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Voilà.
J’ai décidé de créer ma propre liste, y’a pas de raison.
Alors, ta-daaaaaaam !

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5 métiers que j’aimerais bien exercer
en plus du mien, parce que je l’aime bien quand même mon taf

- Prof de yoga
¤ pourquoi pas une reconversion ? ¤
- Comédienne ¤ le théâtre m’a beaucoup apporté ¤
- Psychothérapeute pour enfants autistes
- Scénariste et metteuse en scène de
¤ bonnes ¤ séries télévisées ¤ pour changer des séries de flics, juges, avocats et des scènes qui sont jouées faux à en pleurer ¤
- Ecrivain public et bloggeuse professionnelle anonyme ¤ où l’écriture au service des autres et de mon plaisir ¤

5 métiers contre lesquels je n’ai rien en temps normal
mais que je ne voudrais exercer pour rien au monde pendant la canicule

- Employée de pressing
¤ le repassage à la vapeur par 30°, non merci ¤
- Couvreuse ¤ être plus près du soleil sur une couche d’isolant qui gratte et qui chauffe… quelle tuile ¤
- Goudronneuse ¤ le goudron, ça pue, ça colle, c’est salissant ¤
- Infirmière en gériatrie ¤ le vieux, ça pue, ça colle, c’est salissant ¤
- vendeuse de Kebab
¤ même en hiver, la rôtissoire fait suer, alors… ¤
- et en bonus : n’importe quel emploi dans la conservation de la chaîne du froid ¤ parce que bonjour le chaud-froid à répétition ¤

5 activités qu’il vaut mieux que je n’exerce pas
pour des raisons pas toujours évidentes

- Chauffeur de bus
¤ en même temps, j’ai pas le permis… ¤
- Acheteuse pour la grande distribution
¤ j’ai un peu d’éthique, moi ¤
- Banquière
¤ je n’arrive pas à piger la logique des agios ¤
- Commerciale en quoi que ce soit
¤ surtout pas en produits financiers ¤
- Héritière super-riche
¤ oui, je sais, ce n’est pas vraiment une activité, c’est justement ça le problème, je pense que je m’ennuierais très vite, à moins que cela ne me permette de m’éclater dans au moins trois des cinq premiers métiers cités plus haut. ¤

Il était dans le métro,
les cheveux noirs,
noirs comme la colère qui ne gronde plus,
l’oeil étrangement ouvert.

Questionnaire passé par Dulce Locura et passable à qui voudra.


1) Quel est le premier mot qui vous passe par la tête, commençant par la lettre a et se terminant par un e (autrement : quel est le premier mot qui vous est venu sans aucune difficulté) ?
agriculture

2) Quelle est la deuxième couleur que vous voyez lorsque vous regardez à gauche de votre écran en fermant l’oeil droit ? Imaginez la première ligne d’un début de roman avec cette couleur (une phrase seulement).
Rouge.
Ses chaussures étaient rouges, un rouge brillant, tapageur, si présent qu’on ne voyait que lui de la pointe au talon quand elle passait dans le couloir, se cramponnant à ses dossiers.

3) Selon vous, que signifie “accroupouner la dentelle pour lorgner à rebours” ?
Je crois que c’est clair : c’est exactement le contraire de frijougner l’adversaire pour cadencer en l’air.
Question suivante je vous prie !

4) Prenez votre signe zodiacal, la marque de votre ordinateur et votre couleur d’yeux. Ca donnerait quel type de conseil pour un marin qui s’en irait faire le tour du monde ?
En cas de danger, il faut écoper l’eau versée jusqu’au niveau marron sinon, et là, c’est la dell-ivrance.

5) Vous vous trouvez au restaurant. Le serveur (la serveuse), épaté(e) par votre allure, vous demande de commander ce que vous voulez… le tout gratuitement ! Quelle commande irréalisable passez-vous ?
Il faut que je demande conseil à ma mère.

6) Que dire à un type qui chavire d’amour en regardant l’horizon ?
Alors, ça mord ?

7) Imaginez une description détaillée à la Flaubert (c’est-à-dire avec de nombreux détails) d’un vêtement que vous portez à l’instant ou d’un objet qui se trouverait à portée de main.
Je déteste les descriptions détaillées de Flaubert, ça me gave à un point qu’on a du mal imaginer : mes poils se hérissent, mes ongles du rose délicat virent au bleu violacé leurs pointes restant blanches comme la banquise grâce au soin méticuleux que j’y apporte, ma nuque d’habitude si mobile se raidit dans une verticalité vertigineuse faisant de mes vertèbres une pente drue qu’aucun alpiniste ne voudrait joncher de baisers, mon visage adopte une moue de dégoût semblable à celles qu’on les jeunes citadines à qui l’on demande de traire une vache rousse à larges tâches blanches et rondes, mon regard se crispe tant et si bien que les cils qui bordent mes paupières gonflées d’avoir tant pleuré se mettent à tomber les uns après les autres semant mon visage déjà si peu avenant de minces tirets disgracieux. Je m’ennuie comme Madame Bovary quand je lis les descriptions de Flaubert.
Non, Gus, désolée, t’as beau être un exemple dans l’écriture romanesque de ton siècle, mais moi, j’ai un peu de mal…

8) Vos cinq mots d’amour préférés en verlan ?
- ma ye-cou
- ma p’tite relou
- le grand renoi à afro
- mon keum de ouf
- mon che-bi chanmé mais seucla
(c’est complètement débile cette question)

9) Y a-t-il en ce moment quelque chose d’écrit sur un vêtement que vous portez ? Lequel ?
“Nike” et “air” sur mes chaussures.

10) Si l’on vous donne trois tomates, du sel, de la crème, du comté, du vin blanc de Savoie, des oignons et du jambon de Parme, quel petit plat préparez-vous pour un repas impromptu ?
une chiffonade de jambon à la tomate ou un gratin de tomates et jambon de Parme à la crème et au comté (trop facile).

11) Quels mots trouver pour faire l’éloge de la paresse ?
aucun, j’ai la flemme.

12) Citez le dernier livre que vous avez lu et le dernier film que vous avez vu, en mêlant les mots de façon à produire deux titres originaux.
Mysterious Incidents in the life of a girl et Slave skin.

13) La question 13 vous fait-elle peur ? Pourquoi ? Imaginez une question qui flanque la trouille.
Non, pas trop, le treize n’évoque pas grand chose pour moi à part une ritournelle un peu crétine et un anniversaire de mariage raté.
Par contre une vraie question flippante, c’est : Si on vous demandait de choisir entre aller dans le binaire de la matrice pour la débuguer et dire “Candyman” cinq fois de suite devant un miroir, que choisiriez-vous ?

14) De quelle couleur devrait être la prochaine déclaration d’impôts ?
pêche-abricot, sans hésiter.

15) Racontez moi une loufoquerie que vous auriez aimé faire si vous aviez osé ?
je ne me souviens m’être retenue de faire une loufoquerie, j’arrive toujours à me rattraper d’une manière ou d’une autre.

16) Quelle musique entendez-vous en ce moment (ou aimeriez-vous entendre)?
je vais me la jouer avocate bostonienne mini-jupée, mais Barry White me susurre des mots à l’oreille.

17) Citez un homme dont le prénom est Alain et une femme dont le prénom est Danielle.
Alain M. mon presque parrain et Danielle G. prêtresse du midi d’une autre époque qui boit du thé avec une paille pour ne pas se noircir les dents.

18) Monsieur et Madame “ça m’gratte quand je dors à cause des couvertures” ont une fille. Quel est son prénom ?

ah bon, c’est une fille ?

19) Trouvez-vous que ce questionnaire est trop long ? Quelle question avez-vous préféré ?
non, ça va, ça me détend. Ma question préférée est la suivante.

20) Fermez les yeux et tapez 10 lettres sur votre clavier. Qu’est-ce que ça donne ?
lzah »-èhok

¤ Evidemment, si vous êtes un homme, il vous faurda faire un effort supplémentaire pour apercevoir la flèche jaune qui indique l’ouverture facile. ¤

C’est con parce que je ne te connais même pas en vrai

mais ça me fait quand même plaisir pour vous

 

 

écrivait Bakemono en réponse à ma dernière note.

C’est con ? Peut-être pas tant que ça…

Quelques jours, quelques mois, plus d’un an déjà que cette idée de note trotte dans ma tête, sans jamais lui donner corps sur le clavier parce que c’est trop con, trop bateau, trop stupide.
Comme si d’habitude, je mettais un point d’honneur à ne mettre en ces pages que de la grande littérature, de véritables défis intellectuels, exclusivement des propos hors du commun et savamment exprimés.

Alors , voilà.

Je ne connais pas Bakemono autrement qu’à travers son blog.
Nous n’habitons pas la même ville.
Je ne pense pas que fréquentions les mêmes magasins ¤ bien que j’adore les fringues asiatiques confortables ¤
Dans la vie, si nous nous croisions dans la rue, ou faisions la queue devant un kiosque à journaux, je crois que je la trouverais un peu trop dark à mon goût, et elle penserait probablement que j’ai un peu la dégaine d’une pétasse boboïsante parisienne de ses deux à qui il ne manque que le yorkshire à couettes dans son panier Burberry.

¤ Allons jusqu’à imaginer que son mépris à mon endroit se lirait sur son visage, que je lui renverrais un vilain regard qui en dirait long : la bataille qui suivrait se terminerait vraisemblablement en défaite cuisante pour moi car Bakemono-San a plus de technique que moi — elle mate des mangas, gaffe ! — et je n’ai que de lointains souvenirs de ma formation à l’Ecole Hauts-Couteaux aux côtés de l’Héritier de la Grande Loose*.

Dark Metal 1 – Parigote pseudo-hype 0 et 1 ongle cassé ¤

C’est vrai que nous avons des points communs.



Tout d’abord, nous sommes toutes deux blogueuses sur over-blog de surcroît. Mais bon, il y a des milliers de blogeurs et ce n’est pas pour autant qu’un lien se tisse avec chacun d’entre eux.
Encore que…

Le fait de savoir qu’une personne blogue me prédispose à vouloir entendre ce qu’elle a à dire davantage que la parole d’un non-blogeur. Après, il arrive que je ne sois pas du tout d’accord avec ses opinions, son mode de pensée. ¤ Non, les blogeurs ne sont pas tous mes amis, surtout ceux qui écrivent en SMS. ¤

Mais la blogosphère a atteint très rapidement une taille critique. Par taille critique, j’entends, le rang au-dessus de celle qu’avait la Toile les premières années où elle s’est fait connaître de tous. Il y avait les webmasters qui alimentaient leurs sites persos avec force animations et transitions savoureusement kitschissimes aujourd’hui ¤ sauf aux yeux de mes boss qui trouvent ça « vraiment très vivant, moderne et dynamique » d’avoir des transitions aléatoires entre deux pages d’un site corporate, mais bon, passons… ¤ et aussi les premiers utilisateurs  – civils — qui empruntaient en masse les autoroutes de l’information. Ils étaient suffisamment nombreux pour penser qu’ils formaient une communauté hétéroclite et mondiale, et suffisamment peu pour avoir le sentiment d’appartenir à encore à un club qui les rassemblaient autour d’un même phénomène encore réservée à quelques privilégiés même s’ils sont déjà plusieurs millions avec leur carte de membre. ¤ Rappelez-vous les CD d’essai gratuit pour un mois, la signature sonore d’AOL, le bruit du modem s’activant enfin après la cinquième tentative de connexion et le bonheur que ce zigouigoui métallique provoquait en nous, les recherches sur lokace… Vous y êtes ? ¤

Aujourd’hui 20 millions de foyers français ont un accès Internet**, le triple play séduit de plus en plus, les Blackberry et les téléphones 3G pullulent. Le fait de ne pas être connecté marginalise : vous êtes pauvre (que ce soit dans un pays riche ou pauvre sous-développé pas encore sorti de l’auberge tant qu’on vous y maintient en voie de développement), simplement réfractaire à la technologie, tellement isolé que même le rayonnement des satellites vous évite, ou juste trop vieux, c’est honteux. Être Internaute, c’est devenu une sorte de norme comparable au fait d’avoir, je ne sais pas moi, deux yeux ¤ hmm hmm… bonsais29, si tu me lis… ¤, ou un visage. Quand on n’en a pas on est bizarre, mais le fait d’en avoir ne créé pas en vous un sentiment d’appartenance particulier au groupe des « gens qui ont une paire yeux et un visage » ¤ sauf pour Isabelle Dinoire, évidemment ¤.

Et puis, autre point commun, il y a Metallica, que j’apprécie, mais bien moins que Bakemono et que le Loup qui m’a fait partager son goût pour la musique de ce groupe.
¤ Oui, oui, oui, moi aussi avant de connaître, si on compte pas quelques solos de guitare entendus par hasard que je trouvais pêchus, j’étais quasiment sûre que c’était du bruit de la musique pour ados attardés qui se sentent inadaptés dans cette fichue société d’hypocrisie ambiante, j’veux dire, tu peux pas comprendre… Depuis, j’ai changé d’avis, et vous recommande l’excellent documentaire : Some Kind of Monster, couillu, troublant, rythmé, intime et incroyablement vrai, à voir même si / surtout si vous n’êtes pas fan de métal et /ou de documentaires. ¤

Mais ce n’est pas assez me dis-je.
Si je devais me coltiner tous les blogs de fan de Metallica, je ne serais pas rendue.

Il doit y avoir autre chose.


Elle me lit, je ne sais pas pourquoi, le sait-elle elle même ? ¤ heu si oui, je suis intéressée de savoir pourquoi. ¤
Je la lis, avec plaisir, sans vraiment m’expliquer pourquoi, peut-être que je me retrouve un peu en elle, qu’elle contente la partie de moi qui porte du noir, à envie de mettre un pied au derrière des caniches qui bavent, rêve de rembarrer méchamment les petites vieilles malpolies qui puent un parfum trop capiteux pour dater de ce siècle, et veut apprendre le japonais.

Quand j’ai découvert, en retard, comme toujours, qu’elle avait eu un accident de voiture, j’ai eu très peur pour elle, quand j’ai appris qu’elle allait mieux, j’ai été soulagée.

Pourtant je ne la connais pas, cette fille. Non. Tout juste un petit bout d’œil un peu mélancolique, un peu naïf et perçant mais que je ne reconnaîtrais probablement pas si je voyais le visage qui va avec.

Nous ne nous connaissons pas, et pourtant, elle se réjouit du désir de grossesse partagé d’une fille qui porte des bottes bizarres à fleurs et de son Loup suffisamment bizarre pour aimer une fille qui porte des bottes bizarres à fleurs.

Il doit y avoir autre chose.
Oui, mais quoi ?

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* vous aurez reconnu, surtout vous les tout juste trentenaires, Crème sur le Divan Ken le Survivant, de l’Ecole Hokuto, Héritier de la Grande Ourse.

** source : Journal du Net - MORI/Hotwire

L’autre soir, en rentrant à la maison, je suis passée par le kiosque.
Ce n’était pas mon kiosquier favori ¤ celui avec le catogan de cheveux poivre et sel, celui qui porte des mitaines en laine, celui qui a l’air bougon derrière ses lunettes mais qui est adorable ¤ mais un autre type que je n’avais jamais vu, pas l’air commode non plus.

Prudemment, je lui demande s’il a Netizen, m’attendant à devoir répéter le nom du nouveau mensuel dédié aux blogs.

Pas étonné du tout, il tourne la tête vers la gauche, lève le bras dans la même direction, et accède à ma demande. Le numéro est là devant moi, sur le comptoir. Normal, quoi.

Je paie et me saisis du mag’ que je trouve plus épais et plus quali que ce que j’avais imaginé. On est loin du fanzine de lycéens cloné à la va-vite chez le photocopieur du coin. Enfin, à l’extérieur en tout cas.

Je le ramène à la maison et le Loup s’en empare. Le verdict tombe après trente secondes.
- T’as déjà lu des articles ?
- Non. Pourquoi ? Tu veux  le prendre ?
- Non, c’est que la maquette est pas terrible, toi qui fait super gaffe à ça, si tu avais déjà vu l’intérieur, tu me l’aurais fait remarquer.
- Ah ouais ? Laisse voir… Ah c’est vrai, pas très lisible, pas d’entrefilets, les niveaux de lecture ne sont pas marqués, on ne sait pas tout de suite dans quelle rubrique on est, mais ça aurait pu être vraiment pire.

Après, j’ai réfléchi. ¤ pas trop non plus, sinon, migraine assurée ¤
C’est un premier numéro, on n’est pas encore habitué à la “navigation”, et puis, c’est peut-être un parti pris de ne pas différencier les niveaux de lecture, parce qu’après tout dans un blog, il n’y en a pas vraiment.
Ce magazine a le mérite d’exister.

Je n’ai pas encore lu mon Netizen, juste feuilleté, j’ai vu une page sur Cali, une double je crois sur une nana qui ressemble à une râpe à fromage, et j’ai aperçu le nom de quelques blogs que je visite de temps à autre, ce qui veut dire que je ne suis aps totalement larguée dans la blogosphère.

Je pense que je vais surtout m’intéresser à la seconde partie, celle dont les pages sont écrites à la première personne, par les bloggeurs eux-mêmes.

Je ne m’attarderai guère sur les blogs politiques, le dossier de la première partie. Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas très envie, ce doit être que le thème ne me botte pas.

Quoi qu’il en soit, longue vie à Netizen !

après-vente

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