You are currently browsing the category archive for the 'tripalium delirium' category.
Avant-hier, j’ai reçu un mail de la Big Boss qui me demandait de faire un truc qui avait l’air intéressant sur plusieurs mois, en plusieurs étapes : bref, de quoi m’occuper jusqu’à mon congé mat’.
J’étais surprise qu’elle fasse appel à moi, ça avait l’air un peu sympa à faire, pas trop rébarbatif, utile et le fruit de ce travail serait exposé à tout le groupe. En plus, c’était carrément dans mes cordes !!!
Elle avait dû prévoir ma stupéfaction puisqu’elle a précisé à la fin de son mail : “ce n’est ni une blague, ni un moyen d’occuper ton temps”. ¤ Non, je ne délire pas, elle a bien écrit ça… ¤
Là, j’ai commencé à cogiter, mais histoire d’être sûre d’avoir tout bien compris et de ne pas me tromper de voie, parce que malgré tout, il y avait des choses qui demandaient à être précisées, je lui ai demandé un rendez-vous dans le mail suivant (cliquez sur les mails pour mieux les voir) :
Pourquoi diable ai-je répondu ça ? Quelle drôle d’idée j’ai eue en envoyant ce mail ? Pourquoi ai-je voulu être laconique et ne pas lui faire peur avec toutes mes questions détaillées ? Pourquoi ne lui ai-je pas montré ma gratitude en lui offrant de faire de mon premier-né son appuie-coude pendant les 18 premières années de sa vie ? POURQUOI????
Voilà ce que j’aurais dû écrire :
Clairement, j’aurais dû écrire ça, mais quelque chose m’a empêché de le faire. En tout cas, c’était visiblement mal parce que je me suis pris ça dans la tronche en arrivant le lendemain matin :
Vlan dans les dents !
Je lis le mail au Loup qui me dit “laisse tomber, c’est de l’acharnement !”. Je ne m’attendais pas à un jugement aussi péremptoire de sa part : il est d’habitude si blasé de mes fantasques aventures au travail et trouve toujours que je prends les choses trop à coeur. Là, l’utilisation du mot “Acharnement” et de quelques noms d’oiseau à l’intention de BigBoss m’ont réconfortée.
Le Loup avait déjà été échauffé par la manière dont BigBoss avait formulé sa demande à ma chef ¤ la compagne de BigBoss ¤ avec un superbe “peux-tu ma prêter Jazz” ou encore un “ce travail doit être fait soigneusement”. Il y a bien longtemps que je ne me vexe plus pour si peu dans cette boîte.
Moi, pas démontée, je lui renvoie un mail :
Mail envoyé à 12:26 mercredi.
Jeudi à 19:30, toujours pas de réponse, BigBoss et ma boss (en copie de tout) sont en déplacement et ne rentrent que demain.
Entre temps, ma boss m’a adressé d’autres messages sur d’autres sujets. Le silence de BigBoss ne résulte donc pas d’un problème de réception/envoi de mails, à moins qu’elle ait encore paumé son Blaquebérie dans les chiottes.
Je caresse le doux rêve de lui avoir cloué le bec.
Je ne sais pas où ça me mènera, mais au moins, ça m’a fait du bien de lui renvoyer son Scud dans les guiboles.
Je me tâte cependant : dois-je me fendre demain d’une petite visite à son bureau demain pour lui signifier, gentiment, mais fermement, que je n’ai certainement pas mérité son courroux puis son silence et que si elle préfère que je sois un béni-oui-oui, il suffisait de le dire ?
¤ M’enfin, ce n’est pas vraiment une nouveauté : pour se faire bien voir, il faut être parente avec la boss, ne pas poser de questions et faire semblant d’avoir tout compris. Quoi qu’il arrive, montrer sa gratitude et ne pas sortir du rang. ¤
_____
* Evidemment, les noms de personnes, produits, et divisions ont été changés.
Voici le brouillon commenté de la lettre d’annonce de grossesse que je vais remettre à ma boss.
Encore un ou deux trucs à affiner et je peux l’imprimer. Qu’en pensez-vous ?
___
Caroline ¤ toi qui m’a condamnée à l’exil, et qui ne se souvient de moi que pour les tâches ingrates que tu ne veux pas confier à ta belle-soeur que tu as embauchée, et qui me prend pour une parfaite idiote ¤,
Je t’informe ¤ avec une joie que je m’efforcerai de cacher pour ne pas te foutre les glandes puisque la perspective d’adopter ou de faire appel à un donneur pour avoir un enfant avec ta compagne ne doit pas te paraître très reluisante, sauf si tu souhaites élever l’enfant toute seule pendant que ta nana rentre tard parce qu’elle est au boulot et/ou se murge en payant des coups à son cercle d’”amis”, ces langues de vipère qui n’ont pas de vie autre que professionnelle et qui passent leur temps à cracher sur leurs collègues, à lancer des rumeurs, y compris sur leurs prétendus amis, et à observer avec satisfaction le mal qu’ils font autour d’eux en se resservant une coupette de champagne ; n’oublions pas que l’ex, aigrie, de ta compagne fait partie de ce petit groupe et qu’elle t’injurie copieusement à la moindre occasion sous le coup de la jalousie car elle n’a pas digéré que toi, plus jeune, plus jolie, plus cultivée, plus respectée, et surtout encore nubile, ai capturé le coeur de son ancienne amante avec qui la rupture était encore fraîche ¤ par la présente que je suis enceinte ¤ t’as grave les boles, là quand même… ¤.
Tu trouveras ci-joint la photocopie de ma déclaration de grossesse ¤ mais si tu veux un échantillon d’urine fraîche à faire analyser histoire d’en avoir le coeur net, je veux bien me dévouer, par contre, ne te formalise pas si je vise mal et que j’arrose aussi, un peu, beaucoup, ton bureau… Diffiicile de contrôler une vessie de femme enceinte, tu sais… ¤.
La date de mon accouchement est prévue toute fin mars, ou tout début avril ¤ dommage, c’est une période un peu calme, j’aurais aimé partir en plein rush, pour bien vous mettre dedans, vous obligeant à trouver une stagiaire suffisamment résignée pour faire vos merdes, oui, car je n’ai même plus honte de le dire, une stagiaire de 3ème pourrait faire 90% de mon taf, sans trop de problème, sauf que moi, vous me payez grassement pour faire ce boulot et là, VOUS devriez avoir honte de vous faire entuber de la sorte par une idiote, mais moi, c’que j’en dis… ¤.
Aussi mon congé maternité devrait-il prendre effet mi-février, pour une durée de seize semaines ¤ semaines forcément délectables puisque loin de vous ¤.
Cordialement ¤ mes f€sses, oui ! ¤,
Jazz
L’informatique, c’est pas automatique, le retour.
- Dis, Jazz, comment je fais ?
- Comment tu fais quoi ?
- Comment je fais pour garder quelque part mais dans un autre endroit le truc qu’on m’a envoyé dans un mail et sur lequel je clique pour ouvrir un site.
- Donc, si je comprends bien, on t’a envoyé un lien par e-mail et tu veux pouvoir accéder au lien, sans avoir à retourner à ton e-mail à chaque fois, c’est ça ?
- Oui… je crois que c’est ce que tu as dit.
- Bon, alors, tu ouvres ton mail.
- Ca y est.
- Bien, maintenant, tu cliques sur le lien.
- Oui, mais c’est ce que je fais à chaque fois et je dois toujours revenir dessus.
- Non, écoute-moi, clique sur le lien.
- D’accord, mais je ne vais pas le faire à chaque fois, quand même, sinon, ça va m’embêter.
- Là, ton site s’ouvre, tu vas dans « Favoris », en haut de l’écran.
- C’est quoi « Favoris » ?
- C’est le dossier où tu peux ranger tous les liens que tu ne veux pas avoir à retaper ou à aller chercher dans tes mails par exemple, tu pourras y mettre aussi le lien pour le retrouver à chaque fois que tu voudras aller sur ce site.
- Ah, donc, j’y suis là.
- Tu cliques sur « ajouter à mes favoris ».
- J’ai cliqué et maintenant ?
- Maintenant, quand tu voudras aller sur le site, tu vas dans Favoris, et ton site apparaît en bas de la liste, tu n’as plus qu’à cliquer dessus.
- Ah, Merci ! Oui, je le vois, il est tout en bas.
Quelques minutes plus tard…
- Jazz ?
- Ouiiiii ?
- C’est où « Favoris » ?
- C’est en haut de l’écran.
- Non, je ne vois pas.
- Tu es sur Internet ?
- Ah, il faut en plus aller sur Internet ?
- Oui.
- Bon, je me connecte.
- …
- Ah oui, je le vois, tu avais raison.
¤ Merci, ta reconnaissance fait plaisir ¤
- Jazz, ça n’existe pas les trémas ?
- C’est-à-dire ?
- Sur le clavier, tu ne peux pas faire de tréma ?
- Si, c’est la touche à côté de la lettre P.
- Ah, oui. Mais ça ne marche pas.
- Ah bon ?
- Ou alors, je ne sais pas faire, comment on fait, alors ?
- Tu appuies sur Contrôle et le tréma en même temps, puis tu tapes la lettre que tu veux accentuer.
- Non, ça ne marche pas. Elle est où déjà la touche des trémas ?
- Regarde, je te montre comment faire.
- Non, ça ne marche pas. Mon clavier ne fait pas les trémas, ben tant pis, hein.
¤ Restons stoïque ¤
- Dis Jazz, j’ai reçu ce fichier et je l’ai imprimé, mais ça ne me va pas, est-ce que je peux changer la mise en forme ?
- Ca dépend, c’est un Word ou un PDF ?
- … Heu… C’est à dire que, comment je pourrais le savoir moi ?
- Est-ce que le nom de ton fichier finit par “.doc” ou “.pdf” ? S’il n’y a rien à la fin, tu l’as ouvert dans quoi ton fichier ? Word ou PDF ?
- Ben, je l’ai ouvert dans Outlook, c’est dans un mail qu’on m’a envoyé.
- Argh… Oui, mais après, il s’est ouvert dans quoi quand tu as cliqué dessus ?
- Ben, dans l’ordinateur qu’est-ce que tu veux que je te dise, moi ?
- OK, laisse-moi voir. C’est un document Word. Tu pourras donc le transformer rapidement et facilement.
- Comment t’as fait pour être sûre que c’est Word ?
- Tu vois le petit “W” bleu ? Tu vois le nom qui se termine par “.doc”. Ca, ça veut dire que c’est du Word.
- Ah, j’avais jamais fait attention à ça. Merci !
Quelques secondes plus tard…
- Jazz, comment je fais pour faire descendre le texte ?
- Tu appuies sur “Entrée”
- C’est où “Entrée” ?
- C’est la grande touche à la droite des lettres, avec une flèche et “Entrée” écrit dessus.
- Ah bon ? Ah oui ! J’avais jamais fait attention à ça !
- Maintenant, tu appuies jusqu’à ce que le texte soit placé à la hauteur de ton choix.
- Ah merci ! Ca marche.
- Oui, t’as vu, c’est magique !
- Ah, attends, je l’ai pas fait descendre assez, je dois appuyer sur quoi déjà ?
Alors, je ne veux pas faire ma Cosette, mais quand même, parfois, vous comprendrez que je traîne les pieds pour aller au bureau retrouver mes collègues.
Mais en même temps, ça alimente ces pages…
Pas de raison que je sois la seule à en profiter, aussi, voici livrées pour vous, quelques savoureuses tranches de ma vie au bureau.
Le thème du jour : l’informatique, c’est pas automatique.
- Dis Jazz, tu sais te servir des touches à flèches sur le clavier, là ?
- Ben, celle vers le haut, c’est pour aller vers le haut, pour le bas, c’est le bas, pour la droite, c’est la droite, et pour la gauche, je te laisse deviner… C ‘est …
- C’est… ?
- Attends, tu peux recommencer ?
¤ Elle me fait perdre le nord ¤
- Dis, Jazz, y’a pas moyen de savoir si je tape tout en majuscules avec ce nouveau clavier, il me met pas de petite loupiote, là, comme celui d’avant. Donc je ne sais jamais si je suis en tout en majuscules ou pas.
- C’est simple, tu tapes deux lettres, la première sera forcément mise en majuscule, si la deuxième est en majuscule, ça veut dire que tu écris tout en majuscules, si la deuxième lettre est en minuscule, alors, ça veut dire que tu écris normalement.
- Oui, mais moi, je tape d’abord tout mon message et après je regarde ce que j’ai écrit.
- Mais pourquoi tu écris tout en majuscules ?
- Oui, parce que dans le Sud ou j’ai vécu, tous les accents se prononcent pareil, alors, je ne sais jamais si c’est un accent grave ou aigu, donc, j’écris tout en majuscules, et comme ça, je ne m’embête pas avec les accents.
¤ Mais par contre, toi, qu’est-ce que TU M’EMM3RDES ! ¤
- Aaaaargh…
- Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ?
- Non, c’est juste que si je savais bien parler anglais, je pourrais expliquer exactement ce que je veux à mes collègues américains. Mais là, je suis bloquée. Ah, si seulement je parlais bien anglais, je pourr…
¤ Je n’ai pas entendu le reste de la conversation, j’ai fait mine de partir aux chiottes pour éviter de cumuler la fonction hotline à la fonction dactylo traductrice-simultanée-français-anglais ou d’avoir à refuser en lui crachant à la figure. ¤
- Aaaargh
- Qu’est-ce qui se passe ¤ encore ¤ ?
- Quelqu’un a touché à mon ordi pendant mes vacances ?
- Oui, j’ai chargé tes mails au fur et à mesure pendant tes vacances pour t’éviter d’avoir à poireauter 3 heures à ton retour pour recevoir 380 messages.
- Oui, mais je ne retrouve plus mon dossier « Projets » qui est d’habitude juste au-dessus de « Projets en cours » dans « Mes Documents », et là, ça veut dire que j’ai tout perdu ! Je cherche ce dossier depuis 5 minutes, je ne le trouve plus, alors t’as forcément bidouillé un truc, même sans faire attention.
- C’est pas ce dossier « Projets », juste là, que tu cherches ?
- Ah oui. C’est lui ! Au moins, j’ai toujours mes dossiers…
¤ non, non, ne me remercie pas, ça m’a fait plaisir de t’aider, de charger religieusement tes mails en ton absence pour te faire gagner du temps, de descendre de mon bureau pour t’aider à regarder un peu sur la gauche, de me faire accuser l’air de rien d’avoir trifouillé dans tes dossiers. Les remerciements, c’est très surfait, tu sais…je peux lire la reconnaissance dans tes yeux de toutes les façons… ¤
La vie de bureau, c’est tellement bien que je ferais bien ça cinq jours par semaine.
Ma vie au bureau, ça donne à peu près ça.
Le thème du jour
“Chapitre Un : Salutations – Chapter One : Greetings”
- Bonjour ! Ca va ? T’as passé un bon week-end.
- Ah, non Jazz, ça va pas. Ca va pas du tout ! J’arrive pas à lire mes mails, tu peux venir voir ?
¤ Oui, je vais super bien, merci, c’est gentil à toi de me le demander, j’ai passé un super week-end, et je regrette qu’il soit déjà fini avec un accueil comme le tien. ¤
- Jazz, qu’est que je dois mettre à ton avis ?
- Mettre où ?
- Dans mon mail.
- Ton mail à qui ?
- A l’usine.
- Tu dois leur demander quoi ?
- Je veux leur envoyer une commande mais il faut bien que je leur mette un texte, non ?
- Et tu leur mets quoi d’habitude comme petit mot quand tu envoies des commandes ?
- Ben, je leur mets le bon en pièce jointe, et mon mail c’est « Best regards ». Ils doivent me trouver un peu sèche à l’usine, non ?
- Tu ne sais pas, peut-être qu’ils t’aiment bien ¤ eux…¤. Tu ne mets rien d’autre ?
- Si, je mets ma signature après le « Best regards ».
- Ah… bon, ben, mets-leur : « Please find attached the order for the Machin project ».
- Ah, ouais, ce sera plus personnel comme ça. C’est bien, merci. Ils vont se dire que je parle bien anglais !
¤ Ou alors, ils vont se dire que tu t’es acheté une âme…¤
- Dis, Jazz, c’est quoi Céheuho ?
- Céheuho ? T’as vu ça où ?
- Dans ce mail, ils parlent de William R., CEO de la boîte. C’est son deuxième prénom ?
¤ Oui, mais si c’est après ton nom, ça veut dire : Chief Emmerdeuse Officer ¤
¤ Précisions aussi que nous travaillons pour une entreprise dont la langue officielle est l’anglais et que ce n’était certainement pas la première fois qu’elle voyait apparaître le terme “CEO” puisqu’il est dans TOUS les mails que nous adresse notre cher patron à tous.¤
Ces gens m’épuisent.
Depuis le début de l’été, je travaille toujours pour le même employeur mais dans la boutique où je passe mon temps à faire le standard, à aider sur tous les problèmes d’anglais, à faire les courses et à organiser des événements, à renseigner les clients, à rire, à dédramatiser quand quelque chose de “grave” se passe, et la liste continue.
Pourtant, je viens de me prendre une petite remarque bien sympa : je ne suis pas assez impliquée dans la vie de la boutique.
Je me suis défendue autant que je le pouvais, mais je n’avais qu’une envie : pleurer de désespoir, pleurer de désolation, pleurer de fatigue, pleurer d’indignation ou de colère, mais pleurer, pleurer, pleurer et hurler ma rage.
Je n’en peux plus de ce boulot, alors, je supporte les petites humiliations quotidiennes qui me sont infligées, sans broncher, ni les raconter à qui que ce soit.
J’ai une peur bleue du chômage, mais plus encore de devoir être complètement indépendante du salaire et des économies du Loup.
Par contre, je ne me complais pas dans l’inaction : je cherche, cherche, et cherche encore, sans répit, même si je dois faire attention car dans ce nouveau bureau, ma collègue a habilement demandé à placer son ordinateur dans l’angle de mon écran, aussi voit-elle tout ce que je fais dès qu’elle se décide à écrire un mail.
J’ai d’ailleurs commencé une nouvelle série qui s’appelle “la vie de bureau”, où je consigne des petits bouts de mon existence pendant ces innombrables heures passées au travail. Quand j’y repense, je trouve ça à la fois triste et désopilant, ne sachant lequel des deux l’emporte.
Donc, bientôt dans la salle de bains, vous aurez un aperçu de ce que je vis cinq jours par semaine.
Vous aimez prendre plaisir ? Vous appréciez travailler avec une équipe impliquée, avec des outils et des moyens …?
C’est quoi ces questions à la con, vous dites-vous derrière votre écran ?
Jazz aurait-elle bu ?
La salle de bains serait-elle victime de spam ?
S’attend-on vraiment à recevoir des réponses négatives à ces interrogations ?
Et surtout, pourquoi des chaussettes bleues à étoiles jeunes ?
°Pour cette dernière question, merci de vous reporter aux règles très précises du Kamoulox.°
Voilà, c’est ma dernière trouvaille en provenance des sites d’emploi.
Donc, jouisseurs naïfs et /ou amateurs de truismes, n’hésitez plus, postulez !
Trouvé aujourd’hui en cherchant un nouveau boulot sur le net :
“Bac +4 en communication ou marketing (Ecoles de commerce, de communication…)
-Une première expérience (2/3 ans) dans le secteur.
-Vous parlez couramment anglais et vous avez acquis une sensibilité multiculturelle.
-Vous savez travailler en transverse et vous êtes à l’écoute des besoins des équipes en matière d’information.
-Vous maîtrisez les méthodes et les outils de communication et vous avez une bonne.” (sic)
Ce boulot doit être vachement prenant s’il demande d’avoir une bonne, ça sous-entend que tu n’auras pas le temps de faire ton ménage…. C’est craigonsss °Bon, en vrai, je ne fais pas trop le ménage…° mais j’ai quand même postulé en espérant qu’ils ne m’en voudront pas d’avoir renvoyé ma bonne, parce qu’avec la baisse de mon pouvoir d’achat je ne pouvais plus la payer. Et, là, comme je ne vais plus avoir de RTT, je ne sais vraiment pas à quel moment je vais avoir le temps de faire les poussières, moi !
J’aurais aussi pu intituler ce billet “Tu parles, Charles” ou “I’ll be gone till September”.
Vous l’aurez deviné : voyant passer les heures, j’ai essayé de me la jouer cool, jusqu’à ce qu’à 18h00, n’y tenant plus, je prenne mon téléphone.
J’appelle Julie. Elle décroche mais ne m’entends pas. Je rappelle et tombe sur la messagerie.
Je lui souhaite de bonnes vacances qui constitueront pour moi une cruelle attente.
Elle me renvoie un mail le lendemain : elle était super busy, la boîte avait décidé de reporter toute décision de recrutement à fin août. On devrait se recontacter début septembre.
En gros, je suis dans l’attente pendant encore un mois. J’ai vachement moins l’espoir que ça se termine bien.
Je me traîne pour venir au bureau, et le fantasme exquis de revenir cette semaine, en triomphe, pour filer ma dèm’, s’est complètement évanoui.
Je hais mon job.
J’ai envoyé tout à l’heure un mail bien carré pour demander à ma multitude de chefs officiels et officieux de faire un point sur mes missions (toujours pas définies), les moyens mis à ma disposition, et d’autres choses encore.
Je n’ai pas la candeur de croire que ça changera quelque chose, mais bon, au moins, j’aurai essayé.
Bon, je vais regarder sur le site de l’APEC pour voir si je peux faire un bilan de compétences.
à suivre… (Moui, bof…)
Rien.
Rien.
Et re-rien.
C’est ce qui se passe en ce moment.
Rien.
Ni appel, ni mail.
Pas de nouvelle de l’Agence.
Je n’ai aucune idée de l’état des délibérations.
Distraitement, je regarde l’écran de mon téléphone portable. Et rien.
Peut-être ne pensent-ils même pas à moi. Peut-être ne prendront-ils la décision que dans une semaine, ou dans deux, qui sait ?
Pour l’instant, je prends mon mal en patience, surtout que je serai en week-end prolongé dans une petite demi-heure parce que j’ai décidé que je n’allais pas faire de vieux os, ni de zèle pour cette boîte, quoi, zut !
Je ne veille même pas à emporter mon téléphone avec moi quand je m’absente de mon bureau : mon manque de motivation actuel endort aussi toute anxiété quand au futur.
Je vous conseille donc de ne pas trop vous angoisser pour ça dans les prochains jours, car vous n’aurez de mes nouvelles que la semaine prochaine.
A bientôt,
Jazz





vous, ici ?