Crise de foi

Maintenant que j’habite un peu plus loin du boulot, j’ai un peu plus de temps de trajet. C’est donc avec l’impression de jouir d’un luxe délicieux que je me plonge dans un peu de lecture. Parfois, c’est un nouveau magazine, d’autres fois, c’est le gratuit du jour, ou alors, je me contente d’un catalogue publicitaire, n’importe quoi, pourvu que j’ai un truc à me mettre sous l’œil. Ce n’est pas toujours facile de savourer les pages dans un RER blindé, ou de se couper complètement de la conversation prétendument personnelle de la jeune fille d’à côté qui hurle à son correspondant combien elle est fatiguée de la nuit blanche dont elle sort.

En ce moment, je lis Eat, Pray, Love en anglais please.
Je n’ai pas vu le film et je ne sais pas si j’aimerais le voir pour l’instant. J’ai acheté ce livre par curiosité, il avait déjà fait tant parler de lui, par fainéantise parce qu’il figurait en bonne place dans le rayon des nouvelles sorties et par re-curiosité car le titre m’a interpellée.
Eat, ça, je peux, je sais même très bien faire. Love, je crois que je me débrouille, et j’essaie de m’améliorer chaque jour. Mais ce n’étaient pas les mots des extrémités qui me piquaient le plus. Pray, pourquoi prier ? Je ne prie plus vraiment puisque j’ai perdu depuis longtemps la foi chrétienne héritée des femmes de ma famille. ¤ J’explique la nuance du « plus vraiment » : pendant la grossesse, je passais tous les jours devant une église sur le chemin du boulot, un bâtiment dédié au saint du jour où je suis née, comme par hasard, et j’envoyais un clin d’oeil imaginaire au canonisé en espérant que ma grossesse se passerait bien… C’est bien là un reliquat de ce patrimoine religieux, une forme déguisée de prière, du moins, une superstition reconnaissant le pouvoir des saints ? ¤

Je ne sais pas si ce livre va changer mon rapport à la foi, je ne suis qu’à la fin de la partie « Eat« .

Mais en cherchant bien, je pense trouver une autre raison à cet achat.

Un an après la mort de mon grand-père, ma grand-mère semblait avoir repris du poil de la bête. je me demandais tout haut d’où elle tirait cette force. Le Loup m’avait répondu « de sa foi », ce que j’avais trouvé juste et incroyable venant de la part du Loup qui n’est pas un être religieux, mais on n’y reviendra plus tard…

L’autre motivation inconsciente de cette lecture était peut-être un besoin d’une dose de spiritualité-minute, facile à digérer, sans rosaire ni signes de croix.
Je venais en effet d’apprendre la mort d’un de mes anciens camarades de classe….

à suivre…

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A propos Jazz

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