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Il y a des comportements, des manies que l’on a et que l’on pense être seule ou seul à avoir.

Vous savez de quoi je parle, on fait tous ce genre de petites choses accidentellement ou non, ces petites choses qui sont autant d’éléments idiosyncratiques ¤ voilà, placement d’un mot savant de plus de 14 lettres en début de billet : c’est fait ! ¤.

Pour certains, c’est le fait de suivre la course d’une goutte de pluie venue s’écraser sur la vitre, jusqu’à la ligne finale que marque la fin de la fenêtre.
Pour d’autres ce sera le fait de compter toujours le matin le nombre de station de bus/métro restant sur le trajet vers le bureau.

Il m’arrive parfois d ‘observer chez d’autres ces choses que je pensais être si exclusivement personnelles. Quand je les surprends, ces instants me font entrer dans une sorte intimité immédiate avec l’autre, qu’il le sache ou pas, et que je le veuille ou non.
Chaque semaine, et probablement chaque jour si j’y prêtais un peu plus attention, je me retrouve donc propulsée dans ces zones de proximité fortuite, fugace et forcée par une occurrence de ce genre de comportements. Ces rencontres me donnent l’impression d’être un peu moins seule dans ma folie, mes manies, ma tête.

Alors voici, deux trois choses que j’ai observées dernièrement et qui font que je me sens moins seule.

- les inconnus qui lisent les mêmes livres que moi et qui ne peuvent s’empêcher de me le faire remarquer afin que nous partagions nos avis, nous comparons notre avancée dans les pages et évoquons ce qui nous plaît et ce que nous apprécions moins, et parfois même, là encore, nos avis convergent.

- l’aller-retour penaud qu’effectuent les gens qui sortent d’un endroit et se trompent de chemin, aussi repassent-ils dans le sens inverse quelques secondes (minutes pour le plus étourdis) plus tard en ayant l’air de se reprocher gentiment ce manque flagrant de sens de l’orientation.

- les demandes de lait de soja au Starbeusque pas parce que le client est végétalien, mais juste parce qu’il préfère.

- les discussions des gens qui pensent que la trentaine, c’est un cap que tu passes en douceur, sans vraiment t’en rendre compte, mais un jour, tu te dis que t’es super différent des petits jeunes de 20 ans ¤ je n’ai pas l’impression que le mot “vingtenaire” existe, y voir un signe que ce n’est qu’à partir de 30 ans que l’on nous met dans des catégories, ou que l’on se sent obligé de faire partie de l’une ou l’autre de peur de ne pas s’être trouvé ? Bref, si “vingtenaire” existait, c’est le mot que je voudrais employer ici ¤ dans ta mentalité, tes objectifs, tes envies, et même si t’es un peu nostalgique, tu penses que c’est bien que tu n’en sois pas au même stade quand même — sinon à quoi auraient servi la dernière décennie ? — et quand tu repenses à toutes les galères, les zones d’insécurité, les leçons durement apprises par lesquelles ils devront passer, tu te félicites bien d’être à l’étape suivante, à moins que ce soit une manière dérisoire de te consoler de ne plus pouvoir faire la fête tout le temps et enchaîner les nuits blanches sans conséquence sur ta capacité intellectuelle et pulmonaire.

- le sourire sincère et étonné, souvent complice et un peu coupable, qui apparaît sur le visage des gens que tu croises perdus dans leurs pensées quand tu apparais brusquement dans leur champ visuel.

- le bruit du sachet de chips quand les gens vont chercher les toutes petites miettes qui restent collées au fond en demandant aux autres de leur pardonner ce péché mignon mais sonore.

Voilà !

Et vous, vous arrive-t-il de surprendre chez les autres des choses que vous croyiez être seuls à faire ?

Vous aimez prendre plaisir ? Vous appréciez travailler avec une équipe impliquée, avec des outils et des moyens …?

C’est quoi ces questions à la con, vous dites-vous derrière votre écran ?
Jazz aurait-elle bu ?
La salle de bains serait-elle victime de spam ?
S’attend-on vraiment à recevoir des réponses négatives à ces interrogations ?
Et surtout, pourquoi des chaussettes bleues à étoiles jeunes ?

°Pour cette dernière question, merci de vous reporter aux règles très précises du Kamoulox.°

Voilà, c’est ma dernière trouvaille en provenance des sites d’emploi.

Donc, jouisseurs naïfs et /ou amateurs de truismes, n’hésitez plus, postulez !

Trouvé aujourd’hui en cherchant un nouveau boulot sur le net :

“Bac +4 en communication ou marketing (Ecoles de commerce, de communication…)

-Une première expérience (2/3 ans) dans le secteur.
-Vous parlez couramment anglais et vous avez acquis une sensibilité multiculturelle.
-Vous savez travailler en transverse et vous êtes à l’écoute des besoins des équipes en matière d’information.
-Vous maîtrisez les méthodes et les outils de communication et vous avez une bonne.” (sic)

Ce boulot doit être vachement prenant s’il demande d’avoir une bonne, ça sous-entend que tu n’auras pas le temps de faire ton ménage…. C’est craigonsss °Bon, en vrai, je ne fais pas trop le ménage…° mais j’ai quand même postulé en espérant qu’ils ne m’en voudront pas d’avoir renvoyé ma bonne, parce qu’avec la baisse de mon pouvoir d’achat je ne pouvais plus la payer. Et, là, comme je ne vais plus avoir de RTT, je ne sais vraiment pas à quel moment je vais avoir le temps de faire les poussières, moi !

Hier, je suis allée m’acheter de quoi dîner au Kahèfsé, un endroit où les seuls blancs que vous verrez sont en fait des albinos (ou le Loup qui m’accompagne).

Le poulet frit du Kentucky, je trouve ça super bon (mais attention, je ne mange que les parties sans les os).

Derrière moi, dans la queue, un monsieur marmonne querlque chose à mon attention.

- Grmlgrmlgrmlo lu grmlllli la ?
- Pardon ? C’est à moi que vous parlez ?
- A eu è a a a la ?
- Oui, oui, la queue c’est bien là.

Je me retourne persuadée d’avoir répondu à son interrogation.

Son regard s’attarde sur ma nuque. Il se rapproche. Je me retourne pour vérfier qu’il observe bien la distance minimale respectable dans une file d’attente. Il en profite pour m’interroger à nouveau :
- ou è eul ?

Non, il ne vient pas de me demander si je suis seule quand même ? C’est quoi cette question ? Sait-il que le Loup qui est parti pour son boulot me manque déjà ? Non, impossible, c’est forcément moi qui ai mal entendu.

- Pardon ?
- Vous êtes Peule ? demande-t-il en se rapprochant encore.
_ Non.
- Vous n’êtes pas Peule ?
- Non.
- Pas de Guinée ?
- Non.

Flashback : je réentends son “A eu è a a a la ?” d’introduction. Ca y est, j’ai pigé, c’était peut-être en fait “Ah, vous êtes Bambara ?”

J’en suis encore là de mes réflexions, quand en attendant mon poulet sur le côté de la caisse, l’ethnologue passe sa commande:

- Un hiheu houheu.
- Pardon Monsieur, demande l’équipier Kahèfsé.
- 1 zinger tower s’il vous plaît.
- Avec quelle boisson s’il vous plaît ?
- Non, je ne veux pas de boisson ?
- C’est compris dans le prix du menu Monsieur. Vous avez du Seven…
- Non, pas de boisson, je n’ai pas le temps de boire moi.

Ah. OK. C’est cocasse comme réponse, ça.

- Alors vous voulez juste le sandwich Monsieur, c’est ça ? reprend l’équipier que seul une bouche pincée trahit dans son envie de pouffer.
_ Non, je veux les frites aussi.
- Alors, c’est un menu, snas boisson, c’est ça ? Mais la boisson est comprise dans le prix du menu, Monsieur.
- Bon, alors, donnez moi du Cétupe.

C’est quoi le Cétupe ? C’est un nom de code pour les habitués ? Une marque de bière ? C’est quoi le Cétupe ?

La réponse m’a laissée con.

Je vous laisse réfléchir…

Cette petite est trop marrante, je veux la même.

Certaines âmes perdues dans la Toile sont venues chercher des réponses dans la Salle de Bains.
Dans le cas où leurs (re)quêtes n’auraient pas trouvé leur objet, voici, peut-être des embryons de solutions.

JAZZ MIS A LA PORTE
Si tu es au courant de quelque chose, te fais pas prier, accouche…

comment inviter 1 homme
La bonne question serait plutôt, comment faire pour que certains hommes ne se croient pas invités…

c’est comme ça qu’est que tu veux parol
Eh ouais, tu l’as dit. C’est la vie, c’est comme ça, c’est comme ci.

j’ai décidé de m’abstenir
Hé bien, je ne te dis pas merci. A la rigueur, tu aurais pu votre blanc.

rika zarai printemps
Mazeltov ! Tu es arrivé au bon endroit.
Si tu as des problèmes avec le changement d’heure ou de saison, je te recommande vivement le bain de siège. Ca ne changera pas grand’chose aux résultats des élections par contre.

somnolence
zzz…

courte histoire dans la salle de bain
Ben voilà, c’est l’histoire d’un mec qui se réveille avec la gueule de bois, les yeux éclatés, et la bouche pâteuse, à côté d’une nana hyper moche et mal-rasée qui lui lâche, avec un sourire édenté, « Alors, heureux ? »
Incrédule, il se traîne jusqu’à la salle de bains en évitant les préservatifs usagés gisant au sol. Ce doit être un cauchemar se dit-il intérieurement. Et là, en se regardant dans le miroir au dessus du lavabo, à la lumière ingrate du néon, il voit un fil qui dépasse de sa bouche et il pense : « oh, pourvu que ce soit un sachet de thé ! ».
Bon, voilà, elle est crade, mais fallait pas la demander, hein.

tu t’es fait avoir
Oui, merci, je m’en suis rendu compte.

quelle jupe mettre pour ce printemps
Voilà ce que je te conseille à toi, la fashion-victim, qui veux suivre la tendance ° ben oui, c’est forcément ton cas, parce que si tu voulais t’habiller comme tu le souhaitais, sans te soucier du regard acide des snobinardes branchées et over-lookées, tu aurais acheté une jupe qui te plaît, ou remis un vieux truc qui traînait dans ton armoire, et tu n’aurais pas certainement confié ton look à Gougueule °.
Pour la coupe, mise sur
1) l’évasé à large ceinture et plissé généreux mais de préférence un peu négligé
2) la jupe boule (mais j’aime moins)

En coloris/motif :
- le noir & blanc ou noir & beige clair, indémodable classique qui revient en force cette demi-saison, très Chamel.
- le jaune dans toutes ses teintes, de l’orangé pétillant au jaune poussin en passant par le jaune soleil riche.
- le marron vaporeux, brillant ou brodé de perles.
- les macros de motifs 70’s en tons pastels.

Pour cet été, je te donne d’ores et déjà la tendance :
Ajoute la jupe ultra-mini si tes jambes te le permettent ° mais ça fait un peu pupute quand même, et ça me fout les glandes, parce que pour moi cet été, le court est à proscrire ° ainsi que la longue jupe bohémienne que tu as eu l’intelligence de ne pas jeter à la fin des années 90 et avant ça, à la fin des 70’s.
Tu pourras oser tous les fuschias soutenus, les rouges ardents, les métaux et les ajouts de perles.

PHOTO D UN LAPIN PRENANT SON BAIN
Hein ?
Bon, tu peux toujours aller sur www.sauvezbuddy.com

belle garce
Sympa, merci.

comment faire pour divorcer une femme au
Tu devrais commencer par finir tes phrases.
Il faut avouer que « Ecoute, Faut qu’on. Je voulais te dire que. Tu comprends, ça ne peut. Je te. Voilà, tout est dit. Mon avocat te. Enfin, tu sais. » ça risque d’être un peu trop énigmatique pour se séparer de la personne qu’on a aimé.

vunu
Fastoche, c’est juste juste après « jusu » et juste avant « juvu et juvaincu »

kid creole and the cocunuts
Voilà un amateur de bonne zique festive.
Why can’t you be like Andicooooooooott ??

mec protége slip
Oui, voilà une bonne raison d’avoir un mec à portée de main.

j’ai vu Dieu
Alors, il va bien ?

mon copin est est en colere contre moi
Prend les problèmes les uns après les autres.
D’abord, le bégaiement, ensuite, l’orthographe, et enfin la colère du copain.

salle de montre de bain en coin
Hein??? Tu voulais peut-être dire “baignoire d’angle, modèle d’exposition” ?

Dorianne Gray
C’est probablement la sœur jumelle cachée de Dorian Gray et, tout comme le portrait de son frère, elle morflait à chaque mauvaise action du héros de Wilde ° surtout au niveau des hanches, la pauvresse a fini par souffrir d’éléphantisme, quel salaud ce Dorian ! °.

comment respecter l’autre
Ah, l’espoir naïf que les gens placent en la puissance du Web.

g squad chris
Voir rubrique chanteurs has been et demander conseil à son pharmacien ° des médocs pour oublier certains souvenirs néfatses, ça devrait exister, non ? °.

This little light of mine
I’m gonna let it shiiiiiiine… Yeah! Amen! Praaaaaaiiiise the Lord, brothers and sisters, yeah! He’s alive! Praise his Holy naaaame, oh Jeeeeesus! Oooooooo! AAAaaaaaaaamen! Hallelujah!
Allez. On arrête la comédie là.

Je vous livre crues les requêtes suivantes qui viennent de tomber :
- comment faire partir sa concubine
- femme bizarre fesse
- blog de soiree coquines erasmus
- voire sa mere dans la salle de bain

Parfois, je me demande quelle genre de faune rôde donc autour de la SdB.

- Oh ! Papillon ? a dit la petite fille à son papa
- Did you see a butterfly? Where?

Le loup et moi étions endimanchés.
Avant leur arrivée, je me tenais droite sur le strapontin, pas question de faire un pli à cette tenue qu’il m’avait fallu défroisser à la vapeur ET repasser à kalpat’*.


Chaleur, chaleur… Cette ligne de métro, il faudrait la rebaptiser en « La fournaise ».
Je maintenais mes coudes à quelques centimètres de mes flancs, car j’ai beau vouloir me comporter comme une sainte ¤  hmm… hmm… ¤, je craignais que les seules auréoles
que pourrait immortaliser le photographe du mariage n’apparussent que sous mes bras.

Et puis, le couple gros sac et sandalettes en cuir est entré dans le wagon. Une gamine joues roses les précédait.
Le Loup et moi leur avons cédé la place.
La petite s’est installée sur les genoux de son père.
Après deux stations, Le loup et moi étions parvenus à la conclusion que cette petite bouille était mi-beef, mi-frog ¤ et là, t’es pas dans la bouse Monsieur Jean ¤.
Française par maman, Anglaise par papa.

- Là ! Papillon ?
- Where?
- There!

Elle me pointait de son petit index résolu, les yeux rivés dans les miens avec cet aplomb que l’ignorance des règles de bienséance inventées par des adultes coincés du derche donne aux enfants, moi je lui souriais. Elle était mignonne, s’impatientait quand ses ‘béciles de parents ne pigeaient pas tout de suite ce qui était pour elle une évidence. Moi au même âge, mais en mieux, parce qu’elle était bilingue.

- Là ! Papillon ? ¤ sur le ton de « alors, tu l’as vu ce fichu insecte, ou t’as toujours de la merde dans les yeux, Daddy ? ¤
- Oh, no Rose, it’s not a butterfly, it’s a fan.
- C’est un éventail ma puce, renchérit la Maman.

Une fée.
Voilà en quoi m’avait transformée un mot. Un tout petit mot.
Seule une fée pourrait avoir la chance d’être éventée par un papillon.

Alors, en gentille fée, je lui ai fait profiter de quelques battements d’ailes de mon papillon. Elle a bien ri.

Le météorologue Lorenz posait la question davantage rhétorique que prête à devenir une affirmation-symbole de la théorie du Chaos : le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ?

Je ne saurais y répondre, mais je sais en revanche, que le battement d’un éventail peut provoquer une poussée de bonne humeur même avec les cahots du métro parisien.

__

*Kalpat’ : ça veut dire « à quatre pattes » en créole. Je repasse au sol, parce que la planche à repasser du Loup qui est devenue depuis notre planche à repasser est absolument inutilisable ; je me mords les doigts d’avoir abandonné la mienne quand j’ai déménagé, à présent elle doit faire le bonheur de cette petite vieille qui l’avait emportée à peine m’en étais-je débarrassé. Je me rappelle qu’avec ma planche sous le bras, son fichu, ses bas en laine et ses charentaises, elle avait l’air d’une drôle de surfeuse urbaine.

En allant prendre le métro, l’autre jour, je suis tombée sur un journal gratuit 20 Métros par Minute. ¤ j’espère que nul employé de la RATP n’ira se faire de fausses idées en lisant ce faux-titre de canard… sinon, gare à la grève préventive… ¤

Il gisait là, rendu à moitié transparent par l’humidité du sol, ouvert sur une page de pub pour un de mes anciens clients.

Entre nous, ça ne s’est pas bien terminé.
Ma chef de l’époque ramassait tout le crédit de mon labeur : elle signait mes écrits, envoyait mes rapports et prenait toujours la parole la première.
Ca ne me gênait pas, nous faisions tout d’abord un travail d’équipe.

Je corrigeais ses fautes dans les drafts de documents à envoyer au client, ce pour quoi elle ne manquait pas de me remercier, discrètement, entre deux portes.
Je préparais tous ses rendez-vous avec le client même ceux auxquels je n’étais pas conviée.

Et puis, un jour, elle est partie.
Quand le client l’a appris, il a fait part de sa décision de ne plus travailler avec le reste de l’équipe (moi, en gros) parce que jamais il ne trouverait quelqu’un d’aussi capable, une si belle plume, un esprit si vif et travailleur que cette usurpatrice.

Au moins, le client me l’a dit en face, en précisant qu’il n’y a vait rien de personnel à ces remarques, bien entendu.
Il ne savait pas que l’esprit, la plume et le travail qu’il appréciait était de moi, au moins à 80%.

Je suis passée pour une parfaite idiote, avec l’interdiction de broncher, car le client était gros, la référence belle, et mon mployeur en avait bien besoin.
Le client est resté dans notre agence, pendant encore quelques mois, mais avec une équipe différente dont chaque membre, chaque jour, maintenant qu’ils devaient pâtir du mauvais caractère de mon ancien client, me demandait comment j’avais fait pour le supporter sans me plaindre.

Cette histoire m’avait bien filé le blues à un moment où je n’en avait guère besoin. ¤ Mais a-t-on seulement besoin du blues ? Ca fait de nous des bons à rien, sauf si l’on est musicien… ¤

J’ai regardé la publicité tremper dans l’eau.

Je l’ai dépassée et je me suis arrêtée.
Un regard en arrière encore.
Revenir sur mes pas pour piétiner de rage ce bout de papier me ferait passer pour la dingue que je suis.
Zut ! Les regards convergent déjà vers moi. Je dois pas avoir l’air con, plantée là, le poing vindicatif en direction d’un bout de papier qui se délite.

Un sourire pour embrouiller tous les spectateurs de ma rancune passagère et hop !
J’ai laissée la bouche de métro m’avaler, joyeusement, parce que après tout, c’est passé, c’est loin, et puis, ma vie n’est plus celle-là…

Un funambule émêché cherchant l’équilibre loin de son fil.
Une ballerine assumant ses gros mollets lacés d’or.
Une vieille précédant son déambulateur à carreaux.
Un très bel homme aux yeux charmeurs qui ne me quittaient plus.
Une déesse indienne endormie sans grâce sur son trône de skaï bleu.
Un lecteur en apnée.
Une mouche inquiète qui voulait (sa)voir l’heure de près.

Petite note inspirée par les dernières stats de fréquentation de la salle de bains.

A toi qui veux voir des photos de strings qui dépassent des jeans…
Quelle a dû être ta déception en tombant sur des singes trop mignons, mais pas de gueuss’ flashés  en pleine tentative d’évasion d’un futal.
A toi qui veux en savoir plus sur le nudisme pendant les tâches ménagères…
A mon humble avis, un accident d’aspirateur est si vite arrivé…

A toi qui cherches la “plus belle fille noirte” (sic)…
On dit NOooooooiiiiiiiiiiIIRRReeEEEEEEEEEeeeeeee !

A toi qui poses la question : “pour ou contre les rebeu”…
C’était bien ce que tu voulais taper ?

A toi qui es venu par ici en voulant savoir comment les loups font l’amour…
Très bien.