpitudes de la vie en agence… ¤

Heureusement, au-dessus de cette mélée crasse, il y a quelques personnes qui sont sympa, ils peuvent me poser les mêmes questions que ma chef et ça ne m’embêtera pas plus que ça, et si je suis gênée pour leur répondre, au moins, je peux leur dire clairement sans qu’ils ne s’en formalisent. Ceux-là ont l’air vraiment sincère et ont même tendance à ne plus me parler que de cette grossesse en bêtifiant quand ils me parlent ou en s’adressant carrément à mon ventre. On m’avait prévenue. Je savais que mon bide allait concentrer toutes les attentions, bonnes ou mauvaises…

Je sais que je ne suis plus vraiment la même maintenant, mais avant de me transformer en culbuto puis en mère, j’aimerais être encore un peu tranquille.
Aussi je suis tentée de jurer de plus belle quand on me dit qu’il faudra m’habituer à ne plus dire de gros mots (moi qui en dis si peu d’habitude à part l’occasionnel “pµtain”), de changer de conversation quand une mère évoque son épisiotomie, et de transformer la réplique d’Adriana K. en “regardez-moi dans les yeux, pas au niveau du nombril”.
D’ailleurs, celui-ci commence à se montrer dangereusement, menaçant de sortir complètement ¤ à mon grand désarroi car je ne supporte pas qu’on me touche le “bibic” comme on dit chez moi ¤. Donc, ceux qui veulent me toucher le bide peuvent toujours… se toucher.

Peut-être que quand l’enfant bougera, je n’aurai qu’une envie : plaquer la première main qui passe contre mon abdomen gonflé. Pour l’instant, la simple perspective que quelqu’un d’autre que mon mari (ou ma mère ou mon frère, voire mes beaux-parents ¤ mais à mon avis, ceux-là sont tellement respectueux qu’il faudrait les forcer à me toucher ¤) pose ses doigts sur moi pour me palper l’utérus ¤ MON UTERUS !!! ¤ et sentir les ruades de son occupant me donne envie d’ouvrir la boîte-à-baffes ¤ le grand modèle de boîte-à-baffes ¤. Comme si on ne passait pas assez de temps comme ça à se faire ausculter, questionner, et analyser urine et sang.

Bon, je relis un peu les paragraphes précédents et je me dis que je vais passer pour une parano qui vit mal sa grossesse, alors que c’est faux : je suis une parano qui vit bien sa grossesse. D’ailleurs, mardi, j’ai vu les battements de coeur du bébé sur le voltmètre ¤ c’est comme ça que j’appelle le Dopple portatif, ça me rappelle mes cours de physique au collège ¤ et il pétait la forme, par contre j’abrite un enfant qui refuse de se faire interviewer : j’ai bien vu le rythme cardiaque capté par le voltmètre, mais pas moyen d’entendre le petit coeur, bébé s’amusait à nous échapper comme une savonnette.

C’est con, mais ça me fait rire de savoir que j’ai un enfant insaisissable. ¤ Comment ça, ça me fera certainement moins marrer quand je lui courrai après partout dans la maison, essayant de lui faire enfiler son pyjama ? ¤

après-vente

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