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Je vais me mettre au Vélib.
Alors, je me suis acheté un casque.
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Il est chouette, non ?
Le premier qui dit que ça ressemble à un casque allemand, Achtung, je lui mets une claque !
Je ne suis pas très jeux vidéo.
Sortie de Tetris ¤ merci Alexey Pajitnov ¤, moi, je suis perdue.
Je suis bonne copilote, j’indique les directions à prendre, le moyen de résoudre des énigmes, mais mettez-moi une manette entre les mains et vous êtes certains de perdre tout le bénéfice de trois heures de jeu.
Un jeu de bagnole ?
Mon plaisir est de balancer les bagnoles à la baille ou dans les panneaux.
Le Loup n’est pas franchement impatient que j’apprenne à conduire.
Un jeu d’aventure ?
Le Prince of Peurcha, je l’envoie se faire empaler sur les trucs pointus au fond des trous en trente secondes chrono.
Un jeu avec les frères plombier ?
Oui, mais je lis tout le manuel dans toutes les langues avant pour être certaine d’avoir tout compris, et puis il y a tellement de boutons que quand il faut appuyer sur R pour accélérer, le temps que je retourne la manette, trouve ledit potard, et exerce sur lui la pression attendue, hop, je me retrouve en train de patiner dans le bide d’un méchant.
Non, je suis super nulle aux jeux vidéos, une bulle, un zéro, le Loup et tous les mâles de ma famille vous le diront.
Peu importe, ce soir, je joue à Pikmin 2.
Un jeu tout gentil, pas violent où tout un tas de petites créatures qui ne demandent qu’à vous aider vous suivent en fredonnant.
Si on les traite bien, elles fleurissent.
Non, ces petites bouilles sont tellement craquantes. Impossible d’y résister.
C’est très peace, très zen, très coloré.
C’est bon pour moi.
¤ des fois je me dis que ça vaudrait presque le coup que le Loup soit absent plus souvent, pour que je joue peinard ¤
J’avais déjà ça
et ça
et ça aussi

maintenant, je veux ça
à voir sur le site ban-dit.
Y’a pas d’raisons !
¤ pour tous les généreux donateurs, merci pour elle, je chausse du 41, et je préfère le modèle rouge ou le blanc, à défaut. ¤

Quand j’ai vu la pub affichage pour la première fois en rentrant de vacances, j’étais à la fois dubitative et émerveillée :
un si petit objet pouvait-il vraiment contenir tant de chansons ?
Ils ont du choisir un type aux mains gigantesques pour renforcer l’impression qu’il s’agit d’une toute petite chose.
Quoi ? Le format d’une carte de crédit ?
Ah bon?
Depuis que le Loup m’en a offert un pour mon anniversaire, je peux le certifier :

j’ai de grandes mains.
Le truc chiant avec moi, c’est que quand on me demande de rendre service, il faut que je le fasse bien, que le résultat soit mieux que celui escompté, que le demandeur soit plus que ravi et satisfait de m’avoir fait confiance.
Tom, my English friend de passage à Paris, reçoit la visite de ses parents from the North of England.
C’est un petit couple adorable. Le père, ancien Capitaine de la Marine Marchande de Sa Majesté, est un drôle d’oiseau, qui élève des furets, prononce certains mots à sa manière toute particulière, juste because he enjoys doing so. Il est surtout incroyablement amoureux de sa femme et après tant d’années de mariage, ils continuent à se bécoter et à se prendre la main comme des jeunots. Normal, la mère de Tom est une femme exquise, enjouée, et pleine d’enthousisasme et de compassion. C’est une paire rare.
Moi qui ai vécu des années de tumulte et de tourmente comme témoin de la vie de mes parents, je trouve que ces couples qui s’entendent à merveille bien longtemps après la date de péremption sont une sorte d’aberration délicieuse que j’envie toujours.
J’ai mis du temps à me dire que toutes les amours ne sont pas systématiquement condamnées, sorte de CDD ou de CNE qui se finira forcément beaucoup plus tôt que prévu et voulu. Je voyais ma vie comme une suite d’histoires plus ou moins courtes, sans véritable avenir, je me voyais recomposant famille au gré des affections, trouvant un atome crochu ici, puis un nouveau là, et encore un autre ailleurs. Non pas que je ne voulais pas croire en un amour qui dure, mais je n’avais ni exemple fort ¤ ou du moins, restais-je très dubitative, fataliste, ou cynique quant à ceux que je connaissais, essayant presque de deviner l’espérance de vie de telle ou telle union… ¤
Mais le Loup est entré dans le tableau, et ¤ il a ramé, mais ¤ il y est arrivé : j’ai chassé toutes ces mauvaises pensées, et naïvement, je ne me pose pas la fameuse question :
Quand tout cela finira-t-il ?
Bref, ce soir, Le Loup, Tom, ses parents et moi devons aller manger dans un restaurant qui répond aux critères suivants :
- cuisine ? française, surtout avec du foie gras, et du bon vin.
- situation ? un lieu un peu typique de Paris.
- autres ? comprenant un espace non-fumeur, plutôt joli, pas trop touristique.
Facile, a priori.
A priori seulement.
J’avais un restau en tête, c’était l’histoire de quelques minutes, le temps de composer leur numéro, réserver la table, confirmer le tout à Tom…
J’appelle et découvre que cet excellent endroit Montmartrois recommandé un peu partout est, attention, ça fait mal aux bronches : fumeur partout !
Nul, pas légal, mais au moins, c’est honnête de m’avoir prévenue. Du coup, je ne citerai pas leur nom. Mais c’est scandaleux !
Quand je pense que des restos comme le savoureux La Table D’Hélène1 sont exclusivement non fumeurs, ce qui permet d’apprécier d’autant mieux les saveurs et les fumets… ¤ Dommage pour moi, il faut satisfaire nos Angliches préférés en foie gras, donc, ce sera pour une prochaine fois, Hélène… ¤
Un peu déçue, je pars à la recherche du nom d’un autre restau très bien, très bon, pas trop loin de la Place Sainte-Catherine dans le Marais. Une heure pour retrouver ce fichu nom : l’Epouvantail2 ! Et là, en écoutant leur répondeur, j’ai découvert qu’ils étaient fermé le lundi soir, comme par hasard.
Un autre restaurant, aurait pu faire l’affaire si le propriétaire n’avait pas changé. Jad m’avait prévenue, c’est moins bien depuis. On devrait peut-être les rebaptiser en Auberge du Kloug3 ¤ je suis trop dans l’actu, moi… ¤.
Il y en a bien un autre encore, super sympa, un décor d’école d’antan, avec une interminable carte de desserts dont la simple évocation me file des frissons, mais, bon, on y va assez souvent, on n’est pas certains d’y trouver du foie gras, et Tom connaît déjà, mais les desserts, oui, mais non… Ne cédons pas à la tentation du sucre. Même si… non, allez ! Pas de Tête à Toto4 pour nous ce soir. ¤ Sniff ¤
Ah, et puis, il y a celui-là, où l’on n’a pas remis les pieds depuis 3 ans, mais on a bien fait, parce que les Internautes en disent le plus grand mal : le patron a semble-t-il définitivement pris la décision d’être malaimable, ce que n’arrange guère le petit coup qu’il peut avoir dans le nez, et forcément, le service s’en ressent. Ah… bon… OK… On n’ira pas Chez Teuf5 non plus.
Et cet autre aussi ? Ah, non, il est petit et enfumé.
Merde, celui-ci est trop loin, je n’y serai jamais à l’heure prévue.
Au lieu de quatre minutes, emballé c’est pesé, j’ai passé soixante fois plus de temps que ce que je voulais. Si ça, c’est pas de l’over-servicing, hein Nicky ?
Quatre longues heures, j’ai passé quatre heures au bout desquelles mon choix n’avait pas été arrêté.
Ce matin, j’ai fini par trouver sur le net, un restal qui a reçu d’excellentes critiques, et possède même un site Internet, oui Madame. En trouvant L’Impasse6, puisque c’est le nom de ce bistro qui m’a l’air fort charmant, j’en sors justement.
La critique culinaire pour une prochaine fois.
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Je recommande fortement :
1 : La Table d’Hélène – 14, rue Duc – Paris XVIII – T : 01.46.06.49.68
2 : L’Epouvantail – 6, rue de Jarente – Paris IV – T : 01.40.29.03.03
4 : La Tête à Toto – 270, rue Faubourg Saint Antoine – Paris XII - T : 01.43.07.28.73
Je déconseille :
3 : L’Auberge du Clou – 30, avenue de Trudaine – Paris IX – T : 01.48.78.22.48
5 : Chez Teuf – 117, rue des Dames – Paris XVII – T : 01.43.87.63.08
Je vais tester, pleine d’espoir :
6 : L’Impasse – 4, impasse Guéménée – Paris IV – T : 01.42.72.08.45
Des jours que j’espérais ça.
Des jours.
Et enfin, ce matin, la météo l’a annoncé :
cet après-midi,
il pleut,
il mouille,
c’est la fête à la
Pourquoi me réjouir du temps humide, qui rend les trottoirs propotiatoires aux chutes, allonge la durée de mon rhume, ajoute un peu à l’odeur de moisi des autres passagers du bus ?
Simple.
Mes collègues ne partageant pas mes goûts et mes occasionnelles fantaisies vestimentaires, certains de mes informaticiens préférés allant même jusqu’à considérer qu’un vieux t-shirt publicitaire troué sous un pull informe tout aussi délicatement aéré sont les éléments tout à fait acceptables d’une tenue décente au travail, j’ai préféré compter sur un jour pluvieux pour justifier au boulot le port de mes dernières trouvailles : mes bottes de pluie qu’elles sont trop belles.
What a glorious feeling, I’m happy again…

Si je voulais vraiment faire un personal fashion statement, j’aurais eu les ovaires de les porter avant, sans attendre les prochaines gouttes, mais parfois, ma lâcheté et mon horreur des conflits m’empêchent de faire valoir mon droit à la différence. ¤ Ca et le fait de ne pouvoir remettre à sa place les auteurs de remarques déplacées sur mon accoutrement, parce que je suis dépendante de mes collègues pour tout, que sans eux, je ne peux pas travailler, donc, le plus souvent, c’est triste, je m’écrase en rêvant secrètement que je mène des expériences scientifiques pour déterminer avec certitude l’écartement maximum entre leurs gonades. Ah, comme il est loin le temps où je pouvais porter un pantalon léopard, des bagues ridiculement grosses et des coiffures excentriques sans craindre de rafales ennemies à la liberté de l’expression personnelle par l’apparence, ni de nourrir des pensées aussi sadiques. ¤
En même temps, je m’en fous des critiques, mes bottes je les trouve chouettes et ELLES SONT CHOUETTES, un point c’est tout. ¤ le premier qui dit le contraire, je lui claque le beignet ¤
The sun in my heart, and I’m reaaaaaaaaaaaaaaaaady for love !
Tamtadamtam tamtadamtatadamtadam…
Samedi matin, alors que le bon petit rhume gentiment offert par mon Loup m’obligeait à comater devant un verre de jus de citron adouci par du miel et corsé par deux généreuses gouttes de punch vanille (les puristes me pardonneront cette incartade mais je n’avais pas la force d’atteindre la bouteille de rhum blanc, j’étais malade) pour soigner ma gorge douloureuse, armée de l’une de nos nombreuses télécommandes, j’appuyais sans conviction sur le bouton « chaîne suivante », passant d’un canal à l’autre, en attendant qu’une émission culturelle pointue, un débat politique de haut-vol, ou un documentaire élitiste explorant les applications industrielles de quelque percée scientifique majeure me retînt dans son fil. ¤ En fait j’aurais consenti sans mal à regarder n’importe quelle émission de télé-réalité où une femme souffrant de l’infidélité chronique de son époux, de quelques chicots mal soignés et d’un manque d’estime de soi, se persuadait qu’un passage entre un billard et un bistouri réduiraient à néant ses problèmes et sa légère surcharge pondérale, ou encore un programme de télé-achat mal doublé — c’st pas un pléonasme, ça ? — où un grand nigaud frôle l’extase quand son acolyte blonde à gros buste lui explique comment, avec facilité et gentillesse, on peut tuer ces moustiques qui nous rendent la vie absolument impossible en vacances, en leur fourrant directement dans la trompe une minuscule capsule de « Bye-Bye Mosquito » qui contient du sang 100% humain à forte concentration en métaux lourds, un produit exclusif des laboratoires Chtay-U-Salbett ¤
Je désespérais de trouver un bon réconfortant télévisuel quand je suis tombée sur cette séquence venue d’ailleurs : quatre personnes dans un salon, jouant à « qui suis-je inversé ».
¤ Ce jeu, qui a peut-être un vrai nom que je ne connais pas, a un principe simple : chaque participant porte sur le front un post-it sur lequel est inscrit le nom d’une personne connue qu’il doit deviner en posant des questions binaires simples. Ca demande peu de matériel et c’est drôle sauf pour ceux qui ne supportent pas d’être les seuls à ne pas savoir. Le premier joueur pose donc une question aux autres, si la réponse est oui, il peut poser une nouvelle question, sinon c’est au joueur suivant d’en savoir plus sur le personnage dont il arbore le nom.
J’espère que c’est clair parce que je ne vais pas répéter. Si vous n’avez pas compris, relisez et mettez-y un peu du vôtre, mince alors ! ¤
Comme j’aime ce jeu, et que la chaîne s’appellait Realtime, j’ai immédiatement pensé que je regardais une émission de la télé-réalité, et ma curiosité malsaine m’a décidée à poser ma zappette pour me délecter de la vision de trentenaires débonnaires dans ce moment ludique, et pendant une bonne minute, ils se sont interrogés tour à tour. Et là, hop, sans prévenir, jingle d’auto-promo pour la chaîne qui se veut « lifestyle ».
So bizarre !
J’ai continué, plus intriguée que jamais, à suivre cet ovni télévisuel, pour savoir si la brunette allait finalement deviner que « la Joconde » était écrit sur son front. Mais voilà qu’on m’apprenait à faire un joint en silicone pour mes fenêtres, à trouver la tenue parfaite pour 1500 euros dans le Milan fashion et branché grâce à une pouffe anglaise flanquée d’une rédactrice de mode américaine, et juste après à construire ma maison, mais à aucun moment n’a été annoncée le dénouement du jeu.
En fin de compte, je suis restée des heures, incrédule, scotchée à ma télé, à regarder des trucs qui ne m’intéressaient pas toujours, en vain.
Du temps perdu ? Et bien non, car, à l’antenne, entre un cours pour créer un doudou et la marche à suivre pour planter un tuteur en châtaignier, une présentatrice m’a rappelé, entre les lignes, le nom d’un site dont j’avais entendu parler il y a près d’un an et auquel je n’avais pas repensé depuis, bien que mon intérêt pour ce qu’il vend n’ait jamais diminué : des légumes et fruits bio.
Avec le Loup, on en a parlé, et on va s’inscrire ¤ comment je l’ai trop bien pitché aussi ce site, fallait m’y voir… ¤.
Rien que pour ça, ça a valu le coup d’avoir lutté contre ma semi-léthargie.
C’est con comme les occasions de se réjouir avec les siens peuvent être gâchées par la perspective de rechercher de cadeaux.Noël, anniversaires, anniversaire de rencontre/mariage, Saint-Valentin, Fêtes des Pères et des Mères, pendaisons de crémaillère, sont en fait de fichues purges récurrentes.
Des purges, oui, parfaitement. Trouver le cadeau qui fera plaisir, surtout quand on a un budget limité, c’est chiant déconstipant.
J’en viendrais presque à maudire les gens à qui ils sont destinés : « si, comme le corps médical l’avait prévu, Pépé avait crevé en septembre, je n’aurais pas eu à écraser cette foule de grabataires pour me procurer le dernier déambulateur Crapahut’ 500 en carbone de kevlar qui le fait baver d’envie (à moins que ce ne soit les anti-dépresseurs…). »
J’ai envie parfois d’inventer de fallacieux prétextes pour m’éviter des heures de recherche de la perle : « Bertrand, c’est avec plaisir que je vous aurais offert le ruineux magnifique seau à champagne en cristal sur votre liste de mariage, avec les flûtes assorties, mais voilà, je ne peux plus garder ce terrible secret… Solange m’a avoué qu’elle te trompait avec ton petit frère. Ah bon, tu es fils unique ? Et en plus elle ment. Ah c’est vraiment une belle garce ! Si j’étais toi, j’annulerais toute cette masquarade de mariage… ».
Ou je pourrais inventer des excuses carrément bidons quitte à me fâcher avec la famille :« Ah ben non, Tata, je suis désolée, mais, tu comprends, je ne peux pas venir au baptême de ta petite dernière, elle est tellement moche qu’il m’est difficile de la regarder sans être prise d’angoisse suicidaire. »
Maintenant, pour éviter de nourrir ces pensées peu délicates, j’ai décidé de dresser une liste des choses chouettes à offrir à mes proches, parce que des idées cadeaux, j’en ai plein, oui, mais jamais quand il faut, car je les oublie. Du coup, je dois souvent me rabattre au dernier moment sur un cadeau un peu nul. Un pis-aller. ¤ Et si vous saviez combien je déteste ce mot et les réalités qu’il peut recouvrir… ¤
C’est bien pratique une liste, car en plus du nom de mes proches et des cadeaux qui leur feraient plaisir, s’y trouvent aussi des idées plus génériques de présents à faire à un homme, une femme ou un enfant. J’alimente mon petit document au fur et à mesure de mes conversations et déambulations dans les magasins.
On a offert à tel collègue une séance chez le barbier ? Hop, je me dépêche de consigner cette trouvaille à la rubrique « cadeaux pour les hommes poilus ».
Je tombe sur une annonce d’atelier de poterie du mercredi pour les enfants ? L’adresse est notée à côté de « idées pour les enfants bohèmes et empotés ».
C’était le conseil de la mère Jazz.
Imaginez…
Vous habitez avec la personne que vous aimez, vous gagnez tous deux des revenus comparables, vous consultez l’autre pour les décisions d’achat (surtout les trucs importants), vous avez chacun vos domaines de prédilection et d’expertise, vous partagez les tâches ménagères, vous payez les factures à deux, vous vivez comme des associés 50-50.
Et voilà qu’on vous demande un jour, sous couvert d’un sondage en apparence anodin de répondre à cette question :
Alors, c’est qui est le chef (de famille), hein ?
Je vois qu’on cherche encore insidieusement à imposer la prééminence d’une figure de chef unique et incontesté dans un couple, une famille…
Pfff…
¤ en plus, je ne me rappelle plus ce que j’ai répondu du coup ! ¤
J’imagine les réunions marketing chez les fabricants de serviettes hygiéniques :
- Bon, voilà, c’est tout pour le face-lift du packaging « buvard » pour la cible Loliteens-10ml-and-below.
- Super Miss, now, passons aux utilisatrices cœur-de-cible.
- Merci Jipé. Comme vous le savez, il ne faut pas brusquer nos clientes, c’est hyper-touchy, ç’est private, voyez ?
- T’es pas un peu assertive sur ce coup-là, Rich’ ?
- Non, justement, chaque changement mal négocié dans leur rapport à la marque peut-être déceptif. C’est pour le moins ce qu’indique le dernier bench’ chez nos competitors. Les best-practices ne mentent pas.
- C’est vrai, à vouloir trop en faire, on risque de défidéliser nos clientes, et enclencher de ce fait un process de non-reconnaissance abandonatoire créant du… du… ?
- Du désespoir ?
- Non.
- Du suicide massif au département Sales de la boîte ?
- Non.
- Du churn !
- Bravo Shirley, une prime pour toi, t’es la première à avoir bien répondu !
Le churn en, l’occurence, c’est au profit des sharky new intrants, avides de pdm, or, le groupe ne sera pas toujours là pour nous back-upper, depuis les récentes M&A, le cash-flow est vraiment down et puis S&P ne nous épargnera pas.
Le churn, c’est la fuite, et on le sait bien : la fuite, c’est aussi notre plus grand ennemi ! Ah ha !
- Trop bonne ta blague Rich’ !
- Merci Shirley ! Ma reco : on garde le pace d’une innovation majeure tous les 10,09 ans pour respecter le cycle produit et nos clientes. Voilà Jipé, j’ai fini.
- OK ! Thanks ! Allez, on fait un break sauf toi le stagiaire là, dans le meantime, ce serait nice si tu pouvais uploader les slides du report pour le board de next week depuis mon folder. Le chairman EMEA nous challenge déjà sur notre campagne de couponning.
Bon, sachez-le vous autres industriels de la protection féminine, on est prêtes, plus que parées à recevoir le produit ultime : « The » protège-culotte anti-bactérien, adaptable string/culotte, noir (voire transparent), biodégradable en 1 mois, avec voile fraîcheur intégré, et micro-diffusion d’aromathérapie pour nos nerfs si fragiles en ces périodes. ¤ Ainsi, chaque croisement de jambe pourrait rendre le monde plus zen. Le top, je vous dit. ¤
Je trouverais ça plus utile que le déo anti-transpirant 3 jours.
C’est pour qui ce truc ?
Les Cradingues ? ¤ Non, ils s’en foutent de puer ou pas. ¤
Les gens qui font Paris-Londres dans le sens des aiguilles d’une montre pour le fun ? ¤ Non, dans l’avion, y’a des salles de bain en marbre, ou au pire, des essuie-doigts pour après le homard qui, commodes, se transforment volontiers en lingette pour le corps. ¤
Je ne vois donc que les détenteurs d’otages ?
Eh oui ! Retenir les gens prisonniers, oui ! Gaspiller une eau précieuse en leur permettant de se laver lavant quotidiennement, non !
Maintenant, un otage a le droit de se laver tous les 3 jours parce que le déo 72 heures masque bien les odeurs !

vous, ici ?