En attendant le boulot (3)

Où en étions-nous ?

Ah oui, ma piqûre de rappel ! Ben tu parles qu’elle a fait effet : fin décembre je n’avais toujours aucun signe de mes potentiels futurs employeurs…

Je demande à la collègue qui m’avait refilé ce contact si tout va bien pour son ancien camarade de classe Feu Sacré.
Elle me répond qu’elle aussi à droit à un inhabituel silence radio.
Elle renvoie des textos inquiets et finit par avoir une réponse : la boîte traverse une période de gros changements de direction qui rendent toute décision compliquée. Du coup mon embauche n’est plus à l’ordre du jour, mais qu’il a toujours envie de bosser avec moi. (Ca me fait une belle jambe.)
Le camarade envisage peut-être même de partir monter une nouvelle structure ailleurs.

Cette possibilité de partir travailler dans cette boîte était la seule chose qui m’avait permis de tenir dans ma situation professionnelle actuelle. Cette promesse rendait les réveils moins douloureux, les humiliations quotidiennes moins cuisantes et l’ennui chronique plus supportable. Je courbais l’échine en pensant très fort à ma prochaine libération.

Mais là, la perspective de retourner au boulot sans possibilité imminente de me barrer de là pour une meilleure maison me flinguait le moral ! je ne vous raconte pas l’angoisse qui m’a étriente pendant ces quelques jours de vacances entre Noël et le jour de l’An.

Le Loup et moi avons discuté de la situation et conclu que je devrais  proposer à Feu Sacré de s’associer pour cette nouvelle affaire, en mettant quelques billes. L’horizon était à nouveau visible. Je respirais un peu mieux.

Lundi 4, j’ai ainsi appellé Feu Sacré pour lui présenter mes vœux et lui soumettre l’idée d’une association. Il a eu l’air surpris, amusé et comme la ligne était très mauvaise et que nous n’arrêtions pas d’être coupés, il m’a proposé de me rappeler le lendemain matin.

Mardi matin : rien.
Mardi après-midi : rien.
Mercredi : rien
Jeudi (à 19:03) : toujours rien.

J’ai décidé d’en prendre mon parti : je laisse couler encore un peu.
J’en ai déjà fait beaucoup (5 entretiens, des plans d’actions, des coups de fil et des mails de rappel, une proposition de business ensemble) de mon côté. Et lui, il a sûrement beaucoup de pain sur la planche et d’autres chats à fouetter.

J’ai l’impression de m’être fait rouler dans la farine, mais je suis surtout épuisée d’avoir poursuivi cette étoile qui ressemble de plus en plus à un vulgaire clignotant.

J’ai beau vouloir ce job, pour l’instant, je ne bouge plus, la balle est dans leur camp.

En attendant, je réponds à des offres d’emploi pour d’autres entreprises, même si le cœur n’y est plus vraiment.

 

à suivre… ou pas !

 

 

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A propos Jazz

Jazz, c'est juste moi, ici et là.
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Un commentaire pour En attendant le boulot (3)

  1. Marionette dit :

    JAZZ !!!!
    Quel plaisir de te lire à nouveau ! Ca faisait au moins… au moins… AU MOINS !
    Un bébé ?!?! Un petit garçon !!! ça alors, je suis tellement contente de lire tout ça !
    Je croise les doigts pour toi, courage, confiance et persévérance !
    Des bises !
    Marion

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