You are currently browsing the category archive for the 'on veut des vacances' category.
Comme d’habitude, on a mis un temps fou à se décider pour notre prochaine destination de vacances/lune de miel/farniente éhonté.
Mais maintenant, nous savons enfin où nous allons passer une petite semaine de repos dans moins d’un mois.
Là :
(désolée pour les crédits, je ne sais plus d’où j’ai pris cette photo…)
Photo de DanTheBeastMan
Bon, alors, OK, ce n’est pas vraiment une expédition culturelle, mais pour cette fois, on a ben mérité de ne rien faire ¤ j’ai quand même acheté plein de bouquins à lire sur place, parce que l’observation des poissons à travers la dalle vitrée de notre bungalow sur pilotis, ça risque de me lasser quand même ¤.
Je suis impatiente d’y être…
Cher blog,
Je suis sympa, je te prépare psychologiquement depuis deux semaines…
Mais bon, faudra t’y faire, d’ici peu, je me ferai plus rare à tes yeux.
Voilà, je serai en vacances, ben oui, j’y ai droit.
Oui, bien entendu je reste à portée de clic mais je compte bien éviter tout contact prolongé avec un modem pendant cette période.
Il faut voir ça comme une trève, une pause bienvenue pour toi et pour moi.
Tu pourras te reposer toi aussi, vivre ta vie un peu sans moi.
Mais je reviendrai, hein. Et après, on s’aimera encore plus fort, tu verras.
Et puis je griffonerai certainement deux ou trois bricoles dans mon petit carnet pour me souvenir des mots qui me seront venus pour évoquer le sable chaud qui chatouille mes pieds, les embruns qui constellent mes lunettes de gouttes minsucules, l’air marin qui m’ouvre l’appétit, le sel de la mer qui marbre ma peau redevenue chocolat, les remarques désobigeantes de ma mère et l’enthousiasme navrant et répétitif de mon beau-père qui me donneront envie d’écourter mon séjour, mais surtout, le retour dans mon autre chez moi, même si dorénavant, mes compatriotes me considèrent vacancière plus volontiers que locale… et peut-être ces notes donneront-elles naissance à des billets.
Je reviendrai presque à reculons, je sourierai d’un air absent en te montrant des photos, sans t’avouer combien tu m’as manqué, parce qu’en te retrouvant, c’est aussi ma routine boulot ¤ trop loin, trop souvent, et pour encore trop longtemps ¤ métro ¤ trop plein, trop crado, trop souvent ¤ dodo ¤ or lack of thereof ¤ que je reprends.
Ce n’est pas de ta faute, oh non, au contraire, tu réussis à rompre l’ennui, à me donner envie de raconter, de mettre les mots.
Nous nous reparlerons, l’air de rien, tu ne me demanderas rien, ou si peu, et je serai contente de te savoir à nouveau là, au bout des doigts.
La semaine dernière, je vous avais laissé deviner sous forme de petite charade, l’endroit où j’irai probablement en vacances avec mon Loup.
Mieux vaut se mettre au diapason pour donner mon premier.
Il s’agit du la qu’indique le diapason, donner le la, tout ça…
L’antique adage nous conseille de ne pas disputer de mes seconds (surtout s’ils sont mauvais).
De gustibus et coloribus non est disputandum
En latin, des goûts et des couleurs, on de discute/dispute pas.
En l’occurence, vous l’aurez compris, il s’agissait des goûts qui peuvent être mauvais.
Mon troisième peut être rieur, surpris, embarrassé, ou compréhensif.
C’est un “ah“, qui peut aussi bien exprimer le rire (quand il est doublé, triplé, quadruplé), la surprise, la gêne, ou le fait qu’on a enfin pigé quelque chose.
Mon quatrième, bien qu’entre entre φ et ∏, a su rester entier.
Phi, le nombre d’or, c’est 1,618 et pi, tout le monde le sait, c’est 3,14.
Il y a deux nombres entiers entre phi et pi, c’est 2 et 3.
Ici, c’est 2 qui nous intéresse.
Si tout le monde connaît mon cinquième c’est qu’il est blanc.
Référence à la dernière note de la série des “Sinon, vous êtes…”, il s’agit de mon Loup.
Quand mon sixième prend l’r, il fait peur.
C’est peu, qui devient peur lorsqu’on lui rajoute un “r” !
Je pourrai bientôt voir mon tout de plus près (avec mon cinquième) pour quelques jours…
la-goûts-ah-deux-loup-peu
La Guadeloupe !!!
Oui, oui, ouiiiiiiiiiiii !!!
Bon, ce n’est pas encore fait, les billets ne sont pas encore achetés, mais la décision est prise et les congés presque validés…
Les gagnantes :
- Madame Pas Contente,
- Sev,
- mpm.
Elles ont chacune gagné un lot faramineux grâce à nos généreux sponsors, partenaires et mécènes : une carte postale de la Guadeloupe avec un peu de sable (noir ou blanc, selon les demandes…) dedans, et un petit plus quand c’est possible.
Bravo à elles,
et merci à tous les participants qui se sont creusé la tête…
A l’avenir, peut-être imaginerai-je d’autres petits jeux de la sorte avec ou sans dotation de folie furieuse des grenouilles délirantes.
¤ oui, je sais que cette dernière expression ne veut rien dire, mais j’avais envie de placer le mot grenouille dans ma note… ¤
Mieux vaut se mettre au diapason pour donner mon premier.
L’antique adage nous conseille de ne pas disputer de mes seconds (surtout s’ils sont mauvais).
Mon troisième peut être rieur, surpris, embarrassé, ou compréhensif.
Mon quatrième, bien qu’entre entre φ et ∏, a su rester entier.
Si tout le monde connaît mon cinquième c’est qu’il est blanc.
Quand mon sixième prend l’r, il fait peur.
Je pourrai bientôt voir mon tout de plus près (avec mon cinquième) pour quelques jours…
Si tu penses avoir trouvé, tu m’envoies ta réponse par mail.
Si tu trouves avant tout le monde, tu recevras de véritables petits cristaux de quartz.
¤ Ouais ! ¤
______________________________________________
Hey !
Déjà deux gagnantes !
Toi aussi, comme Madame Pas Contente, et Sev, fais du remue-méninges, trouve la réponse, envoie-la et remporte le dernier des trois lots absolument indice-pend-sables encore en jeu !
Nous remontons dans le car pour aller à Lopburi, à 70 km de là.
En route, notre sémillant guide demande au chauffeur de s’arrêter : il y a… une rizière !¤ une parmi les 1876 que nous avons vu depuis notre arrivée, alors, pourquoi son choix s’est-il porté sur celle-là ? Mystère ¤
Nous descendons tous pour aller cueillir du riz.
C’est la première fois de ma vie que j’en vois d’aussi près à l’état naturel, enfin, dans une rizière quoi.
Eh bien, je peux vous dire, que c’est bas, genre bas comme au niveau du sol.
Chai nous dit tout sur la culture du riz et en profite pour nous apprendre que le massage thaï tire ses origines de l’agriculture : autrefois, les parents revenant de la rizière souffraient de douleurs aux lombaires et aux dorsales que seules un bon massage pouvait soulager. Tu m’étonnes.
Il paraît qu’il connaît une bonne adresse où nous pourrons nous faire masser pour notre plus grand bien-être. Je n’attends que ça.
Nous voici à Lopburi, ville connue pour les singes qui y évoluent en toute liberté.
Ils sont partout, dans la rue, réglant la circulation au carrefour, sur le toit des boutiques et à l’intérieur des maisons malgré toutes les précautions prise par les commerçants et les habitants. Mais il faut l’avouer, ils adorent ces petits animaux et les chassent toujours avec tendresse et bonne humeur, car ici, les singes sont adorés : ce sont les fils de Hanuman, le singe ami de Rama I, premier roi du Siam, et puis, ils attirent les touristes qui viennent les voir évoluer en toute liberté en milieu urbain.
Le QG de ces primates au regard troublant d’humanité ?
Un temple khmer, le San Phra Kha qui a trois chédis.
Nous achetons des fruits de lotus pour nourrir nos nouveaux amis et ils ne sont pas bégueules, ils tirent tout ce qui dépasse et les intrigue : lunettes, appareils photos, cheveux longs et culottes qui dépassent du pantalon ¤ voilà qui règlerait vite fait le problème des strings et des caleçons à l’école, moi, j’vous l’dis… ¤.
Ils ont si proches de nous, quelques chromosomes, quelques gènes seulement nous séparent et leurs expressions sont les mêmes que les nôtres et je m’attends presque à les entendre parler. 
L’un d’eux est obèse. Il se goinfre d’œufs, de cacahuètes, de tamarins, de tout ce qui lui tombe sous la main.
Ah qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous : singes curieux, touristes avides de photos, fidèles en train de prier dans le temple d’à côté.
(dautres photos sur Flickr)
Le guide, Chai, me demande si je veux du bonheur.
J’ai confiance en lui, un homme qui parle si bien le français ne peut pas être mauvais.
Je réponds un grand oui. Mettons toutes les chances de notre côté, hein ?
Et là, sous mes yeux médusés, il passe le pouce sur le front d’une tête de bouddha recouverte de feuilles d’or avant d’appliquer les paillettes d’or fin sur mon propre front.
Je suis terrorisée. Il a touché une tête de bouddha avant de me toucher moi.
Je ne pensais même pas qu’on pouvait TOUCHER UNE TÊTE de statue ici.
Je me dis qu’il vient peut-être de me vouer à une damnation certaine dans mes vingt-huit prochaines vies, mais ce n’est pas bien grave, j’ai une compensation : quand le soleil tape sur mon front et que je bouge la tête en cadence, on dirait que je suis une boule à facettes.
Je fais des émules : d’autres gens du groupe demandent à Chai de leur procurer du bonheur, et voilà bientôt une bande de bienheureux au front doré, le sourire aux lèvres, chantant les vertus de l’amour et de la joie, back to the summer of love… ¤ Le sexe, les pétards et les fringues patchwork à franges en moins ¤
Nous faisons un petit tour dans le marché à côté des ruines où le Loup acquiert un couteau pour son père ¤ quelle étrange idée…¤ et moi un éventail pour ma propre personne ¤ y’a pas d’raison ¤.
Perché sur une branche, un petit garçon à l’air calme parle à sa famille.
Je demande à son père si je peux le prendre en photo avec ma fameuse phrase fétiche. Il accepte, je shoote, je montre la photo au fiston, au papa, à la maman, je remercie tout le monde « khorb khoun kha ».
Je cours rejoindre mon groupe dans les ruines d’un temple. Comme d’habitude, c’est beau.
Ce matin, levés de bonne heure, nous partons pour Ayuthaya, ancienne capitale du Siam, à 85 km de Bangkok.
Le long de la route se vendent, entre autres :
- des autels pour les esprits de la maison
- des enjoliveurs
- des fruits
- des saucisses
- des scooters à 15 000 bahts (soit 300 euros)
Les ruines des temples à Ayuthaya sont belles, je me crois dans un décor de film.
Je m’attends à voir débarquer Indiana Jones et son fouet d’un moment à l’autre.
Je me demande ce que je fais là, loin de chez moi, dans ce rêve qui n’en finit pas.
Je suis en Thaïlande, à l’autre bout du monde.
Il faut être prudent, regarder où on met les pieds. Les ruines commencent seulement à être réhabilitées, et fouillées par des pros, les Thaïs ayant longtemps négligé ces terres qui ont été le cadre d’innombrables guerres avec les Birmans.
Le plus grand Bouddha assis de Thaïlande est là.
A côté de son séant de près de 9,55 mètres de large, mon derrière paraît ¤ pour une fois ¤ tout petit.
Assis, il fait déjà 16 mètres de haut.
Rester assis, dans cette position toute la journée.
J’imagine que la moiteur de la nuit, quand les fidèles sont rentrés chez eux et que les moines sont endormis, le Bouddha assis détend ses membres de géant, en s’étirant de tout son long.
Il doit aussi masser sa mâchoire et ses joues crispées d’avoir souri toute la journée.
Il va sfaire un tour dans les ruines, avant de contempler le ciel et les étoiles, debout.
Il fait la roue et assouplit, étire une dernière fois ses muscles.
Et quand vient l’heure de retourner sur son piédestal, il sème derrière lui des grains de gazon nouveau à croissance ultra rapide pour masquer ses pas.
Quelques soirs par an, les images de Bouddha doivent faire une fête, comme un grand rassemblement, il y a des chaises pour les Bouddha debout, des cours de stretching pour leurs confrères assis et ils doivent parler des touristes, des étudiants en Beaux-Arts qui les restaurent, des fois où on a failli découvrir le pot-aux-roses sur leurs escapades nocturnes.
Ensuite, ils se quittent en se promettant de se revoir à la prochaine réunion.
Ha ! La statue a bougé !
Il a penché la tête vers moi et mettant l’index devant ses lèvres, il m’a dit “chut“.
Si personne autour de moi ne semble s’émouvoir de la situation, c’est ¤ évidemment ¤ parce qu’ils ne voient pas ce que je vois.
Je fais un clin d’œil à Buddha. Avec moi, son secret sera bien gardé. Euh.. enfin…
- Dis Boudhha, je peux quand même en parler sur mon blog ?
Il manifeste son assentiment en fermant les yeux.
- Merci Buddha !
à suivre…
Le soir, après un saut dans la pistoche de l’hôtel, et un repos bien mérité, nous allons à un dîner spectacle.
Le guide avait précisé que les dames devaient se maquiller :
« ça fait du bien d’être belle… pour changer ! »
Je ne sais pas pourquoi il M’a regardée en disant ça.
C’est vrai, j’ai le cheveu fou. C’est vrai, j’ai des poches sous les yeux.
C’est vrai, je me promène en tongues et short.
OK, sur mon petit orteil gauche, le vernis s’est écaillé.
Mais je suis en vacances !
¤ et puis, comme on doit être debout toius les jours au pipirit’ chantan/premier chant du coq, je mets au défi tout artifice cosmétique usuel de me rendre une apparence humaine. ¤
Dépitée, je fais quand même ¤ mauvaise ¤ mine de rien.
Le dîner est chouette : du riz, du bouillon avec des boules de bœuf, de la soupe piquante au lait de coco, du poulet au curry, des légumes-vapeur croquants.
Le spectacle est sympa, ce sont des danses folkloriques, mais nous sommes un peu loin de la scène. ¤ Et puis, c’est lent ¤. C’est beau. ¤ mais lent, mes amis ! ¤.
Le soir, nous décidons d’aller avec un autre couple visiter le marché de nuit de Pat Phong à Bangkok, célèbre pour ses imitations de grandes marques de luxe et les « filles qui travaillent » ¤ c’est la traduction littérale du mot “prostituée” en thaï. ¤.
Les montres Chanel se vendent entre 1 300 et 300 bahts (26 et 6 euros).
Dans les bars grands ouverts sur les rues du marché, les femmes se trémoussent, aguichant le passant, célibataire ou pas, homme ou pas, et attendant que les rabatteurs aient convaincu un touriste d’assister à une démo de Pussy Ping Pong ¤ ceux qui ont vu Priscilla Folle du Désert comprendront tout de suite, les autres doivent imaginer dans quels endroits — habituellement utilisés à d’autres fins — une femme peut faire disparaître une balle de tennis de table, avant de l’en expulser ¤.
You wanna get pussy ? You want some pussy Sir ? Madam ?
¤ Non, merci, je suis assez satisfaite de mon pussy.¤
Nous traversons la rue en moins de deux minutes, sans nous faire écraser ¤ ce qui relève de l’exploit car en Thaïlande, les automobilistes sont connus pour ne considérer les feux tricolores et les passages cloutés comme de simples indications à la valeur symboliquement abstraite et totalement ignorable, si si, je vous assure, les Thaïs eux-mêmes reconnaissent volontiers qu’ils sont dingues au volant. ¤ et tout ça pour prendre en photo un Ronald Mc Donald en train de faire le wai, le salut traditionnel.
à suivre…

Photo de 







vous, ici ?